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Vérité, mensonges, manipulations : les grandes affaires du 20ème siècle

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Re: Vérité, mensonges, manipulations : les grandes affaires du 20ème siècle

Message  victoria le Jeu 26 Avr - 20:43


Merci ma Mesange pour ta réponse.

Oui, Yann Piat était une sacré femme, droite et honnête. Malheureusement, elle en a payé de sa vie, je trouve cela scandaleux.

Quand les gros pontes tirent les ficelles pour des magouilles de terrains, et lorsque quelqu'un d'honnête met le nez dans leurs affaires qui les empêchent d'empocher de gros dividendes, ben cette personne est devenue gênante, et on la tue froidement, à bout portant Crying or Very sad .

Le fric pourrit les personnalités qui tiennent les rênes, et ils n'hésitent pas à commettre un assassinat.

Je vais dans la région du Var fin mai, et je compte bien emprunter cette route qui mène au Mont des Oiseaux. Je pourrais ainsi vous rapporter mes impressions dès mon retour.



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Affaire Elodie Kulik

Message  victoria le Dim 30 Déc - 17:15

Bonjour


Aujourd'hui, je vais essayer de vous présenter une affaire criminelle non résolue à ce jour, l'Affaire d'Elodie Kulik.

L'affaire Élodie Kulik est une affaire criminelle française qui a défrayé la chronique en 2002, à la suite du viol et du meurtre dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002 d'une jeune femme de 24 ans, Élodie Kulik, entre Cartigny et Tertry, dans la Somme.


À 24 ans, Élodie Kulik était directrice d'une agence bancaire, celle de la Banque de Picardie à Péronne. Deux ans auparavant, elle était devenue la plus jeune directrice d'agence bancaire du pays.

Le jeudi 10 janvier 2002, elle passe la soirée dans un restaurant chinois de Saint-Quentin avec un ami. La jeune femme rentre à son domicile en automobile en fin de soirée, alors que la route est gelée avec un important brouillard et peu fréquentée à cette heure tardive. À 0 h 21, elle appelle les pompiers, mais l'appel est brusquement coupé après des hurlements. Plusieurs (deux, peut-être trois) voix d'hommes y sont entendues...

Élodie Kulik aurait dû poursuivre sa carrière. Cette belle jeune femme qui, à 22 ans, était devenue la plus jeune directrice de banque de France a été massacrée au cours de la nuit du 10 au 11 janvier 2002.

Son corps, martyrisé, a été retrouvé à côté de la petite décharge de Tertry, dans la Somme, à quelques kilomètres de Péronne.


La jeune directrice de la Banque de Picardie rentrait chez elle après avoir passé la soirée avec un ami à Saint-Quentin. Élodie a été violée, étranglée et son corps a été, en partie, brûlé.

Du moment où, un soir de janvier 2002, la jeune et jolie jeune femme quitte l'agence bancaire de Péronne pour se rendre à Saint- Quentin. Il a retrouvé l'ami avec lequel elle a passé la soirée ; ce jeune homme qui n'aura pas eu le temps de dire à Élodie combien elle était importante pour lui. Véronique Villain qui a formé la jeune directrice se souvient d'une jeune femme décidée, ambitieuse mais aussi très soucieuse des autres.

Jacky Kulik, le père de la jeune femme, parle de sa fille et du drame qu'il vit. Un drame qui vient s'ajouter à d'autres. Dans un accident de la route, il avait déjà perdu deux enfants en bas âge. Son épouse n'a pas supporté une troisième mort, celle de sa fille. Elle a avalé de la mort aux rats et elle est morte, l'été dernier, après un coma qui a duré neuf ans.

Les assassins d'Élodie ont laissé des traces d'ADN sur la scène de crime. Des spécialistes expliquent comment est analysé l'ADN.

Depuis le début de l'enquête, le dossier de la mort d'Élodie est prioritaire sur le bureau du juge d'instruction amiénois, chargé de diriger les investigations des gendarmes de la section de recherches de la région de gendarmerie de Picardie.

Le capitaine Thierry Fouache suit ce dossier depuis le début avec d'autres militaires dans le cadre de la cellule spéciale qui a été mise en place.

Devant la caméra, il dit sa conviction que les assassins d'Élodie finiront par être arrêtés : «On sortira cette affaire. J'en suis convaincu. » Ce jour-là Jacky Kulik pourra enfin, peut-être, se reposer.

Alors, que s'est-il réellement passé dans cette nuit du 10 janvier ?

La piste d'un tueur en série est évoquée avec le rapprochement de deux autres meurtres arrivés dans les mois suivants, ceux de Patricia Leclercq et Christelle Dubuisson. Néanmoins, le responsable de ces deux derniers meurtres, Jean-Paul Leconte, n'est pas le meurtrier d'Élodie Kulik.

Une cellule de la gendarmerie est dédiée à la recherche des responsables de l'affaire Kulik. Celle-ci se base notamment sur l'ADN retrouvé sur le corps, les témoignages, les auditions, des analyses de connexions téléphoniques et plusieurs appels à témoins.

En octobre 2011, cette affaire est l'affaire criminelle française dont le nombre de prélévements d'ADN est le plus important avec plus de 5 000 ou 6 000.

Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les sapeurs-pompiers, qui avaient distingué derrière la voix de la victime au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard. Un préservatif et un mégot avaient été retrouvés près du corps de la victime, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Mais malgré plusieurs milliers d'expertises ADN, les enquêteurs n'avaient à l'époque pas réussi à identifier un suspect. Mais au début de l'année, l'affaire avait connu un rebondissement.

En janvier 2012, quelques jours après une marche blanche en mémoire d'Élodie pour le 10e anniversaire du drame, un des agresseurs est identifié par recoupement avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques, où figure l'ADN de son père alors emprisonné pour une affaire d'agression sexuelle sur mineurs : une première en France pour cette technique venue des États-Unis et qui se base sur l'ADN nucléaire.

Ce jeune homme, Grégory Wiart, plombier né en 1979, s'était tué dans un accident de la route en novembre 2003. Mais, désormais, son ou ses complices sont recherchés parmi ses connaissances de l'époque.


Le 24 janvier 2012, l'exhumation du corps de Gregory Wiart est organisée dans le cimetière de Montescourt-Lizerolles afin de pouvoir définitivement comparer les ADN et ces dernières confirment l'identité de l'agresseur.

Plus de dix ans après les faits, l'enquête est toujours en cours.

A la suite de cela, quatre hommes ont été interrogés en qualité de témoins, (deux résidant à Fieulaine (Aisne), et deux autres dans les Bouches-du-Rhône).

Mais ils ont été remis en liberté à l'issue de leur interrogatoire, a assuré le parquet d'Amiens. Des perquisitions ont également été menées à leurs domiciles respectifs. "Celles-ci n'ont pas mené à la découverte de nouveaux éléments. Les quatre hommes ont été remis en liberté jeudi après-midi à l'issue de leur audition" , a poursuivi le parquet d'Amiens.

Les quatre hommes font partie de l'entourage de l'agresseur de la jeune femme, décédé quelques mois après les faits dans un accident de voiture, et dont l'ADN avait été retrouvé sur le lieu du crime.

La jeune femme interpellée dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’Elodie Kulik, en janvier 2002, a été également libérée après 30 heures de garde à vue, affirme L’Union.

L’ancienne compagne de l’un des agresseurs de la jeune directrice de banque s’est défendue de sa présence sur les lieux du crime, en dépit des traces de son ADN retrouvées, mais qui auraient pu arriver là via le suspect, Grégory Wiart . Elle n'a même pas été mise en examen...

Plusieurs zones d’ombre persistent, selon le quotidien régional, qui évoque une affaire de fausse dénonciation d’un corbeau qui aurait envoyé à la jeune femme interpellée des lettres évoquant à demi-mot le décès d’Elodie.

Dix ans après le meurtre d’Elodie Kulik, un homme assure avoir été témoin de conversations troublantes au moment des faits. Voici le témoignage de cette personne.

Il préfère garder l'anonymat mais son récit n'en demeure pas moins troublant . Les derniers rebondissements dans l'enquête sur le meurtre et le viol de la jeune banquière en janvier 2002 ont poussé ce retraité de 70 ans à sortir de son silence.

Retour dix ans en arrière. A l'époque, l'homme loue son habitation d'Homblières près de Saint-Quentin à un quadragénaire, un homme sans emploi qui vit d'allocations et de petits trafics.

"Dans la maison, il y avait souvent deux hommes, des gens du voyage. Ils avaient un fourgon et partaient souvent dans la région de Péronne avec un scooter dans le coffre".

Les fréquentations de son locataire commencent à l'inquiéter quand il se rend compte que sa cour est jonchée d'objets en tout genre comme de la ferraille. "Il y avait aussi des peaux de bêtes, j'ai même retrouvé une tête de vache".

Surtout, il y a ces conversations dont il dit avoir été témoin. "Je faisais des réparations dans la maison et ils ne faisaient pas attention à moi. Je me souviens très bien qu'ils ont parlé d'une fille qu'ils avaient suivie dans leur fourgon. Ils disaient qu'elle voulait se sauver et ensuite, qu'ils avaient roulé dessus".

"Ils ont parlé d'un téléphone".

La suite apparaît d'autant plus déconcertante quand on connaît l'un des éléments clé de l'enquête Kulik, le fameux appel de détresse. "Ils ont parlé d'un téléphone. Ils riaient en racontant cet épisode. Je me souviens très bien que l'un des trois a assuré avoir dit à la fille : « Ton téléphone, on va te le foutre dans le c... ».

Il affirme avoir avisé les gendarmes à cette période mais selon lui, ils "n'ont pas pris les choses au sérieux" . C'est en s'intéressant ces derniers mois à l'affaire qu'il a voulu relancer son témoignage. "Il y a dix ans, je travaillais tout le temps, je ne lisais pas les journaux. Je ne savais même pas qu'il y avait eu ce meurtre".

Peu de temps après ces événements, il a expulsé son locataire. "J'ai retrouvé une Golf brûlée dans la cour. Ils m'ont aussi laissé le fourgon après l'avoir désossé. Ce qui est bizarre c'est qu'ils l'ont passé au karcher avant. Quand on veut se débarrasser d'un véhicule, pourquoi le passer au karcher ? ".

L'homme qui louait le logement est aujourd'hui décédé, comme Grégory Wiart.

Quand on lui demande s'il a reconnu Grégory Wiart comme pouvant être l'un de ses trois hommes, le témoin surprend : "Non Grégory, je le connaissais, il venait réparer le chauffage à la maison. J'ai failli faire des affaires avec son père sur Ham, mais il est parti en prison, alors ça ne s'est pas fait" .

Dans l'hypothèse où ces hommes parlaient d'Elodie dans leurs conversations auraient-ils pu croiser Grégory chez lui et l'emmener dans leurs divagations?

A ce jour, plusieurs gendarmes continuent de travailler sans relâche sur le meurtre et le viol d'Elodie Kulik. Depuis le 12 janvier 2002, date de la découverte du corps d’Elodie Kulik, ils explorent des pistes, entendent des témoins, effectuent des vérifications, attendent que l’ADN parle enfin.

"On ne baisse pas les bras, il y a encore beaucoup de travail à faire", indique le second directeur d’enquête, le maréchal des logis-chef Fabrice Debard, assis à son bureau.

Dix ans après le meurtre, les enquêteurs reçoivent encore des appels, des lettres, anonymes. Il y a aussi les renseignements fournis par d’autres enquêteurs partout en France. Autant d’éléments à vérifier. Autant de "portes" qui s’ouvrent puis se referment.


Aujourd’hui, les enquêteurs ont "quatre grosses pistes de travail", précise le directeur d’enquête. Et d’ajouter : "Ce qui fait la difficulté de cette affaire, c’est que les auteurs sont peut-être des gens qui ne sont pas connus de la justice, c’est peut-être un dérapage d’un soir, on ne sait pas".

Beaucoup de questions cependant restent en suspens : comment s'est produit l'accident de la jeune femme ? A-t-elle glissé sur la route gelée, ou lui a-t-on bloqué la route ? Pourquoi l'ex-compagne du violeur n'a-t-elle pas été mise en examen, vu que son ADN a été retrouvé auprès d corps ? Le témoignage de l'homme de 70 ans a-t-il été exploité fond ? Comment les agresseurs ont-ils abordé la jeune femme ?

A ce jour, les enquêteurs l’ignorent. Tout comme ils ne savent pas si l’accident de voiture précédant le crime était volontaire ou non.

Les gendarmes disposent de "plusieurs ADN complexes", disent-ils. Mais il y a aussi un ADN nucléaire qui est celui du violeur. Son porteur n’a pas été identifié. Plus de 5.000 prélèvements ont déjà été effectués pour y parvenir.

Mais ce manque de réussite n’altère pas l’espoir du maréchal des logis-chef Debard : "L’auteur des faits, je pense qu’on le trouvera. Ce n’est pas une enquête facile, il faut de la chance et cette chance, on l’aura un jour ou l’autre".

Affaire à suivre......



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AFFAIRE ELODIE KULIK

Message  mesange le Mer 2 Jan - 21:37

Une affaire bien compliquée. Mais fait-on vraiment tout pour l'élucider ?
Pour la famille d'Elodie, il faudrait connaitre enfin les agresseurs, et qu'ils soient jugés.
Bisous.[center]
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elodie

Message  cloe38 le Jeu 3 Jan - 20:14

c'est vraiment terrible ces crimes, je ne comprends pas, pauvre fille, quand on a la malchance de tomber sur ces criminels c'est sûr on a aucune chance, ils méritent la corde, les pendre haut et court, bien sûr faut les retrouver, mais là pour moi je crie haut et fort il faut rétablir la peine de mort. Bisous a tous

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Affaire Elodie Kulik

Message  victoria le Dim 6 Jan - 7:53


Merci pour vos commentaires les filles.

Oui ma Mesange, l'affaire est certes compliquée, mais une cellule de gendarmes travaille toujours à ce jour dessus.

Un des assassins a été retrouvé, malheureusement, il est mort. Il ne pourra donc être puni pour ce crime infâme. La gendarmerie recherche actuellement les complices. Je suis certaine qu'avec le temps, on connaîtra la vérité.

Rétablir la peine de mort ma Cloe pour ce genre de crimes odieux, et pour les viols d'enfants, je suis pour aussi. Peut-être que le taux de criminalité tomberait si celle-ci était de nouveau en vigueur.

Mais nous sommes en France, et ce n'est pas notre gouvernement actuel qui fera quelque chose à ce sujet, j'en doute...


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Affaire Elodie Kulik

Message  victoria le Sam 19 Jan - 10:36

Bonjour


Qui aurait cru, que presque 11 ans après ce sordide meurtre, la gendarmerie et les enquêteurs qui n'ont jamais baissé les bras, arriveraient à un dénouement ?

Sept hommes ont été interpellés mercredi 16 janvier au matin et placés en garde à vue pour être entendus dans le cadre de l'enquête sur la mort d'Elodie Kulik, une directrice d'agence bancaire violée et tuée en 2002 dans la Somme, a-t-on appris auprès du parquet d'Amiens.

Ces sept personnes ont été arrêtées dans l'Aisne, et font partie de l'entourage de l'auteur présumé identifié mais décédé quelques mois après le meurtre dans un accident de voiture, selon le parquet et une source proche du dossier, qui confirme une information du "Courrier Picard".

Le parquet cherche à savoir si les hommes interpellés, âgés de 28 à 45 ans, "ont des éléments à apporter" dans l'enquête. Ils ont tous été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie d'Amiens pour 24 heures, avant une éventuelle prolongation.

"S'ils sont là, ce n'est pas par hasard, mais l'état des investigations nécessite qu'il y ait des vérifications de faites", a indiqué de son côté une source proche du dossier, interrogée sur la possible présence, parmi les personnes interpellées, de suspects du crime.

Un homme de 39 ans a été mis en examen ce vendredi 18 janvier pour meurtre, viol et séquestration dans l'enquête sur le meurtre d'Elodie Kulik, banquière tuée dans la Somme en 2002. Le suspect, placé en garde à vue mercredi avec six autres hommes, avait été transféré tôt dans la matinée de vendredi au palais de justice d'Amiens pour être présenté à un juge d'instruction, avait-t-on appris de source proche de l'enquête.

L'homme, qui avait été transféré peu avant 5 heures, selon le site du "Courrier Picard", avait été escorté en toute discrétion par deux véhicules de gendarmerie qui l'ont emmené dans le palais par une porte dérobée, selon cette source.

Deux autres hommes qui étaient entendus par les gendarmes ont été "relâchés" jeudi, n'ayant "pas de rapport avec l'affaire", a précisé le parquet. Les quatre autres ont été relâchés dans la nuit, selon une source proche de l'enquête.

Affaire à suivre donc, qui est sûrement proche d'un dénouement....



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AFFAIRE ELODIE KULIK

Message  mesange le Sam 19 Jan - 20:40

J'ai entendu parler à la TV de cette affaire. J'espère que nous verrons bientôt l'épilogue de cette affaire. Ces gens sont vraiment des monstres.
La famille de cette pauvre femme aussi mérite justice.
Bisous.
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Affaire Elodie Kulik

Message  victoria le Dim 20 Jan - 15:45


Il est vrai, que lorsque j'ai décidé de parler de cette affaire, j'étais loin de me douter que celle-ci ferait la une des journaux quelques jours après.

Mais je suis très heureuse d'un dénouement proche, et surtout, je félicite les enquêteurs qui n'ont jamais baissé les bras dans cette sordide enquête.

Le papa d'Elodie pourra enfin connaître la vérité, et faire le deuil sur le décès de sa fille.



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Message  cloe38 le Dim 20 Jan - 20:12

oui je me souviens de cette affaire, effectivement ils en reparlent, c'est vraiment honteux de tuer une femme et en plus pas très glorieux apparemment ils étaient plusieurs, je ne sais pas dans quel monde on vit, ça me révolte, si seulement on pouvait les pendre haut et court, pfffffff bisous et merci ma vic de parler de cette affaire, bibis à mésange aussi

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Affaire Elodie Kulik

Message  victoria le Sam 26 Jan - 19:01



Oui ma cloe, je suis d'avis que pour ces crimes crapuleux, tout comme les viols d'enfants ou les meurtres d'enfants, les peines devraient être bien plus lourdes.

Malheureusement, les psys passent par là, et certains criminels font l'objet d'internement (sont pas responsables....).

Le laxisme de notre justice est effarant !!!



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Re: Vérité, mensonges, manipulations : les grandes affaires du 20ème siècle

Message  rahancinquante le Dim 10 Fév - 13:30

il est vrai que la justice est rarement juste trop d intérêt perturbateur fautes de procédures et autres

permettent a des graves individus d être en liberté

je pense que c est votre avis aussi ?

enfin avez vous le choix de me contrarier non j ai un bon avocat mdr
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AFFAIRE ELODIE KULIK

Message  mesange le Dim 10 Fév - 18:09

Où en est cette affaire ? y a-t-il de nouveaux éléments ? je n'en ai pas entendu parler ces jours ci.
Pour l'affaire du jeune Censier fils d'un policier, un seul de ses agresseurs a été condamné à 15 ans de prison (il était mineur), comme étant celui qui a donné le coup mortel. Mais il n'était pas seul, sinon il n'y aurait sans doute pas eu meurtre. Et les autres ? ils s'en tirent comme ça ! Et le "coupable" peut encore faire appel...

C'est vrai, Rahan, dans beaucoup de procès on se perd dans les méandres des procédures, on trouve toujours un vice quelque part, et les coupables s'en tirent à bon compte, prêts à recommencer de mauvais coups.
Bisous.
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Affaire Elodie Kulik

Message  victoria le Lun 11 Fév - 18:28


J'ai quelques éléments ma Mesange que je vais décrire ci-dessous.

Willy Bardon a été mis en examen le vendredi 18 janvier pour séquestration, viol et meurtre dans la cadre de l'affaire Elodie Kulik. Plusieurs éléments laissent à penser que l'Axonais âgé de 39 ans, dont le casier judiciaire est vierge, pourrait être impliqué dans le meurtre d'Elodie Kulik.

Willy Bardon côtoyait Grégory Wiart, le premier suspect. C’est la passion pour les 4x4 qui est à l’origine de la rencontre entre les deux hommes. Willy Bardon fréquentait la même bande que Grégory Wiart à l’époque des faits.

Ils étaient amis, copains de sorties et de beuveries.

Les relations entre les deux hommes se sont distendues peu de temps après l’assassinat d’Élodie Kulik. Willy Bardon s’est néanmoins rendu à l’enterrement de Wiart, en 2003.

Le profil du suspect, le seul pour l’heure à avoir été mis en examen et écroué, intéresse les enquêteurs : grossier, porté sur le sexe, il entretient un rapport particulier avec les femmes.

L’une d’elles a témoigné avoir été poursuivie en voiture par Bardon après l’avoir éconduit. L’homme, fêtard et fort en gueule, se serait fait beaucoup plus discret dès que Grégory Wiart a été identifié par les enquêteurs en décembre 2011. Il a bien sûr été placé sur écoutes téléphoniques.

Après une série d’interpellations et de gardes à vue l’an dernier, Bardon avait le comportement de quelqu’un d’inquiet : il a cherché à entrer en contact avec les personnes qui avaient été entendues, il voulait savoir ce qui avait été dit aux gendarmes. Ce comportement a mis la puce à l’oreille des enquêteurs.

Élodie Kulik a appelé les secours au moment de son agression, le 10 janvier 2002, appel qui a été enregistré. Derrière les hurlements de la jeune femme, on distingue deux ou trois voix d’hommes, dont une avec un fort accent picard.

Cinq proches de Willy Bardon, dont son propre frère, ont reconnu sa voix lorsque la bande leur a été passée la semaine dernière, alors qu’ils étaient entendus en garde à vue.

En garde à vue, Willy Bardon a d’abord reconnu lui aussi qu’il s’agissait bien de sa voix, avant de dire qu’il n’était plus sûr. Avant, finalement, de se rétracter.

Affaire donc à suivre, rien n'est terminé Crying or Very sad


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Affaire Jean-Luc Gilles

Message  victoria le Sam 9 Mar - 9:38

Bonjour,


Suite à une émission de télévision, j'ai eu envie de vous parler aujourd'hui de cette sale affaire qui s'est déroulée dans le Vaucluse il y a quelques années maintenant.

En effet, une histoire effroyable a plongé la population du petit village de Visan (Vaucluse) dans l'effroi et la stupeur. L'effroi, le 18 avril, lorsque le cadavre de Jean-Luc Gilles, 38 ans, entrepreneur connu et estimé du village est retrouvé tué de trois balles et carbonisé dans un véhicule en bordure d'un bois de Richerenches, à quelques kilomètres de son domicile.

Le 18 avril 2002, les gendarmes sont appelés sur un incendie de voiture. Dans le véhicule carbonisé, ils retrouvent le corps calciné d'un jeune entrepreneur de la région : Jean-Luc Gilles. L'homme a été abattu de trois balles de calibre 7,65. La signature du milieu, adepte de ce genre de "barbecue" . Les gendarmes se penchent sur la vie de la victime. Un homme marié, père de famille, sans histoire. Un enfant du pays, chasseur, joueur de pétanque.

Depuis 2002, Jean-Luc Gilles avait repris les rennes de l'entreprise familiale de travaux et de forage, et s'y donnait à fond. La mécanique, c'était sa passion ! Dans cette région sèche du sud de la France, c'est lui et ses machines qui faisait couler l'eau pour les vignes et lavandes… Il en était fier !

Alors, que s'est-il passé ce 18 avril 2002 ?

Jean-Luc Gilles a disparu alors qu'il se rendait à un rendez-vous que lui avait donné par téléphone, une mystérieuse cliente du nom de Martine Garat. Un faux nom.

Mais grâce à la téléphonie, les gendarmes parviennent à remonter toute une équipe, qu'ils placent sur écoute, pour comprendre que l'assassin serait un certain Mindaugas Mackevicius, alias Mindy, un jeune ancien légionnaire. C'est sa compagne, Marie-Hélène Jamois, qui a contacté Jean-Luc Gilles sous le nom de Martine Garat.

Au terme d'une vaste opération de gendarmerie, dix personnes sont interpellées dans le cadre de cette enquête.

Parmi elles, Serge Armand, 63 ans, dit "le Vieux", entrepreneur lui aussi à Visan.

À Visan, dans le Vaucluse, l'entrepreneur Serge Armand a essayé jusqu'au bout de faire sa loi. Pour gagner les chantiers de la région et enfoncer son concurrent, l'entreprise Gilles, tous les moyens étaient bons. Vol et recel d'engin, menaces …


Le problème, c'est que sur sa route, Serge Armand a aussi laissé un cadavre. Un. Peut-être deux…

"Mon client, explique Mtre Louis-Alain Lemaire, chargé de sa défense, a eu en 1998 des démêlés avec Angelin Gilles, le père de la victime, qui l'avait mis en cause dans l'assassinat de l'amant de la femme de Serge Armand. Mon client est resté en prison quatre mois suite à cette affaire. Sa société a fait faillite. Cela a fait naître chez Serge Armand une sorte de phobie, de psychose".

Cette phobie aurait donc pris pour cible Angelin Gilles. C'est ce qu'a d'ailleurs déclaré l'accusé, qui affirme avoir contacté des gens pour "donner une bonne rouste à Angelin Gilles" .

Ce mobile ne tient pas la route aux yeux de l'avocat de la partie civile, M e Roubaud, représentant les parents de la victime : "Dans l'assassinat de Jean-Luc Gilles, les circonstances permettent d'établir que c'est bien lui et non son père qui était visé. C'est avec lui que le meurtrier a pris rendez-vous. Il ne peut y avoir non plus de confusion entre un homme de plus de 60 ans et son fils de moins de 40".

Pour mener à bien son expédition meurtrière, Serge Armand a fait appel à plusieurs personnes.

Deux hommes, Daniel Delplanque et Stéphane Foucrier, ont servi d'entremetteur avec un commanditaire, "le Vieux" . Un entrepreneur de Visan. Et s'il s'agissait de Serge Armand ? Le concurrent qui harcelait Jean Luc depuis quelques temps ?….

Serge Armand reconnaît avoir versé 15 000 euros à Stéphane Foucrier, en deux foi : une première fois, en décembre 2001, et la seconde fois, le 21 avril, trois jours après le meurtre.

Au cours d'une perquisition chez Delplanque, ils ont retrouvé le nom de Jean-Luc Gilles dans un carnet. Tout le monde est interpellé. Et tout le monde passe aux aveux. Tous. Sauf Serge Armand !

Il faut savoir dans cette affaire qu'entre les deux hommes Armand et Angelin Gilles), la rivalité a toujours été très forte. Et surtout, en 1998, Angelin Gilles a impliqué Serge Armand dans un meurtre commis à Visan, celui de Carol Duffrene, un agriculteur qui était l'amant de la femme d'Armand.

À la suite de cette dénonciation, Serge Armand a été mis en examen et jeté en prison 4 mois.

A sa sortie, son entreprise avait fait faillite. Celle de Gilles par contre avait prospéré. Serge Armand ne s'en remettait pas !

Pourtant, en 2002, c'est Jean-Luc qui a fait les frais de sa rancoeur.

Les membres du commando sont formels, Serge Armand leur a bien demandé de tuer le fils Gilles. Pas le père ! Devant les Assises, en avril 2005, Serge Armand continue pourtant à nier. Fier, arrogant. Il prend 25 ans de prison.

Alors, il fait appel.

Mais lorsqu'il se présente à son second procès, ce n'est plus le même. L'homme rond et hâbleur, a cédé la place à un petit homme gris, amaigri, affaibli par un cancer.

Malade, il craque et raconte des années d'amertume contre l'entreprise Gilles, et au final, cette commandite : tuer le fils, pour mieux faire souffrir le père !

Il prend 30 ans, 5 de plus qu'en première instance.

Mais Serge Armand n'en a pas fini de faire des pieds de nez à la loi ! Libéré en raison de son état de santé, il remet à jour son passeport, malgré une interdiction de quitter le territoire.

Le procureur décide donc de le réincarcérer, en attendant qu'il soit jugé pour le meurtre de Carol Duffrene. Làs !

Dans l'affaire qui nous intéresse aujourd'hui, l'assassinat de Jean-Luc Gilles, Le meurtrier est donc le Lithuanien de 25 ans surnommé Mindy. Sa compagne, Marie-Hélène Jamois, aurait servi d'intermédiaire pour tendre un piège à Jean-Luc Gilles, lui fixant un rendez-vous dans la campagne sous un prétexte professionnel. C'est alors qu'il arrivait dans ce guet-apens que Jean-Luc Gilles a été abattu par Mindy à l'aide d'un calibre 7,65.

Serge Armand, Stéphane Foucrier, Mindy et Marie-Hélène Janois ont été placés dans différentes maisons d'arrêt du Vaucluse, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône.

Serge Armand est mort à la prison des Baumettes le 13 mai 2008.

Il n'aura donc pas été jugé pour le meurtre de Carol Duffrene.


Bisouuuuus à tous
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Re: Vérité, mensonges, manipulations : les grandes affaires du 20ème siècle

Message  rahancinquante le Lun 11 Mar - 13:05

bonjour

oui éperons qu il y aura un jour un épilogue a cette triste affaire

bisous beau boulot vic


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Affaire Jean-Luc Gilles

Message  victoria le Mar 12 Mar - 8:30



Merci pour ton commentaire Rahan.

Oui, j'espère aussi qu'il y aura une suite à cette affaire, bien que maintenant, le principal accusé est mort, et cette dernière risque d'être classée sans suite.


Bisouuus
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L'affaire Hank Skinner

Message  victoria le Lun 1 Avr - 8:23

Bonjour


J'ai enfin quelques nouvelles concernant cette affaire qui me tient à coeur depuis quelques temps maintenant.

Un rappel des faits d’abord : Hank Skinner a été condamné à mort en 1995 au Texas pour le triple meurtre, deux ans plus tôt, de sa compagne et de ses deux enfants, crime pour lequel il clame depuis son innocence. Hank Skinner est dans les couloirs de la mort depuis dix-huit ans.

Aujourd'hui, il compte sur de nouveaux tests ADN qu'il réclamait depuis plus de 15 ans.

Certains de ces tests effectués l'an dernier ont révélé la présence d'une tierce personne sur les lieux des crimes. Mais des analyses plus poussées sont nécessaires pour affiner le profil ADN et aider à innocenter celui qui a déjà passé 17 ans derrière les barreaux.

Après plusieurs mandats d’exécution annulés in extremis, après maints requêtes et recours, il a obtenu du ministère de la Justice la recherche de tests ADN sur une trace inconnue et partielle retrouvée sur l’arme du crime. Ce profil étant incomplet, des tests complémentaires sont nécessaires.

Des examens qui l’innocenteraient, mais que l’État du Texas laisse à la charge de la défense.

Je vais vous donner quelques détails complémentaires :

De ce qui a été testé à la date d’aujourd’hui, il a été obtenu un profil ADN partiel d’une tierce personne, sur un couteau que l’État estime être l’arme du crime, et d’une tache de sang retrouvée sur la moquette de la chambre, ce sang est celui de Scooter et Randy (les enfants de Hank Skinner) mélangé à celui de cette tierce personne. Parce que ce profil est incomplet, des tests complémentaires sont actuellement en cours afin de le compléter et de saisir ce profil dans la base de données ADN nationale.

Jusqu’ici, l’État a dépensé plus de $100,000 pour analyser des scellés dont il espérait qu’ils allaient confirmer la culpabilité de Hank Skinner, mais il n’en est rien car cet homme est innocent !

La bonne nouvelle est que son sang n’a été trouvé sur aucune des victimes, mais celui de quelqu’un d’autre y est présent. Les meubles et les encadrements de porte ainsi que d’autres éléments sur lesquels son empreinte de main ensanglantée, ou ses empreintes digitales ont été retrouvées contiennent uniquement son sang. Il est important de noter que les portes arrière de la maison et les deux poignées de porte ne présentent que l' empreinte ensanglantée de Hank Skinner.

Il avait été établi qu’il s’agit bien des dernières choses qu'il avait touchées avant de tituber hors de la maison. Le sang des victimes n’est pas sur ses mains.

Incroyablement, l’État est en train de dire que la présence de Hank Skinner sur les lieux, et que son sang dans la chambre confirme sa culpabilité !!!!

Malheureusement pour l’État, cet argument est intenable et perdant. Au Texas, dans les textes de loi applicables, la simple présence d’un individu sur le lieu du crime ne prouve pas sa culpabilité.

Le rapport d’analyse, concernant les traces génétiques relevées sur les cheveux trouvés dans la main de Twila, établit que plusieurs de ces cheveux ne correspondent pas au profil de ceux des victimes ou de Hank Skinner.

Donc en plus des tests actuellement en cours, il est absolument nécessaire d'effectuer des tests mitochondriaux sur ces cheveux, et très probablement sur d’autres échantillons desquels est ressorti le profil partiel d’une tierce personne. Ces tests mitochondriaux peuvent révéler la source de ce profil ADN.

L’État se désintéresse complètement de ces analyses complémentaires et il ne veut pas payer pour ces tests pourtant essentiels !!!!

Contrainte de payer les frais de recherche ADN qui pourrait innocenter Hank Skinner, sa défense lance un appel au don ,soit 17 000 dollars (près de 12 700 euros).

Avec sa femme, Sandrine Ageorges-Skinner, militante abolitionniste, qu’il a rencontrée en 2000 et épousée en 2008, Hank Skinner lance donc un appel au don pour réunir une somme qu'il devait s' acquitter d’ici à la mi-février.

Il y a donc urgence face à un État qui n’entend pas se déjuger, malgré toutes les pièces du dossier en faveur de Skinner.

Autre enjeu de taille pour la défense, obtenir l’exhumation du corps de l’oncle de la victime, qui l’avait violée dans son enfance et violentée le soir de sa mort, décédé en 1997. L’exhumation permettrait de procéder à de nouvelles analyses.

Je n'ai pas aujourd'hui de nouvelles informations quant à ce financement pour continuer les tests ADN, mais j'ai très bon espoir enfin pour que cet homme soit innocenté.


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L'affaire Hank Skinner

Message  victoria le Dim 9 Fév - 10:15

Bonjour à tous


Les résultats ADN qui pourraient innocenter Hank Skinner, condamné à la peine capitale en 1995 pour un triple meurtre qu'il nie avoir commis, ont été étudiés par la justice américaine lundi 3 et mardi 4 février 2014.

La vie de Hank Skinner s'est donc jouée. Les résultats des tests ADN de cet homme de 51 ans, dont 20 passés dans le couloir de la mort, ont en effet été examinés ce début février par la justice texane. Par deux fois, son exécution a été suspendue in extremis.

Après un procès bâclé, Hank Skinner avait été condamné à la peine capitale en 1995 pour un triple meurtre dont il clame depuis son innocence. Le soir du Nouvel An 1993, son épouse Twila Busby et les deux fils de celle-ci étaient retrouvés morts, les corps lardés de coups de couteau.

Après un combat judiciaire acharné, soutenu par Ensemble contre la peine de mort ainsi que sa nouvelle épouse française, Sandrine Ageorges, le Texan avait obtenu gain de cause en 2012 : la justice avait demandé les analyses des scellés.

Les premiers résultats ont mis en évidence la présence d'un profil ADN inconnu sur le manche de l'arme du crime et sur trois des quatre cheveux retrouvés dans la main de son ex-femme. Ils appartiendraient à un membre de la famille maternelle des victimes. Pour les avocats de Hank Skinner, cela ne fait aucun doute : il s'agit de l'ADN de Robert Donnel, l'oncle de Twila. Cet homme au passé violent, accusé de viol sur sa nièce, l'avait harcelée le soir du crime. Un témoin aurait aperçu sa voiture devant la maison à l'heure du meurtre et son blouson ensanglanté avait été retrouvé sur les lieux du drame. Mais la pièce à conviction, placée sous scellé, a mystérieusement disparu.

Robert Donnel, aujourd'hui décédé, n'a jamais été inquiété par la police.

Les 3 et 4 février, la cour de justice de Pampa a donc entendu les défenseurs de Hank Skinner. L'accusation doit de son côté déposer ses arguments écrits avant la fin du mois de février. La justice dira ensuite si les jurés qui l'ont condamné en 1995 auraient rendu le même verdict en présence des expertises génétiques.

Actuellement, plus de 300 personnes attendent dans les couloirs de la mort au Texas.


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L'affaire Robert BOULIN

Message  victoria le Jeu 16 Juin - 21:56

Bonsoir,


On pourrait intituler cette affaire : La mort de Robert Boulin, un mystère jamais résolu, ou encore : un fait divers qui devient une affaire d'état.


Le 30 octobre 1979, les pompiers sont appelés dans la forêt de Rambouillet (Yvelines) après la découverte d’un cadavre à demi-immergé dans un étang. L’identification ne tarde pas : il s’agit de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre.

En effet, le 30 octobre 1979 à 8 h 40, le corps de Robert Boulin est retrouvé dans l’étang Rompu, dans la forêt de Rambouillet (Yvelines). Son cadavre se trouve à cinq mètres de la berge, et gît à genoux, la tête hors de l'eau, baignant dans 50 centimètres d'eau et 40 centimètres de vase. Son véhicule personnel est également retrouvé sur les lieux, garé sur la berge, à quelques mètres à l'écart du chemin d’accès à l'étang, soit à une distance d’environ 200 mètres de la route départementale D138, laquelle relie Saint-Léger-en-Yvelines au sud à Montfort-l'Amaury au nord.



La nouvelle provoque un choc immense : détenteur du record de longévité ministérielle de la Ve République, en poste sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et, donc, Valéry Giscard-d’Estaing, l’homme est éminemment respecté dans le monde politique français. A tel point que son nom revenait avec insistance depuis plusieurs mois à l'époque pour remplacer Raymond Barre à Matignon. La thèse du suicide par noyade est immédiatement retenue par les enquêteurs.

La mort est tout de suite présentée comme un suicide du fait d'une dépression causée par l'affaire de Ramatuelle. Le SRPJ de Versailles dirigé par Claude Bardon, chargé de l’enquête par l'intermédiaire du commissaire principal Alain Tourre (qui évoque l'affaire dans son livre en 2012 « Police judiciaire : 100 ans avec la crim' de Versailles »), conclut d'abord au suicide par noyade après absorption de barbituriques, puis, dans un deuxième temps, après ingestion de valium. La publication des articles de presse, après la réception de lettres anonymes, aurait rendu Robert Boulin dépressif. Il aurait alors ingéré une grande quantité de valium, pénétré dans l'étang et se serait noyé.

Cette thèse est partagée par la grande majorité des milieux journalistiques et de la classe politique de l'époque à l'exception de quelques voix discordantes comme Laurent Fabius, faisant état dans une question au gouvernement d'une très grande perplexité, ou le sénateur Pierre Marcilhacy. Dans un entretien avec Benoît Collombat en 2005, Raymond Barre confirma l'atmosphère de l'époque.  "Nous ne pensions pas que le RPR allait assassiner Boulin."

Afin de mieux comprendre certaines choses, et pour la suite de cet article, je vais expliquer rapidement ce qu'est l'affaire de Ramatuelle.

À l'automne 1979, des lettres anonymes parviennent aux sièges de plusieurs journaux. Elles accusent Robert Boulin d'avoir acquis de manière illégale deux hectares de garrigue à Ramatuelle (Var), sur laquelle il aurait fait bâtir une résidence secondaire (un mas de 180 m2) par l'intermédiaire d'un ami, Henri Tournet, qui lui cède le terrain pour le prix de 40 000 francs. Tournet avait déjà vendu le terrain à trois chefs d'entreprise normands et Boulin était donc victime d'une escroquerie. Cependant il s’avéra que Robert Boulin était intervenu à diverses reprises pour obtenir la constructibilité des terrains. Par ailleurs Henri Tournet a restitué les 40 000 francs à Robert Boulin.

Robert Boulin est donc soupçonné d'avoir sollicité des passe-droits en faveur de son ami. Le journal d'extrême droite Minute est le premier à attaquer vigoureusement le ministre le 17 octobre, titrant  "Boulin a fait la belle boulette". Boulin choisit de riposter, déclarant au micro d'Europe 1 le dimanche 21 octobre :  "Que voulez-vous que je réponde ? J'ai l'âme et la conscience tranquilles et j'ai été exemplaire. Peut-être encore plus que vous ne le pensez, parce qu'il y a des choses que je ne peux pas dire ici ".

Dans un premier temps la famille Boulin accrédite la thèse du suicide. C'est le cas par exemple de Bertrand Boulin, fils du ministre, dans son ouvrage Ma Vérité sur mon père (1980)1. Par la suite, toutefois, les Boulin cessent de croire au suicide, qui, selon eux, ne correspondait pas à l'état d'esprit du ministre, après avoir vu le visage tuméfié de Robert Boulin sur les photographies prises du corps à l'étang Rompu et qui avaient été obtenues en 1983 grâce à leur avocat de l'époque Robert Badinter. Un certain nombre de contre-enquêtes effectuées par des journalistes semblent avoir mis au jour des incohérences dans les conclusions de l'information judiciaire, de nature à réfuter la thèse du suicide.

Qui veut faire croire à la thèse du suicide et pourquoi ?

"L'affaire Robert Boulin" débute alors. Elle dure encore, car le mystère de la mort violente de ce ministre gaulliste social n'est toujours pas éclairci. Du moins le mystère des commanditaires et des exécutants, car aujourd'hui, plus grand monde n'accorde de crédibilité à l'information judiciaire qui s'est achevée par un non-lieu en concluant au suicide.

Mais aujourd'hui, l'affaire rebondit.  Les deux nouveaux témoignages recueillis par la justice corroborent la thèse de l'assassinat évoqué dans la nouvelle information judiciaire ouverte en août 2015 par le parquet de Versailles pour "arrestation, enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat". Pour Maître Dosé, avocate de la famille, "l'enquête de la juge versaillaise va dans le bon sens".

Alors, demain, enfin la vérité ?

Retour sur un scandale d'état, révélateur des années de plomb à la française pour reprendre l'expression de Benoît Collombat, journaliste d'investigation, et spécialiste de ce dossier. Sur fond de guerre à droite, la piste occulte du Sac 'Service d'action civique, , la milice gaulliste), alors engagé dans une dérive sanglante, quasi-mafieuse. Mais les années ont passé; nombre de protagonistes ont disparu. Qui va parler demain ?

Ces nouveaux témoignages qui réfutent la thèse de suicide sont un véritable coup de tonnerre dans la procédure judiciaire. La juge Aude Montrieux en charge du dossier a entendu deux témoins qui remettent clairement en cause la thèse du suicide.

Le premier est le médecin urgentiste qui s'est rendu sur les lieux en premier. Il confie à la juge : "La position du corps n'était pas celle d'une personne noyée par suicide". Ce médecin, aujourd'hui septuagénaire, a constaté que le corps "n'était pas à plat, mais plutôt agenouillé, et qu'il présentait des traces dans le dos pouvant correspondre à des coups. On avait l'impression qu'il avait été placé mort dans l'eau. On aurait dit qu'on le sortait d'une malle. Il avait des ecchymoses sur le visage, des éraflures".


Un deuxième témoin, entendu cet hiver par la juge d'instruction versaillaise, indique de son côté avoir croisé Robert Boulin le jour de sa mort, le 29 octobre 1979, à bord d'une Peugeot. Le ministre occupait la place du passager, accompagné de deux hommes, l'un conduisant le véhicule, l'autre à l'arrière.

Boulin n'était pas seul dans son véhicule, mais accompagné de deux inconnus, dont l'un conduisait, a relevé Me Dosé, avocate de la famille Boulin. Qui sont-ils ?Le mystère reste entier. Se déclareront-ils un jour ?

Incroyable mais vrai. Les deux témoins enfin entendus par la justice ne l'avaient pas été depuis 1979 ! "Nous avons été mis à l'écart tout de suite. Visiblement, nous n'étions pas les bienvenus" se souvient le médecin. "On est véritablement là, face à une indépendance de la justice que nous n'avions pas connue jusqu'alors. Il y a des avantages à ce que le temps soit passé, la liberté de témoigner", explique Me Dosé qui demande aujourd'hui de nouveaux actes d'instruction, dont la déclassification de documents.

Mais que de preuves ont disparu depuis les faits !!!

Avec le savoir faire de la police scientifique, une telle mise en scène de suicide par noyade serait inconcevable aujourd'hui, estime Benoît Collombat, qui a soumis le dossier médico-légal à un expert incontestable, Daniel Malicier, actuel responsable de l'institut médico-légal (IML) de Lyon. "Robert Boulin a reçu des coups puis a été noyé" estime l'exprt. Une deuxième autopsie réalisée en 1983 a mis en évidence des factures au visage qui ne figuraient pas lors de la 1ère autopsie en 1979. Et pour cause. A l'époque, l'examen du crâne de Robert Boulin n'a pas été effectué, à la demande du Procureur de la République de Versailles, par ailleurs proche du SAC, officine des milieux barbouzards gaullistes. L'examen des microparticules contenues dans ses poumons n'a pas eu lieu non plus. Le valium, et non pas lae barbituriques a été retrouvé dans le sang du ministre, et non pas dans son estomac, suggèrent une possible injection.

"C'est une affaire d'un autre âge, conclut l'expert. Aujourd'hui, il serait impossible d'escamoter une autopsie comme ça !".

Au fil des ans, tous les prélèvements d'organes, ainsi que le sang du ministre ont également été détruits de manière illégale....

Mais alors, pourquoi Robert Boulin aurait-il été assassiné ?

Retour au contexte. 1979 : le président Giscard d'Estaing  contre lequel les chiraquiens mènent une opposition virulente, songe à ce gaulliste social intègre, membre du RPR, pour succéder à Raymond Barre à Matignon. "Un casus belli" pour Chirac qui dirige le RPR comme une machine de guerre avec comme premier lieutenant Charles Pasqua, patron historique du SAC, la milice gaulliste, rappelle Benoît Collombat. C'est une guerre qui fait de vrais morts, comme Robert Boulin estime le spécialiste.

Il évoque ainsi la dérive du SAC dans les années 70 : "des truands et des mercenaires sont activés pour faire le sale boulot", en lien avec les réseaux de Jacques Foccard, le "Monsieur Afrique" du gaullisme.

Mais Robert Boulin dans tout ça ?

Le RPR cherche à le déstabiliser politiquement (affaire du terrain de Ramatuelle cité plus haut). Mais Robert Boulin fait savoir qu'il détient des dossiers sur le financement occulte du RPR par "l'argent noir" de la "Françafrique". Du coup, la piste du Sac est légitime pour plusieurs connaisseurs du dossier.

"L'affaire Boulin, c'est de la nitroglycérine" confiera un proche du pouvoir. Et qui a laissé des traces dans la droite française.

Jérôme Lavrilleux, détenteur de bien des secrets dans la fameuse affaire Bygmalion, confiait récemment : "Je n'ai pas envie d'apprendre à nager dans 20 centimètres d'eau comme Robert Boulin".


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Re: Vérité, mensonges, manipulations : les grandes affaires du 20ème siècle

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