notre petite planete

Le coin de victoria

Page 1 sur 15 1, 2, 3 ... 8 ... 15  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le coin de victoria

Message  victoria le Jeu 2 Fév - 18:38

Bonjour

Me revoilà dans mon coin que je viens de créer, je suis contente de me retrouver parmi vous ici.

Je travaille toujours dans l'éducation nationale.

Vous trouverez ici les sujets qui me tiennent à coeur, et que je vous ferais partager bien sûr.

Dois-je maintenir mes coups de gueule ?? J'attends vos avis là-dessus...

A très vite Wink .

Bisouuus à tous
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Coucou d'Amerique

Message  roman.com le Ven 3 Fév - 20:16

Quel plaisir de te retrouver a nouveau victoria sur ton propre forum que tu as crée toi meme apres bien des efforts j'en suis sur,,,
JE vais essayer d'etre plus present a suivre vos ecrits ici et de repondre dans la mesure du possible ,,
JE sais que je demeure loin de vous mais si proche de connections personnelles et d'echanges fructueux ,,
Au plaisir de te lire victoria et ne change pâs ta maniere d'ecrire j'aime bien

Bisousssssss et a bientot

Romantic petit indien

roman.com

Messages : 38
Date d'inscription : 02/02/2012

Revenir en haut Aller en bas

coup de gueule autorise ;-))

Message  oiseaubleue le Ven 3 Fév - 22:41

si c'est pas contre nous oui .....puis on peut etre en colere contre ce monde de folie ;-))et de fous !!! moi je suis pour la tolerance alors continues vic ici tu es chez toi ;-))

oiseaubleue

Messages : 30
Date d'inscription : 02/02/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le coin de victoria

Message  victoria le Ven 3 Fév - 22:53


Merci Roman pour ce gentil message, c'est sympa.

On m'a aidée quand même pour installer mes rubriques, car j'ai bien galéré Very Happy . Mais bon, ça y est, nous sommes chez nous.

J'espère oui que tu viendras nous répondre, et partager quelques écrits avec nous, c'est toujours si intéressant de te lire.


Gros bisouuus à toi l'Indien Wink , à très vite.
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

réponse à "coup de gueule autorisé"

Message  victoria le Ven 3 Fév - 23:01


Bonjour Oiseaubleue

Merci ma belle, suis chez moi oui, comme vous êtes ici chez vous Very Happy .

Des coups de gueule, sûrement que j'en pousserais d'autres...

A bientôt pour mon programme Very Happy


Bisouuuuus
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Balade sur la côte basque

Message  victoria le Sam 4 Fév - 10:49

Bonjour à tous


Aujourd'hui, il fait soleil, le ciel est bleu et sans nuage. Montez dans ma voiture, je vous emmène balader dans un coin que j'affectionne particulièrement, nous allons partir sur la côte basque.



Nous allons traverser la forêt des Landes. La forêt des Landes de Gascogne est un massif forestier du sud-ouest de la France. Occupant une superficie de près d'un million d'hectares, il est le plus grand d'Europe occidentale.

Principalement privée, elle comprend quelques parties domaniales situées près du cordon littoral.

La forêt des Landes (appelée Landes de Gascogne, et autrefois Landes de Bordeaux) s'étend sur une grande partie des départements français des Landes et de la Gironde. Elle déborde également sur le département de Lot-et-Garonne. Le massif des Landes donne naissance à quelques fleuves (la Leyre, le Boudigau, etc.) et des rivières (le Ciron, le Gat mort, etc.).



Les villes importantes se situant à proximité sont Bordeaux, Mont-de-Marsan, Dax et Bayonne. Le massif forestier est baigné à l'Ouest par l'océan Atlantique (golfe de Gascogne) . Le littoral ainsi constitué porte le nom de Côte d'Argent.

Les plantations sont principalement constituées de pins maritimes. Ils couvrent actuellement une superficie de 950 000 ha environ.

Contrairement à beaucoup d'autres forêts européennes, elle est presque entièrement constituée de forêt plantée et exploitée industriellement. La plantation massive de pins a été amorcée en Pays de Buch pour stopper la progression des sables mobiles et assainir le sol dès le XVIIIe siècle. Ces plantations se traduisent par des caractéristiques très observables et des conséquences mesurables :

* On peut observer des parcelles où tous les arbres ont été plantés simultanément et ont donc le même âge et la même taille (contrairement à une forêt primaire).

* Les parcelles sont parcourues de larges coupes et de chemins (destinés à limiter la propagation des incendies et à faciliter l'approche des troupes de pompiers) qui quadrillent la forêt sur des kilomètres. Ces larges coupes et ces chemins sont appelés des pare-feux.

* En se promenant dans cette forêt, on trouve des traces multiples des coupes d'éclaircie, des coupes rases (en particulier, des stocks de bois coupé en bordure de chemin).


D’autres essences cohabitent cependant avec le pin, parmi lesquelles le chêne, présent sous plusieurs formes :

* dans les forêts longeant les courants landais, exutoires des grands lacs et étangs, le chêne pédonculé ou chêne blanc reste l’espèce dominante

* le chêne tauzin ou noir est caractéristique de l’airial

* le chêne-liège cohabite avec le pin sur le littoral sud des Landes (à partir du Pyla, et tout particulièrement en Marensin)

* le chêne vert est parfois présent sur le littoral nord des Landes (de la Pointe de Grave au Cap Ferret).

On trouve des équipements spécifiques de lutte contre les incendies de forêt : tours d'observation, bassins de stockage d'eau, chemins, etc.

Le nombre d'incendies et leur gravité a considérablement décru depuis les dernières catastrophes des années 1950 et 1960, notamment grâce à la mise en place de pare-feux. Les pare-feux sont des trouées censées créer des barrières naturelles contre la propagation des flammes. Leur largeur doit être supérieure à la longueur de deux pins couchés, de façon à ne pas transmettre les flammes en cas d'incendie. Un vaste réseau de pare-feux a été mis en place dans le massif forestier à la suite des grands incendies des années 1950 au cours desquels plus de 300 000 ha de forêts ont été ravagés.

La tempête Klaus qui a traversé le sud-ouest de la France le 24 janvier 2009, a entraîné de gros dégâts matériels. Tout juste remise de la tempête de 1999, les sylviculteurs ont vu à nouveau leurs pins maritimes et autres essences déracinés ou sectionnés.



Ainsi, selon les estimations de l'Inventaire Forestier National (IFN), 26% de la forêt landaise connaît plus de 40% de dégâts en superficie. Un inventaire cartographique sur le massif landais est réalisé par l'IFN.

Cette sylviculture industrielle perturbée par des tempêtes rapprochées dans le temps a vu remettre en cause sa rentabilité. Elle coûte également cher à la collectivité par les subventions accordées pour sa survie.

Sachant que les racines d'un hectare de pins maritimes aspirent 45 tonnes d'eau de la nappe phréatique par 24 heures, (cette eau étant ensuite évapo-transpirée par la partie aérienne de l'arbre), la disparition d'une partie de ces cultures forestières intensives pourrait restaurer certaines zones humides et l'écosystème qui va avec.

Aujourd'hui, la forêt des Landes de Gascogne est à cheval sur trois départements (Landes, Gironde et Lot-et-Garonne). Sa surface actuelle est évaluée à environ un million d'hectares, dont les 9/10 sont constitués de pins maritimes.


Mais il existe localement au sein de la forêt des vestiges du boisement post-glaciaire de cette partie du Sud-Ouest : le pin y côtoie le chêne, l'aulne, le bouleau, le saule, le houx. On les trouve principalement au bord des cours d'eau, terrains particulièrement biens drainés. (Cette forêt-souche était vraisemblablement plus étendue jusqu'au milieu du Moyen Âge, époque à partir de laquelle la mise en place d'un climat plus humide et frais et surtout les défrichements liés à l'extension de l'activité pastorale et au besoin en bois de construction vont entraîner le recul des zones forestières entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle).

Après avoir connu pendant la première partie du XXe siècle un essor important, les industries du bois et du papier sont devenues des acteurs notables de l'économie régionale.

Une filière économique complète est organisée autour du bois :

* culture sylvicole
* scieries
* papeteries (par exemple, Papeteries de Gascogne du groupe Gascogne, où encore l'usine de cellulose du pin de Smurfit à Facture)
* façonnage et spécialités du bois (parquets, menuiserie, etc.)
* emballage et transformation du papier

Au contraire, la récolte de la gemme (résine du pin recueillie sur l'arbre), qui reposait sur une collecte exigeant de la main-d'œuvre, a presque totalement disparu au profit de technologies chimiques plus courantes. On trouve ainsi des entreprises de transformation/distillation chimique comme DRT qui utilisent les sous-produits de l'exploitation du pin.


Avant le milieu du XIXe siècle, seul l'élevage extensif des brebis dans la lande, permettait la production d'un engrais (soutrage) qui permettait la culture du seigle principalement en culture sur billons, pour limiter l'influence de l'humidité pendant l'hiver. La disparition de la lande par un semis généralisé de pin a entraîné la disparition de cette culture et des bergers sur échasses qui en sont le stéréotype. La prochaine image landaise aura été le gemmeur et son hapchot.

Du côté de la faune, il est fort probable que, durant l’une de vos balades en forêt, vous ayez la chance de croiser les nombreuses espèces animales qui y ont élu domicile : cerfs, chevreuils, renards, blaireaux, fouines, hérissons, écureuils, sangliers, lièvres et lapins.

Si vous levez alors les yeux au ciel, il se peut que vous assistiez aux ballets aériens des mésanges, coucous, pinsons, chouettes effraie et autres oiseaux nicheurs dont les nids prennent appui sur les branches des pins. A certaines périodes de l’année, vous pourrez même apprécier l’admirable spectacle des oiseaux migrateurs tels que les palombes, les ortolans, les canards, les bécasses et autres grues cendrées qui ont choisi d’hiverner sous le climat landais.

Je peux également préciser que de nombreux accidents dans cette forêt sont provoqués par la traversée de chevreuils ou de sangliers. La prudence est donc de rigueur...

Voilà une heure que nous sommes partis, nous allons traverser cette belle ville qui s'appelle Mont-de-Marsan. C'est une ville française de taille moyenne, (30 212 habitants), préfecture des Landes, un des cinq départements qui forment la région Aquitaine.


L'agglomération de Mont-de-Marsan compte aussi la commune de Saint-Pierre-du-Mont (10 000 habitants en 2007).

Mont-de-Marsan est située en limite de la forêt des Landes, à proximité de la région agricole de la Chalosse. Elle est la ville principale du Pays de Marsan, constitutif des Petites Landes. Surnommée « la Ville aux Trois Rivières », elle s'établit au confluent de deux rivières, la Douze et le Midou, qui se rejoignent en plein centre-ville pour en former une troisième : la Midouze, un affluent de l'Adour.



La fondation de Mont-de-Marsan date de 1133. Elle est due à Pierre de Marsan, vicomte du Marsan, du Tursan et du Gabardan, qui décide d'établir une forteresse sur des terres issues des paroisses de Saint Pierre-du-Mont et Saint-Genès-des-Vallées.

Ces terres de Gascogne relèvent alors, tant spirituellement que temporellement, de la puissante abbaye de Saint-Sever. Aussi, Pierre de Marsan accorde-t-il à l'abbaye le droit d'ériger une église et un prieuré bénédictin dans la nouvelle capitale de sa vicomté. La première église montoise, bâtie à l'emplacement de l'actuelle église de la Madeleine, dépend donc de l'abbaye de Saint-Sever.

Pierre de Marsan choisit, pour l'édification de sa forteresse, qui prendra plus tard le nom de Château Vieux, l'éperon délimité par la confluence de deux rivières, la Douze et le Midou, afin d'en contrôler le passage et de tirer profit des péages, assurant ainsi de substantiels revenus à sa vicomté. Il établit également un village fortifié sur ce territoire de type castelnau.
Bâti en pierre coquillère, il se développe rapidement vers le nord est. La ville passe sous domination anglaise dès la deuxième moitié du XIIe siècle.




Le donjon Lacataye

L'aménagement d'un débarcadère et d'un pont sur le Midou, au pied même du château, entraîne l'apparition d'un bourg sur la rive opposée[10]. Le port de Mont-de-Marsan s'établit plus loin, sur la rive gauche de la Midouze. Il connaît un développement rapide grâce à la position stratégique de la ville à la limite de la Haute Lande, de la Chalosse et de l'Armagnac, entre Bayonne et Toulouse, Pau et Bordeaux.

Un nouveau quartier se développe autour du port. Ce dernier, où s'installe le couvent des Cordeliers vers 1260, est lui aussi entouré de murailles percées de portes donnant accès aux routes d'Aire-sur-l'Adour, Saint-Sever et Tartas. Le couvent de sainte Claire ou des Clarisses, installé à Beyries en 1256, est transféré à Mont-de-Marsan en 1275 non loin du Château Vieux. Le bourg se développe le long des trois axes et en deux siècles une véritable ville naît. Elle prend donc dès le XIIIe siècle un caractère triple : défensif, portuaire et religieux.

Aliénor d'Aquitaine apporte le duché d'Aquitaine en dot en 1152 à son mari Henri Plantagenêt, qui devient Henri II d'Angleterre en 1154. Mont-de-Marsan passe ainsi sous domination anglaise pendant près de trois siècles, jusqu'en 1441. La population trouve refuge derrière les murailles de la cité durant les troubles liés à la guerre de Cent Ans, pendant que s'élèvent des bastides dans les environs. Durant cette période, la ville s'érige en forteresse. Elle passe sous domination de la maison de Foix-Béarn au XIIIe siècle. En 1344, Gaston Phœbus, vicomte de Marsan, fait restaurer le château Nolibos et renforce les fortifications et défenses de la ville. La cité connaît ensuite peu de transformations du XIVe au XVIIe siècle.

La domination anglaise entraîne une singulière tradition, qui veut que chaque nouveau maire aille prêter serment en l'église de Saint-Pierre-du-Mont avant de prendre ses fonctions. Cette pratique perdure cinq siècles, pour prendre fin à la Révolution française.

Centre commercial important de Guyenne, la ville écoule vers le port de Bayonne les produits de l'arrière-pays (céréales et vins d'Armagnac notamment) durant tout le Moyen Âge et l'Ancien Régime. Le développement du trafic fluvial assure la prospérité des bateliers, organisés en confréries. La navigation se fait sur des gabares, barques à fond plat localement appelées « galupes ».

La ville est en rivalité quasi constante avec les autres cités commerciales, notamment Dax.

Puis ont eu lieu les Guerres de Religion, la révolution qui ont détruit et rasé plusieurs bâtiments de la ville.

Au cours du XIXe siècle, la ville se transforme complètement en se dépouillant de son aspect de ville forte. Les nécessités administratives y provoquent la construction de la préfecture des Landes, du palais de justice de Mont-de-Marsan, de la prison de Mont-de-Marsan. On construit l'église de la Madeleine en 1830, suivant un style néoclassique, on refait les ponts et on commence la percée des boulevards. La cité bénéficie du développement du réseau routier et de l'ouverture de voies ferrées.

En 1866, l'annexion des communes de Saint-Jean-d'Août-et-Nonères, Saint-Médard et d'une partie du territoire de Saint-Pierre-du-Mont augmente considérablement la superficie de la ville. La même année est inauguré le lycée Victor Duruy.

Sous la direction du maire Jean Larrieu, sont réalisés avant-guerre les premiers pavillons du centre hospitalier, des groupes scolaires, l'agrandissement des arènes du Plumaçon (édifiées en 1889).

La ville, occupée par l'armée allemande à partir du 28 juin 1940, est traversée par la ligne de démarcation. L'armée d'occupation réquisitionne la plateforme aérienne, et en fait la plus importante base de la Luftwaffe dans le sud ouest de la France.

Le 27 mars 1944, les installations militaires sont bombardées par une cinquantaine d'avions anglo-américains. Les dégâts collatéraux entraînent la mort de 12 civils, on compte également quinze blessés. La ville est libérée le 21 août 1944.

En 1946, s'installe le Centre d'expériences aériennes militaires (base aérienne 118), donnant un nouvel essor à la cité montoise. La population augmente rapidement, ce qui permet l'édification de centres commerciaux.


Mirage IV

Le Rafale

Une politique d'urbanisation à l'horizontale due à la volonté du maire Charles Lamarque-Cando, fondateur des Castors Landais, modifie considérablement l'aspect de la cité à partir de 1962, faisant reculer sans cesse les limites de la forêt de pins au profit de nouveaux quartiers. Un vaste ensemble résidentiel aisé s'étend sur la partie Est de l'agglomération, qui ne cesse de grignoter de nouvelles terres du fait de la rurbanisation.

Le centre-ville souffre quant à lui de dépeuplement, les quartiers populaires du Peyrouat et de Fabres restent relativement défavorisés. L'amélioration de l'aménagement du territoire (meilleure fluidité de la circulation, désenclavement de certaines zones) est l'un des projets phares de la communauté d'agglomération du Marsan.

Nous allons nous arrêter dans la rue Gambetta pour prendre un petit café avec une viennoiserie, et aussi faire la pause "pipi" .


Mont-de-Marsan est une étape sur la voie limousine du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, au départ de Vézelay.

Dans le passé, les pèlerins entraient dans la ville en franchissant l'ancien pont de la May de Diu, dont une pile est encore visible au niveau du parc Jean Rameau. Ils avaient alors le choix entre se diriger vers la chapelle du prieuré bénédictin (dépendant de l'abbaye de Saint-Sever, sur l'emplacement actuel de l'église de la Madeleine) et trouver refuge dans les hôpitaux du couvent des Clarisses ou des Cordeliers (aujourd'hui disparus). Ils remontaient ensuite l'actuelle rue Gambetta vers la place Jean Jaurès (Sablar), quittaient la ville par la porte de Saint-Sever (détruite en 1777) et rejoignaient l'Abbaye en passant par Saint Pierre-du-Mont et Benquet.

Mont-de-Marsan est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Landes. Le secteur agro-alimentaire est aujourd'hui primordial (foie gras, maïs) avec des entreprises telles que Delpeyrat et Maïsadour.

La population des communes environnantes est presque entièrement dépendante de Mont-de-Marsan. Les PME dans le secteur du bâtiment sont source de valeur ajoutée. Cependant le tourisme et les industries de pointe restent en retrait.

L'ouverture du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan crée 1000 emplois à partir de 2009, et le passage prévu de l'autoroute Langon-Pau (A65) devrait d'ici quelques années dynamiser la ville et développer de nouvelles activités. De plus, avec le projet de réforme de l'armée, voulu par le gouvernement Fillon, la base aérienne 118 de Mont de Marsan va voir arriver près de 380 emplois supplémentaires d'ici 2011.


Enfin, avec la LGV Bordeaux-Espagne et grâce à sa nouvelle gare, Mont de Marsan sera en 2020 (date de la mise en service), à 30 minutes de Bordeaux, et 2h30 de Paris.

Allez hop, on redémarre ! nous filons maintenant vers une autre belle ville landaise qui s'appelle Dax. Nous allons traverser une petite commune qui s'appelle Tartas, commune française, située dans le département des Landes et la région Aquitaine.

Je me sens obligée de parler vite fait de cette petite commune, car une particularité sied au sein de la ville de Tartas. En effet, Tembec Tartas est un important producteur de pâtes de cellulose.

Le site de production, situé à Tartas (Landes, FRANCE) appartient au groupe papetier canadien Tembec.

Tartas est le premier producteur de pâtes Fluff en Europe de l'Ouest ; depuis 1997, Tembec Tartas commercialise également des pâtes de très haute pureté pour usages chimiques.
Les pâtes de cellulose BIOFLUFF constituent la matière première principale des articles absorbants à usage unique répartis sur quatre marchés principaux :

- l'hygiène bébé
- l'hygiène féminine
- l'hygiène adulte et produits hospitaliers
- l'essuyage et articles de table (Airlaid).

Les pâtes BIOFLOC sont utilisées par l'industrie chimique pour la fabrication de dérivés cellulosiques aux applications multiples.

Tembec Avébène, filiale de Tembec Tartas, transforme et commercialise une partie des co-produits de fabrication des pâtes de cellulose : les lignosulfonates, utilisés pour leurs propriétés liantes ou dispersantes.



Les activités de Recherche et Développement de Tembec Tartas et Tembec Avébène sont assurées par le Centre Technique Européen du Fluff et Dérivés situé près de Bordeaux à proximité immédiate des laboratoires universitaires avec lesquels des collaborations techniques sont établies.

Chiffres Clés :

Tembec Tartas : 300 employés; 750 000 tonnes de bois brut consommé et 165 000 tonnes de pâtes produites par an.

Depuis la route, en passant, tournez la tête vers la droite, et vous verrez deux grandes cheminées fumer (c'est en continu, et parfois, bonjour les odeurs lol).

Nous voici à Dax. Dax est une commune française située dans le département des Landes et la région Aquitaine. Elle appartient à la région historique de la Gascogne. C'est une station thermale très fréquentée.

La devise, « Regia Semper » (« Toujours royale »), est celle d'une ville libre, qui ne ressort que de l'autorité royale (et donc émancipée d'une tutelle seigneuriale).


Dax est une ville réputée de la plus haute Antiquité pour ses eaux chaudes, l'origine de son thermalisme y est plus que millénaire, puis pour la tauromachie landaise et espagnole et, entre autres, pour le Rugby (l'Union sportive dacquoise a été créée en 1904).



Dax est située à une trentaine de kilomètres des plages du sud des Landes, à 45 km de Bayonne, 50 km de Mont-de-Marsan, 80 km de Pau et d'Irún, 100 km de Donostia/Saint-Sébastien, 150 km de Bordeaux et 730 km de Paris. Les Pyrénées sont également assez proches.

Dax est entourée de sites préhistoriques et protohistoriques : le Lanot, le Gond, l'Oustalot, etc. Des vestiges ont été découverts dans le centre-ville lors de travaux, indiquant qu’il était habité avant l’ère chrétienne. Trente-cinq sites "de vie" ont été identifiés dont huit très clairement.

La fondation du siège épiscopal de Dax — l'un des plus anciens de France — daterait du milieu du IIIe siècle : saint Vincent de Xaintes en fut le premier évêque et martyr. Siège épiscopal situé sur le chemin de Saint-Jacques, Dax attire les pélerins qui y passent toujours sur leur route pour Compostelle.


Vestiges

Egkise St André

Par ailleurs, la ville, située sur l'Adour, à proximité de Bayonne, et sur l'ancienne voie commerciale Dax-Pampelune, devient assez prospère, et s'affirme comme l'une des plus importantes cités gasconnes d'alors, aux côtés d'Auch et de Bayonne. La ville - capitale naturelle de la Chalosse, région aux terres de culture et d'élevage grasses et fertiles - constitue un centre économique important avec ses deux foires annuelles de 16 jours et son marché hebdomadaire du lundi qui voit le jour en mars 1368.

Le département des Landes est créé en rassemblant une grande partie de l'ancienne province de la Gascogne, et en excluant étrangement la commune de Bayonne, rattachée aux Basses-Pyrénées. Le choix du siège de l'assemblée départementale se porte en 1790 sur Mont-de-Marsan, alors modeste bourgade de l'est du département nouvellement créé, et Dax devint un rang de chef-lieu d’arrondissement.

Napoléon Bonaparte pensa un instant transférer le siège de la préfecture de Mont-de-Marsan à Dax, mais la proximité de cette dernière avec l'Espagne le fit renoncer.

Dax détruisit une partie de ses remparts au XIXe siècle pour s'ouvrir vers l'extérieur, et au XIXe siècle, on abattit le château médiéval.

On construisit à la place de somptueux édifices Art déco afin d'attirer une clientèle aisée. C'est le cas notamment du casino et de l'hôtel Splendid, construits par l'architecte girondin Roger-Henri Expert vers 1928-1932. Nombreux sont les hommes et femmes célèbres à s'être soignés dans la cité gasconne depuis le XVIIIe siècle : Madame de Maintenon, Bergson, Georges Clemenceau, Utrillo, Sarah Bernhardt, Sacha Guitry, le Président Armand Fallières, Nicolas Ier, roi du Montenegro, la reine Marie de Roumanie, Pierre Fresnay et Yvonne Printemps...



* Le secteur tertiaire :

- Le secteur des services est le mieux représenté à Dax. Le tourisme, dynamisé par le thermalisme, la situation géographique (au cœur des Landes, proche des plages, du Pays basque et de l'Espagne), et les fêtes estivales (août et septembre), a engendré la création d'un grand nombre d'établissements hôteliers et de restauration. Le commerce bénéficie de cette aubaine, et les boutiques (habillement, gastronomie,...) sont nombreuses dans le secteur piétonnier.

- Le thermalisme : l'économie de la ville de Dax repose essentiellement sur le thermalisme (ses eaux thermales, ses boues permettent des applications thérapeutiques particulièrement efficaces contre les rhumatismes), qui lui procure une grande partie de ses emplois et de sa richesse. Cette activité lui permet de figurer parmi les communes landaises les plus riches et les plus prospères.



La cité reçoit 50 000 curistes par an, attirés par la réputation de la station dans les domaines de la phlébologie, de la gynécologie et de la rhumatologie. Cette affluence en fait la première station thermale de France, devant Balaruc,Vichy, Vittel. Depuis 2009, avec la cure en rhumatologie, la station de Dax et ses 15 établissements thermaux proposent une prise en charge spécifique de la fibromyalgie.


* L'industrie :

* Quoique moins important, le secteur industriel est bien implanté à Dax, favorisé par les dessertes de transport (ligne Paris-Bordeaux-Irun, Fret et TGV, autoroute A 63 à proximité). Ainsi, la ville produit les boues nécessaires à l'activité thermale (1500 tonnes / an), du sel (extrait par forage dans une commune proche puis raffiné sur Dax, 50 000 tonnes / an), de l'eau minérale (25 millions de bouteilles / an), du film plastique (20 000 tonnes / an, dont 5 000 à l'export), papier (270 millions de m² / an, dont 60 % à l'export),...

* La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Landes.

Comme toute ville gasconne qui se respecte, Dax sait faire la fête. La cité thermale sort de sa torpeur habituelle autour du 15 août(durant lesquelles 700 000 personnes y sont recensés, en moyenne) et du deuxième week-end de septembre.

En août ont lieu les traditionnelles Fêtes de Dax, qui durent six jours, et à l'occasion desquelles est organisée une grande féria taurine, articulée autour de cinq corridas, une corrida de rejoneo, une novillada piquée et deux novilladas sans picador. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

Les fêtes sont l'occasion pour la ville d'échapper durant six jours à la réalité et à la routine quotidiennes, en se plongeant littéralement dans une ambiance de liesse propre à embraser toute la ville. À l'heure où le maire déclare ouvertes les festivités, chacun - vêtu de blanc et de rouge - noue autour de son cou un foulard rouge qu'il ne quittera pas jusqu'à la fin. Cette tradition plutôt récente - héritée des célèbres fêtes de San Fermin à Pampelune en Navarre - est désormais bien ancrée, et donne à la fête un air plus gai, plus uni, plus fraternel, en abolissant les distinctions habituellement marquées par la tenue vestimentaire. Jeunes et moins jeunes festoient alors sans relâche jour et nuit, afin de ne rien perdre de ces quelques rares moments de joie.



La journée est le règne de la fête jolie, retenue et contenue : on vient boire l'apéritif et déjeuner entre amis ou en famille au son des peñas, bandas et autres orchestres s'éclatant dans la ville après les défilés méridionaux. Les enfants sont présents, les habits blancs resplendissent sous le généreux soleil gascon du mois d'août. Les animations sont nombreuses et pour tous les âges : courses de vaches, jeux d'arènes, défilés folkloriques, pêche, montgolfières, pelote basque, rugby, quilles de 9, concerts,...

Des journées à thèmes sont également organisées : ainsi les enfants ont une journée qui leur est spécialement consacrée avec des jeux, un mini encierro, une mini bodega,... Les traditions gasconnes ont aussi leur jour, le premier, toujours : course landaise, gymkhana à échasses, gastronomie,... Et puis, chaque bar, chaque association propose ses activités, qu'il peut ouvrir à tous ou réserver à ses membres, dans le cas de certaines peñas : repas, capeas, tertulias,... Car les aficionados sont nombreux en ces terres taurines et on peut les observer se diriger religieusement vers les arènes tous les matins et surtout tous les soirs pour la corrida du jour. Pendant ce temps-là, d'autres poursuivent la fête en ville.


Suite à la corrida, le visage de la ville change. La foule se fait de plus en plus dense, les terrasses des cafés et restaurants se remplissent, pendant que les bandas et autres formations musicales égaient les rues de leurs airs enlevés et allègres. Plus la soirée avance, plus l'ambiance se fait chaude : concerts aux quatre coins de la ville (en plein air, ou en salle), musique omniprésente, toro de fuego, rues bondées, esprits desinhibés par les vapeurs du pastis, de la vodka, du vin ou du champagne. Le tout dans une grande convivialité. Les bars ne désemplissent pas, les peñas et autres sociétés reçoivent leurs amis jusque tard dans le cadre qui convient à chacun : il y en a pour tous les goûts et chacun trouve sa place dans ce qui semble être un chaos au premier abord. L'heure du couvre-feu ayant sonné, chacun regagne ses pénates, tandis que les rares plus chanceux iront terminer leurs libations dans les quelques sociétés privées recevant leurs invités. Le tout avant de repartir pour une nouvelle journée de fête.

Arrivé le dernier jour, les bandas se réunissent dans les arènes pour entamer ensemble l'Agur Jaunak, adieu solennel et émouvant aux Fêtes. Le soir, après le feux d'artifices, chacun procède à son ultime tournée pour saluer une dernière fois les amis, jusqu'à l'année suivante.


Nous sortons de Dax, et nous nous dirigeons vers Bayonne. Dans une descente de plusieurs virages, je m'arrête, et je vous dis : "Regardez devant vous, on voit les Pyrénées !". Spectacle magnifique que nous offre la chaîne Pyrénéenne.


Voilà 2 h 30 que nous sommes partis, nous entrons enfin dans Bayonne.

Bayonne est une commune française (45 636 habitants en 2006), située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Proche de la frontière nord de l'Espagne, Bayonne est située au confluent de l'Adour et de la Nive. La ville détient un port actif et sûr, et elle est le principal foyer actif du Pays basque français.


Aux confins des Landes et du Pays basque, Bayonne joue le rôle de capitale économique du bassin de l'Adour, et de tête d'étape pour le tourisme pyrénéen. L'industrie moderne (métallurgies, produits chimiques) a pu s'y implanter, grâce aux possibilités d'approvisionnement par mer en charbon et minerais étrangers.

Nous allons prendre la sortie n°6 (Bayonne Nord) car elle dessert les quartiers nord de Bayonne mais va nous permettre également un accès rapide au centre de la ville.

La ville est traversée par un fleuve, l'Adour (ainsi que par les affluents de celui-ci, les ruisseaux de Portou et du moulin Esbouc), dans lequel se jette, précisément à Bayonne, la Nive.


En basque, ainsi qu'en gascon Bayonne s'écrit Baiona. Bayonne est la capitale économique et commerciale des trois provinces basques du nord des Pyrénées : le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule. Son influence rayonne aussi sur le sud du département voisin des Landes.

Bayonne possède 24 000 m² de surface commerciale pour 45 000 habitants plus des zones commerciales voisines des communes de d'Anglet et de Biarritz avec lesquelles elle partage l'administration de l'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne.

La Société des transports de l'agglomération de Bayonne, également connue sous le sigle Stab, est un réseau de transport en commun desservant les trois communes de la communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz (Cabab) ainsi que les communes de Boucau, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos.

Bayonne est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque.

En faisant de Bayonne le chef-lieu d'un des cinq arrondissements du département nouvellement créé (les quatre autres étant ceux de Pau, d'Orthez, d'Oloron et de Mauléon), la Révolution transforma Bayonne en un centre urbain primordial pour le Pays basque intérieur, qui en fit sa capitale.



La langue basque se développa alors plus significativement à Bayonne, avec l'arrivée de Basques venus de l'intérieur et même du Pays basque d'Espagne. Elle cohabita longtemps avec l'autre langue vernaculaire de la ville, le gascon dit « maritime », utilisé depuis le Moyen Âge. Ce gascon est apparu par un mélange de vocabulaire et de syntaxe du bas-latin avec un substrat basque. Il fut langue officielle, on ne sera donc pas étonné si la toponymie bayonnaise rappelle encore cette époque et cette tradition linguistique où Bayonne parlait officiellement gascon.

Avec l'inclusion dans le département des Basses-Pyrénées, Bayonne tourna de ce fait le dos à la Gascogne à laquelle elle s'était parfois identifiée, et avec laquelle elle s'était construite et donnée une partie de son visage actuel. La francisation grandissante au XXe siècle scella le sort du gascon à Bayonne qui n'est guère plus compris ou parlé que par une frange assez mince de la population. La même francisation fut sur le point d'y parvenir avec l'euskara, préservé par l'action déterminée de collectifs de défense de la langue et de la culture basques. Il n'en reste pas moins, même si la particularité gasconne disparaît très vite que Bayonne est encore une ville à double culture mais que sa situation géographique (coincée entre Pays basque et Gascogne) historique, linguistique et sociale.

De nombreuses festivités se déroulent à Bayonne :

* Festival La Ruée au Jazz précédé historiquement par Jazz aux remparts ;

* Corridas : durant tout l'été, la temporada bat son plein. C'est l'un des plus hauts lieux de la tauromachie en France, puisque Bayonne est la plus ancienne ville taurine de France. Un arrêté municipal réglementant l'encierro date de 1283 : vaches, bœufs et taureaux sont lâchés dans les rues de la ville. Les arènes actuelles, inaugurées en 1893, sont les plus grandes du Sud-Ouest (plus de 10 000 places). Environ 12 corridas y sont proposées chaque année, attirant les plus grands noms de la tauromachie. Durant la dernière corrida de 2006, six oreilles et une queue ont été décernées. Tout l'été, plusieurs novilladas ont également lieu. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

C'est à Bayonne que se tient les jeudi, vendredi et samedi saints la foire au jambon auquel la ville a donné son nom.

* Les fêtes de Bayonne : Les fêtes de Bayonne sont une période de fête dans la ville basco-gasconne de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) qui débute le mercredi qui précède le premier week-end du mois d'août et se termine le dimanche suivant (en cas de week-end à cheval sur les deux mois, elles s'achéveront toujours le premier dimanche d'août). En 2004, ces fêtes réunissaient entre 1,3 et 1,5 million de visiteurs, faisant de ces fêtes les plus importantes de France. La tenue de rigueur est blanche, accompagnée d'un foulard et d'une ceinture rouge (cinta ou faja). Cette tenue, non traditionnelle de la région, provient en fait de la Navarre en Espagne.


La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises. Durant les fêtes, deux corridas ont lieu.

Pendant la période des fêtes, deux couleurs sont prédominantes : le blanc et le rouge. La tenue officielle est le blanc avec le foulard rouge et la ceinture rouge.



Mais les couleurs de la tenue ont évolué depuis l'origine. Lors des premières fêtes, en 1932, les couleurs étaient le bleu et le blanc (le bleu venait du bleu de travail des ouvriers). Ce bleu fut ensuite remplacé par le rouge, à l'instar des fêtes de Pampelune, les Sanfermines, où le rouge et le blanc sont les couleurs officielles. Une polémique continue de nos jours, une minorité préférant les bleu et blanc originels (qui peuvent se rapporter aussi aux couleurs du club omnisports le plus important de la ville, l'Aviron bayonnais). On peut aussi trouver du vert, une autre des couleurs du drapeau basque.

Tout d'abord, les fêtes de Bayonne s'étalent depuis quelques années sur cinq jours (elles commencent le mercredi avant le premier dimanche d'août). Tout ce qu'il y a de meilleur dans la tradition basco-gasconne y est représenté : pelote, musiques et danses ; corridas, courses de vachettes (dont une fictive pour les enfants), défilés de chars, bandas, concerts, bals, toros de fuego, feux d'artifice animent les fêtes.



Inspirées des Fêtes de Pampelune qui les ont vues naître et… grandir, les Fêtes de Bayonne sont avant tout une ambiance indescriptible de liesse populaire embellie par un code vestimentaire plébiscité : vêtus de blanc et arborant fièrement un foulard rouge, des centaines de milliers de «festayres» (1) envahissent, chaque jour, le cœur de la cité, le temps d’un après-midi, d’une journée ou d’une soirée.

Et les foules chantent, dansent et s’amusent…

Dans les rues et sur les places, dans les bars et les peñas, sur les ponts et aux terrasses des cafés, une fête spontanée naturelle et conviviale irradie la cité, du petit matin jusque tard dans la nuit.


C’est la magie de ces cinq jours : autour des coutumes et traditions, des musiques vivantes, du sport et de la gastronomie, la fête investit la ville, s’insinue dans les remparts, se faufile à l’ombre de la cathédrale, parcourt les quais de la Nive pour s’évanouir le long des rues étroites dans un panache de rires et de chants…

Un impressionnant programme d’animations totalement gratuites s’offre à tous les publics, à tous les âges, à toutes les générations de festayres qui ont plaisir à déambuler dans rues et plachottes de la vieille ville.

Ces instants de joie et de bonheur partagés, de convivialité et de rires éclatants, d’échange et de partage dans le respect mutuel confèrent aux Fêtes de Bayonne leur caractère unique et leur esprit exceptionnel.

La marionnette du Roi Léon, veille attentivement sur ses ouailles durant toutes les fêtes.

Héros d'une bande dessinée de Jean Duverdier, ce personnage est inspiré d'une figure de la vie bayonnaise, Léon Dachary (Raphaël Dachary à l'état civil), réputé à l'époque pour ses frasques.

C'est lui qui lance les fêtes en jetant, du balcon de la mairie, les fameuses clés de la ville, avec une personnalité invitée : Luis Mariano, Johnny Hallyday en 1960, Zazie, Jean-Jacques Goldman (2002), Francis Cabrel, Guy Forget, Tony Estanguet en (2005), Anne-Sophie Lapix, Jules-Édouard Moustic et Éric Bayle en 2006, Hélène Ségara, Bernard Lavilliers, certains membres de l'équipe des Girondins de Bordeaux comme Lilian Laslandes, Élie Baup et François Grenet ainsi que des membres de l'Aviron bayonnais rugby pro. En 2007 Yannick Noah a eu l'honneur de jeter des clés du balcon de la mairie accompagné de Mathieu Crépel et de Richard Dourthe. En 2008 ce sont Christophe Hondelatte et Jean-Michel Aphatie, originaires de la région accompagnés d' Amélie Mauresmo qui jettent les clés à la foule. En 2009 l'ouverture a été réalisée par Laurent Gerra, Craig Gower, Rémi Martin et Julien Puricelli. En 2010 c'est Frédéric Beigbeder, dont la famille est installée à Guéthary, qui a ouvert les fêtes.


L'ensemble de ces fêtes se déroule en général dans une bonne ambiance, même si on dénombre des accidents, voire des morts dus à l'excès d'alcool, à des chutes depuis les remparts ou à des noyades dans la Nive ou l'Adour (dangereuses à causes des marées).

En 2007, deux plaintes pour viols et trois pour agression sexuelle ont été déposées.

En 2008, une forte campagne publicitaire pour le civisme, sécurité et prévention a été massivement diffusée et l'impact a été positif.

Bayonne renferme de nombreuses catégories sportives, voici le détail :

Aviron :

L'aviron (sport) est un sport pratiqué depuis toujours sur la Nive et l'Adour par les bayonnais. Deux clubs s'affrontent : la Société Nautique de Bayonne (SNB) (créé en 1875) et l'Aviron bayonnais (créé en 1904). Le club omnisport tient d'ailleurs de là son nom, suite à une dissidence de certains membres de la SNB.



Basket-ball :

Denek Bat Bayonne Urcuit est un club français de basket-ball dont la section masculine évolue en NM1 (3e échelon national du championnat français). Le club est basé dans la ville d'Urcuit, mais évolue dans le Palais des Sports de Lauga à Bayonne.

Football :

Le football est représenté par l'Aviron bayonnais football club qui évolue cette saison en National. Didier Deschamps a commencé sa carrière à l'Aviron bayonnais. Le stade (ex stade du Grand Basque) porte aujourd'hui son nom. Il existe aussi 3 autres clubs bayonnais : Les Croisés de Saint-André (évoluant en Division Supérieure Régionale), Les Étoiles portugaises de Bayonne (Première Division District) et l'Association Bayonne rive droite (3e Division District).

Omnisport :

Le club omnisports Aviron bayonnais est le club de la ville regroupant de nombreux sports et un grand nombre de licenciés. Presque toutes les activités sont disponibles. Il existe aussi le Club Olympique Bayonnais créé en 1972, qui est situé dans la Villa Pyrénéa dans le quartier des Hauts de Sainte-Croix. Le club propose un large panel de disciplines sportives dont la pelote, la gymnastique, les sports de combat (lutte, sambo, judo, capoeira, taekwondo) ainsi qu'une section billard. Le club comptait près de 400 licenciés pour l'année 2007.

Pelote basque :

En tant que capitale du Pays basque français, Bayonne est un lieu important de la pelote basque. La Fédération Française de Pelote Basque a d'ailleurs son siège au Trinquet moderne, près des Arènes. De nombreux titres ont été remportés par les pelotaris de la ville. Des championnats du monde y ont eu lieu.


Rugby :

Le rugby est apparu au Pays basque à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée en 1897 au Lycée de Bayonne d'un landais de 20 ans qui convertit ses camarades au football-rugby, qu'il avait lui-même découvert à Bordeaux.
Pratiquant dans les espaces de la porte d'Espagne, ils communiquèrent leur engouement aux autres collèges de Bayonne et de Biarritz, conduisant à la création du Biarritz-Sporting-Club et du Biarritz-Stade qui fusionneront en 1913 pour devenir le Biarritz-Olympique.

Bayonne a deux clubs de rugby : L'Association Sportive Bayonnaise (ASB), dont l'équipe masculine évolue à ce jour en Fédérale 3 et l'Aviron bayonnais évoluant cette année en Top 14. L'Aviron bayonnais, fondé en 1904, a remporté trois titres de Champion de France (1913, 1934 et 1943). Il fut le premier club d'une petite ville à devenir Champion de France, créant de surcroît la légende du "jeu à la bayonnaise", allusion à son jeu basé sur l'évitement et l'attaque à outrance.

Son stade est le stade Jean Dauger, première star du rugby tricolore. L'ambiance qui y règne et la ferveur incomparable de tout le Pays Basque pour l'Aviron bayonnais lui ont rapporté le prix du Meilleur Public du Top 14 pour la saison 2005-2006.


À noter qu'il existe également une équipe féminine au sein de l'ASB, évoluant en Division Nationale 1B.

La ville historique se divise en trois quartiers :

* Saint-Esprit sur la rive droite de l'Adour, surplombée par la citadelle.
* le grand Bayonne sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive, qui renferme le Château-Vieux et la cathédrale Sainte-Marie,
* le petit Bayonne entre l'Adour et la Nive.

Le Quartier Saint-Esprit :

Ce quartier, créé au XIIe siècle, est le quartier populaire de la ville qui accueillait les étrangers et immigrants. Le quartier constituait autrefois une commune autonome, appelée Saint-Esprit-lès-Bayonne, rattachée à l'arrondissement de Dax, dans les Landes. La commune fut intégrée à Bayonne en 1857.



Les premiers occupants du quartier furent les moines de l'ordre hospitalier du Saint-Esprit qui ouvrirent un hospice sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle d'où le nom du quartier. Cet hospice était une étape importante avant l'ascension des Pyrénées. C'est aussi le quartier où s'installèrent les juifs séfarades portugais ou marranes qui fuyaient l'Inquisition au XVIe siècle apportant avec eux l'art de faire le chocolat. En 1615, la France découvre le chocolat à Bayonne à l'occasion du mariage de l'infante espagnole Anne d'Autriche avec Louis XIII. Bayonne est ainsi une ville connue aujourd'hui encore pour son chocolat de qualité.

Ces familles d'origine portugaise seront considérées comme citoyennes après la Révolution. Beaucoup de leurs membres sont des apothicaires, des armateurs ou des négociants qui s'intègrent à la population bayonnaise.

On trouve dans ce quartier :

* l'église Saint-Esprit, édifiée sur les bases d'un prieuré roman dont quelques éléments subsistent dans l'édifice actuel. Cette église est élevée au rang de collégiale par Louis XI à la fin du XVe siècle. Les très belles voutes gothiques du chœur ornées d'entrelacs et de médaillons propres au style flamboyant datent de cette époque. L'église contient des reliques de Sainte-Irène.


* la place de la République et de l'église Saint-Esprit.
* la gare de Bayonne.
* la citadelle édifiée par Vauban datant du XVIIe siècle.
* la synagogue de Bayonne datant de 1837 due à l'architecte Capdeville.

C'est à Saint-Esprit-lès-Bayonne, alors commune autonome des Landes, qu'a lieu le 21 août 1853, la première course espagnole en France, valant aujourd'hui à Bayonne le titre de « Plus vieille place taurine de France ».

Quartier du Grand Bayonne :

Ce quartier renferme les origines de la ville de Bayonne puisqu'il est le lieu où le castrum romain fut implanté. C'est le centre-ville et le quartier commerçant de la ville.


La place de la Liberté est la plus ancienne de la ville et le dallage reproduit les blasons d'Aquitaine, du Labourd et de Gascogne. La ville était jusqu'au XVIIe siècle couverte de voies d'eau qui servaient au commerce. La rue du Port-Neuf était un ancien canal d'où son nom. Les maisons à arcades encadrant cette rue sont construites sur pilotis et sont les plus belles de la ville. Leurs pans de bois et leurs volets à persiennes sont peints en rouge, marron, vert ou bleu.

Les quais de la Nive étaient autrefois le lieu de débarquement du poisson après la pêche. Au bout du quai, on retrouve deux tours de l'enceinte romaine dans la rue Tour-de-Sault. La rue d'Espagne est typique avec ses maisons hautes et étroites disposant de deux fenêtres avec des balcons en fer forgé, de colombages et de heurtoirs aux portes.



On retrouve tout autour du quartier les anciens fossés et fortifications successives de la ville. La rue Orbe, la rue de la Salie et le boulevard du rempart Lachepaillet ont pris la place de l'ancien fossé asséché de la ville qui a disparu au XIIe siècle. Par endroit, on retrouve aussi les fortifications de François Ier puis celles de Vauban comme dans la rue des Augustins ou encore dans le boulevard du rempart Lachepaillet.

Quartier du Petit Bayonne :

C'est le quartier le plus vivant de la ville et aussi populaire. Ce quartier fut concédé aux évêques en 1152 comme zone franche. Vauban l'engloba dans ses fortifications. Là aussi, le quartier disposait de nombreux canaux qui servaient de voies de communication. Les maisons sont typiques de la ville de Bayonne. On en retrouve aux quais des corsaires et Galuperie.

Ce quartier fut le refuge de nombreux Basques espagnols chassés par la montée du franquisme. Enfin, on y retrouve les remparts de Vauban avec la porte de Mousserolles.

On y trouve également le Musée basque, le Musée Bonnat, le Château-Neuf et l'un des plus anciens trinquets du Pays basque.

Vous n'avez pas faim ??

Alors suivez moi, nous allons passer devant la Cathédrale, et juste derrière, il y a ma crêperie préférée : Au pied de la cathédrale, dans un cadre historique, l'équipe de "A la Bolée" va
nous accueillir à Bayonne (64100 Pyrénées Atlantiques) avec le sourire dans sa crêperie salon de thé, où convivialité et produits frais maison seront les recettes de votre plaisir !


J'aime bien me retrouver dans cet endroit le midi lorsque j'arrive à Bayonne, j'espère que vous apprécierez comme moi. Ensuite, nous irons faire quelques boutiques dans la rue de la Poissonnerie et la rue des Basques (deux grandes artères très commerçantes où les boutiques rivalisent de beauté).

Voilà, après avoir bien mangé, fait quelques achats, nous allons repartir vers la voiture. Nous allons emprunter la direction de Biarritz, le BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz).

en cours
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re balade sur la cote basque de Cloe_38

Message  victoria le Dim 5 Fév - 8:09

j'attends la suite avec impatience, merci ma vic, ça m'a fait très plaisir de lire ton article, j'aime les landes, je connais très peu mais j'en ai gardé des bons souvenirs, comme tu le sais ma maman etait landaise, la seule chose que je n'apprécie pas c'est la corrida, les courses de vachettes etccccc grrrrrrrrr, beaucoup de souvenirs me reviennent en tête, j'ai aimé cette période de ma vie, j'y ai vécu pendant une courte période, pas loin de mimizan, gros bisous à tous
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re balade sur la cote basque Message de Redlight

Message  victoria le Dim 5 Fév - 8:14

bonsoir

quel bel expsé comme dhab que tu nous fait partager, je me souviens de cette année la j etais monté au cap férré pour relaché les cendres d une personne quietait partit , et elle voulait absolument terminer dans ce coin la , donc respect a lui , pas a l autre con bien sur, et son souhait a été éxcausé. Ce qui m as frappé le plus a cet période était de voir les ravages qui avait été fait pendant la periode de noel quand aux tempetes . Je suis resté sur le cul un paysage de désolation , i yen avait partout. En tout cas victoria continue de nous enmené comme cela car c est toujours un moment de bonheur que de te lire...
bisous.
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Landes et Pays Basque Message de Mesange

Message  victoria le Dim 5 Fév - 8:16


Merci Victoria pour ce passionnant circuit en pays landais et basque, en nous faisant découvrir des endroits que tu connais bien.

Tu es un excellent guide, une fameuse conteuse. On ne se lasse pas de te lire.

A quand la suite ? il y en a une j'espère !

Je vais relire souvent ton post.

Merci à toi, et gros bisous.
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Balade sur la côte basque (suite)

Message  victoria le Dim 5 Fév - 18:02

Re bonjour à tous



Encore 4 kms à faire, et nous allons arriver à Biarritz. Biarritz est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine, et à 38 km de la ville espagnole Saint-Sébastien. Cette station balnéaire est l'une des plus prestigieuses de la côte atlantique française. L'océan, avec ses puissantes vagues, a fait de Biarritz un spot de surf réputé dans le monde entier.


Biarritz est aujourd'hui rattachée à la province basque du Labourd. On peut aussi considérer qu'elle est la pointe méridionale extrême de l'aire d'influence du gascon (parlar negre), et donc de la Gascogne .

Biarritz est située dans le sud ouest de la France, département des Pyrénées-Atlantiques, région Aquitaine, non loin de la frontière avec l'Espagne et le long de la Côte basque, au creux du golfe de Gascogne. Le cap Saint-Martin, que domine le phare de Biarritz marque la limite entre la côte sablonneuse au nord, commencée à l'extrême pointe de la Gironde et qui se termine à Anglet, et la côte découpée de falaises du Pays basque au sud. Biarritz est construite sur une suite de collines le long de la côte. La ville donne directement sur différentes criques et plages de sable fin comme la grande plage, la côte des Basques ou le port des pêcheurs.




en cours
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Salut Lady Victoria !

Message  mesange le Mar 7 Fév - 18:54

Notre ballade sur la Côte Basque ! quelle plaisir de la retrouver !

Et retrouver roman, oiseaubleue, et les autres, c'est super !

Tes coups de gueule, bien sûr qu'on te permet ! pas trop de "poil à gratter" quand même, lol !

Bisous ma victoria !


avatar
mesange

Messages : 481
Date d'inscription : 01/02/2012
Age : 81
Localisation : près de Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le coin de victoria

Message  victoria le Mar 7 Fév - 22:43


Loll merci ma Mesange, c'est vrai que c'est une belle balade.

J'ai pris du retard ce soir, et on n'est pas encore arrivées Wink . Je dois me dépêcher.


Bisouuuus à toi ma belle
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Balade sur la côte basque (re suite lool)

Message  victoria le Mar 7 Fév - 22:48

Re bisouus à tous


Biarritz est sans aucun doute l'une des stations balnéaires françaises les plus réputées.

Aprés un essor certain grâce à l'activité de la pèche au Moyen Age, Biarritz restera pourtant jusqu'au 18ème beaucoup moins dynamique et reconnue que ses soeurs de Saint Jean de Luz et Bayonne qui ont alors les préférences de la royauté.

A partir du 18ème siècle, tout change, la villégiature de bord de mer devient très à la mode et riches, célébrités, artistes et puissants commencent à envahir Biarritz (Napoléon en 1808 puis Victor Hugo, Stendhal...puis Napoléon III y fait construire en 1854 la villa Eugénie).

Depuis lors , hormis pendant la guerre 39/45, Biarritz ne cessera jusqu'à aujourd'hui d'attirer les vacanciers, Français, Espagnols, Allemands ou Anglais, riches et célèbres qui y construiront des dizaines de somptueuses villas pour y organiser les soirées les plus magnifiques.

Ces villas splendides et toutes originales font aujourd'hui de l'architecture de Biarritz un mélange harmonieux, parfois désuet, mais non sans charme, de styles très différents.


Biarritz reste donc très à la mode, les surfeurs, golfeurs et autres adeptes du jeu ou de la Thalasso sont là pour attester de l'attrait toujours exercé par la station balnéaire au 21ème siècle!

Dès 1784, les bains de mer sont à la mode et Napoléon s'y baigna en 1808. L'impératrice Eugénie décida d'en faire sa villégiature après y avoir séjourné deux mois en 1854, et Napoléon III lui construisit un palais de forme de E. Cet épisode y amena les têtes couronnées de toute l'Europe et fit le succès de la ville qui devint «la reine des plages et la plage des rois».

C'est à Biarritz que Bismarck vint rencontrer Louis-Napoléon Bonaparte en septembre 1865, afin d'obtenir le soutien de l'empereur français à la politique prussienne. De cette histoire, Biarritz a gardé quelques immeubles caractéristiques comme une église orthodoxe à la coupole peinte en bleu à rapprocher des visites de l'aristocratie russe d'avant la Révolution russe (les tournées des grands ducs sont restées dans l'imaginaire ou le folklore local).

Créé en 1894, agrandi deux fois (1911 et 1926) et toujours vivant aujourd'hui, le grand magasin Biarritz Bonheur est à l'époque un temple du luxe et de la mode. Au début du XXe siècle, la majorité de ses employés parlent anglais.

En 1957, le scénariste américain Peter Viertel, de passage à Biarritz avec son épouse Deborah Kerr pour le tournage du film Le Soleil se lève aussi, utilise une planche de surf qu'un ami a fait venir par avion de Californie. C'est le lancement de ce sport à Biarritz. Les premiers Biarrots s'essayent au surf et lancent une mode qui va durer en s'appuyant sur la qualité des vagues de la côte Atlantique.

Aujourd'hui, la ville est devenue un des pôles européens et mondiaux de ce sport de glisse.

Nous allons aller nous garer au parking souterrain du Casino, et ainsi, nous pourrons nous balader dans les rues commerçantes, et en bordure de plage. Mais tout de suite, je vais vous emmener dans mon café préféré (face à la grande plage) qui se nomme Chez Dodin : son chocolat chaud est très réputé (ainsi que ses desserts très raffinés). Une fois installés (ées) en terrasse, il ne nous reste plus qu'à nous faire choyer, et admirer le spectacle que nous offrent les vagues de l'océan. Nous pourrions y rester des heures, on ne se lasse jamais du spectacle.



La ville de Biarritz fait partie de la Communauté d'agglomération Côte Basque-Adour qui regroupe trois communes de l'agglomération bayonnaise.

Elle fait partie de quatre autres structures intercommunales :

* Syndicat intercommunal d'aménagement de la zone Ilbarritz-Mouriscot
* Syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak
* Syndicat mixte de l'usine de la Nive
* Syndicat mixte pour le soutien à la culture basque.

Biarritz fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Deux minutes les amis, je passe un petit coup de fil pour réserver le restaurant pour ce soir, ce sera ma surprise de la journée.

Biarritz est associée dans une communauté d'agglomération avec les villes d'Anglet et de Bayonne (le BAB) avec lesquelles elle partage l'administration de l'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne. Ses activités économiques locales sont tournées vers :

* le tourisme,
* le sport (golf, surf et rugby),
* la thalassothérapie
* l'industrie

Les éditions Séguier ont leur siège à Biarritz.
Dassault Aviation possède un établissement à Biarritz, qui produit des éléments en composites et assemble des fuselages des avions Falcon.

Ses sources d'eaux salines (amenées de Briscous par des canalisations) font aussi de Biarritz une station thermale spécialisée dans le traitement du lymphatisme.

Plusieurs musées sont à visiter (on verra si nous avons le temps) :

* Le musée de la Mer est un bâtiment de style Art déco, accolé à la falaise du plateau de l'Atalaye, dont la construction remonte à 1933. Il abrite une importante collection d'animaux marins et d'oiseaux. L'emblème du musée de la mer est un poulpe blanc sur fond bleu.


* Musée du chocolat


* Asiatica, musée d'art oriental, regroupe des objets d'art d'Inde, du Tibet, du Népal et de la Chine sur 800 m².
* Le musée historique de Biarritz, situé dans une ancienne église anglicane, l'église Saint-Andrew's, rachetée par la ville au début des années quatre-vingt.

Description du Patrimoine civil :

* le rocher de la Vierge qui est véritablement l'emblème de la ville de Biarritz. C'est sur l'initiative de Napoléon III qu'a été percé ce rocher, qui devait servir de base à la construction d'un port-refuge. En 1865, une statue de la Vierge, achetée à l'exposition franco-espagnole de Bayonne (ateliers Ducel), y a été installée. L'ancienne passerelle en bois a disparu en 1887 pour céder la place à une passerelle des ateliers Eiffel, sur laquelle il est déconseillé de s'aventurer par gros temps. De ce rocher, on peut admirer toute la côte ;



* la villa Eugénie ou hôtel du Palais ;


* L'imposant bâtiment, rue Mazagran, de l'ex hôtel d'Angleterre fondé en 1870 avec sa grille classée construit par l'entrepreneur bâtisseur Louis Moussempès ;
* la villa Natacha (ancienne villa Leuba) recelle un buffet (armoire-dressoir) d'Henri Sauvage recensé dans le catalogue du ministère de la Culture ;
* Sacchino, propriétaire jules Moussempès pharmacien, autrefois Castel Biarritz qui deviendra la résidence dite Pavillon Royal de la reine Nathalie de Serbie ;
* l'hôtel Plazza
* le casino de style Art déco, situé en plein centre au bord de la Grande Plage. Il a été rénové dans les années 1990 ;



* le phare de la pointe Saint Martin, érigé en 1834, est l'un des points les plus visibles depuis la mer dans cette partie du golfe de Gascogne ;


* la villa Belza : ce bâtiment, œuvre de l'architecte Alphonse Bertrand, construit de 1880 à 1895 pour Marie-Belza Dubreuil, se dresse sur le rocher du Cachaous. Il abrite des appartements après avoir été pendant les années folles, un cabaret et restaurant russe.
* la villa le Goëland transformée en maison d'hôtes en 2003 ;
* le domaine de Françon ;
* le château Boulard ;
* le Pavillon d'Angleterre
* les crampottes, cabanes des pêcheurs du port des pêcheurs.
* les anciens bains du port-vieux.

Le Patrimoine environnemental :

Les falaises :

Les falaises de Biarritz connaissent une érosion constante depuis le début du XXe siècle de 70 cm par an, contre lequel les équipes municipales successives sont impuissantes, malgré les travaux engagés.



Les plages :

La commune dispose des plages suivantes : plage du Miramar, la Grande Plage, le Port Vieux, la Côte des Basques, la plage de Marbella et la plage de la Milady.


La Grande Plage

Plage des Basques

Espaces verts et fleurissement :

120 ha d'espaces boisés sont entretenus par la municipalité, ainsi que deux lacs, le lac Marion et le lac Mouriscot.
Le jardin public, en centre ville en face de la gare du Midi, aujourd'hui transformée en espace culturel, a été créé en 1903.


Le parc Mazon et le jardin Lahouze sont également des espaces verts et fleuris de la commune.
La commune a été récompensée de trois fleurs au concours des villes et villages fleuris 2006.

Le sport est également aux premières loges dans cette superbe ville :

Équitation :

l'hippodrome des fleurs est dédié aux courses de trot ;


Golf :

le golf du Phare (construit par des britanniques en 1888) est l'hôte de la Biarritz Cup, importante compétition amateur ;

Football américain :

les Atlantes de Biarritz sont une équipe évoluant en 2008 en Casque d'argent de football américain (championnat de France de football américain de 3eme division) ;

Pelote basque :

la ville organise de nombreux tournois amateurs et professionnels, notamment les Masters du jaï alaï de cesta punta en juillet.

Rugby à XV :

le club de rugby du Biarritz olympique Pays basque (BOPB) est le club phare de la ville. Fondé en 1913, il s'honore de 5 titres de champion de France (1935, 1939, 2002, 2005 et 2006) et de 2 finales de Coupe d'Europe (2006 et 2010). Le BOPB se produit au parc des sports d'Aguiléra (15 000 places). Son joueur légendaire est Serge Blanco.


Surf :

Biarritz accueille régulièrement des compétitions de surf, comme les épreuves de championnat du monde de longboard de 1992 à 2005 lors du Biarritz Surf Festival.
Surfrider Foundation Europe a son siège à Biarritz.



Bon les filles, (les mecs aussi), nous allons nous rendre place Clémenceau : de là partent toutes les grandes rues commerçantes, et nous allons faire un peu de shopping ! Entre les vêtements, les bijoux, les produits spécifiques au Pays Basque (linge de maison, etc....), les boutiques 64, y en a pour tous les goûts.

64, c'est la marque au logo évocateur des vacances et du Pays Basque. 64 symbolise l'art de vivre sur la Côte Basque : la nature, le sport, la fête, le bien-être. Notre région est unique, entre océan et montagne, à la croisée de tous les sports : pelote basque, rugby, surf, etc....

Bouhhh, j'en ai marre de marcher, pas vous ??? Il est presque 18 h, je vous propose de rejoindre la voiture. Nous allons aller à l'hôtel nous reposer un peu, et ensuite, je vous emmène dans un restaurant sympa qui se situe face au port de pêche, déguster un énorme plateau de fruits de mer. J'espère que tout le monde aime ! Je tiens à rassurer ceux ou celles qui n'aiment pas les fruits de mer, je suis certaine qu'ils trouveront quelque chose à leur goût, c'est obligé.



À quai sur le Port des Pêcheurs, Chez Albert ouvre terrasse et salle à manger au grand large. Comme sur le pont d'un bateau en partance, le regard se fixe sur l'océan puis se détourne le temps d'un dernier coup d'œil sur Biarritz et la belle église Sainte-Eugénie...

avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Coups de gueule autorisés

Message  mesange le Mer 8 Fév - 16:38

Bien sûr qu'on tient à tes coups de gueule, victoria. On les attend. C'est amusant. Et ma fois, avec l'actualité, c'est inépuisable.
Fais nous rire, on en a besoin, ces temps ci.
Je suis contente de retrouver les mêmes rubriques, c'est facile de se repérer.
Bisous Victoria.
avatar
mesange

Messages : 481
Date d'inscription : 01/02/2012
Age : 81
Localisation : près de Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le coin de victoria

Message  victoria le Mer 8 Fév - 17:47


Grand merci ma Mesange Very Happy .

Suis bien d'accord avec toi, pourquoi laisser de côté les choses amusantes Very Happy .

Suis en ce moment en train d'essayer de récupérer quelques écrits, mais quand je vais m'y mettre, j'espère encore vous surprendre et aussi vous amuser Laughing .


Bisouuuus à toi ma belle
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Balade sur la côte basque (suite et fin)

Message  victoria le Mer 8 Fév - 18:12

Re re bisous à tous

Revenons dans notre restaurant "chez Albert" déguster notre plateau de fruits de mer Wink .

Comme une pêche miraculeuse, fruits de mer et poissons resplendissent de fraîcheur. À chaque bouchée, vous verrez que c'est une découverte, une émotion, une évocation de voyage, un goût d'aventure...



Ce restaurant n'est pas très grand, mais il a une sacrée renommée je peux vous le dire ! De nombreuses stars sont venues chez Albert pour y déguster des fruits de mer, ou autres spécialités, comme Coluche, Depardieu, Johnny Hallyday, Karl Lagerfeld.....De toute façon, vous pourrez voir leurs photos dédicacées accrochées à l'intérieur du restaurant.
Ensuite, si vous le souhaitez, nous irons nous balader le long de le Grande Plage afin de digérer un peu , car demain, je vous emmène à St Jean de Luz, encore une très belle ville que je vais vous inviter à découvrir.

Ca va ?? Tout le monde a bien dormi ?? Allez hop, suivez moi au buffet, nous allons prendre le petit déjeuner.


Nous voilà de nouveau en voiture, 14 kms à faire et nous allons arriver à St Jean de Luz.


La baie de Saint-Jean-de-Luz est située au fond du golfe de Gascogne. C'est la seule rade abritée entre Arcachon et l'Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l'océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la Côte Basque. La station balnéaire est de création relativement récente mais le port, lui même, est très ancien.

Saint-Jean-de-Luz fait partie de la province basque du Labourd, ainsi que de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Immédiatement au sud d'Acotz se trouve le quartier d'Erromardie, beaucoup moins étendu, qui fait la transition entre la zone périurbaine et l'urbanisation plus « dure » de l'agglomération luzienne proprement dite.

Entre la plage d'Erromardie et la pointe d'Archilua (croix votive), en bord de mer, on trouve quelques garennes, de vastes jardins mais aussi l'ancien site d'un skate park (en cours de démantèlement et délaissé de longue date par la jeunesse locale au profit d'un équipement plus modeste mais installé en centre-ville) et, surtout, le site des arènes de plein air (démontables) où se produisent durant la saison estivale les vachettes d'Intervilles (dans le cadre de spectacles « landais » au cours desquels les spectateurs sont invités à devenir des acteurs : course d'ânes, toro-piscine, etc.)



À l'est de la commune, au-delà d'une ligne Uhalden Borda - ferme Jaldai - Sopitenea - Billitorte, s'étend une très vaste zone d'aspect encore rural, correspondant en gros au quartier de Chantaco et aux marges rustiques de l'espace luzien, vers les communes d'Ahetze et Saint-Pée-sur-Nivelle. Cet espace, encore voué pour l'essentiel aux bois, champs et pacages, s'étend des abords de la route d'Ostalapia, vers Ahetze, au nord (soit à gauche de la D810 quand on arrive en ville depuis Biarritz) jusqu'à la Nivelle au sud.

La municipalité n'a pas procédé à une délimitation nette des différents quartiers. Mais certains quartiers ont cependant une personnalité indiscutable. Le centre-ville correspond en gros au Vieux Saint-Jean, limité par le port, la rue du Midi et le boulevard Thiers, mais s'étend, autour du Boulevard Victor Hugo, bien au delà du site initial de la "cité des Corsaires". Un vaste secteur piétonnier (restaurants, magasins) relie la mer (promenade Jacques Thibaud) à la "grand rue" (Karrika Handia baptisée du nom de Gambetta) laquelle débouche sur la place "Louis XIV" et ses accueillantes terrasses (kiosque à musique et exposition de peintures en saison). Autour des Halles et de la Gare s'organise une vie de quartier dynamisée par la présence du marché (très actif les mardis et vendredis matin) et l'implantation récente d'un complexe cinématographique.



Saint-Jean-de-Luz ne fut à l'origine qu'une modeste bourgade sur les dunes, entre mer et marais, à l'entrée de l'estuaire de la Nivelle, face à la colline de Bordagain. Jadis propriété des chanoines de la cathédrale de Bayonne, la communauté, bien que devenue autonome, ne posséda jamais d'enceinte ; elle ne fit par conséquent pas véritablement figure de ville avant l'époque moderne.

Au XVe siècle, les pêcheurs basques du port de Saint-Jean-de-Luz explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue jointe à la chasse à la baleine accrurent considérablement la prospérité de la commune. Du XVIe au XVIIIe siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France. L'enrichissement du port et l'afflux de population furent tels qu'il en résulta l'urbanisation de Ciboure, quartier détaché d'Urrugne (le couvent des Recollets fut implanté à proximité du pont qui relie les deux communes pour apaiser les relations entre les deux communautés, souvent rivales).

De nos jours, la « cité des corsaires » vit de plus en plus ouvertement du tourisme. Sa grande plage, très sûre pour les enfants, est très appréciée. L'équipement de la station est par ailleurs complet et permet à la saison d'excéder les seuls mois d'été (tourisme populaire mais également hôtels de standing, thalassothérapie, piscine, casino, golf… un centre de conférence est en construction). Saint-Jean-de-Luz profite en outre, toute l'année, d'un tourisme de proximité important : l'animation commerciale est notable le week end, grâce à l'ouverture assez générale des commerces du secteur piétonnier, y compris le Dimanche, et aux promeneurs venus des grandes agglomérations urbaines proches (conurbation littorale de Guipuzcoa et agglomération de Bayonne essentiellement) comme de tout le grand Sud-Ouest. Grâce à son site et à sa qualité de vie, la ville est particulièrement attractive aux yeux des jeunes séniors, dont beaucoup viennent s'y établir.



Il n'en reste pas moins que Saint-Jean-de-Luz, tout en constituant un maillon fort du réseau urbain littoral, constitue un cadre de vie privilégié. Tout en restant fidèle à sa longue tradition d'accueil, elle maintient un caractère basque indéniable.

Nous allons aller nous garer, et je vais vous faire visiter St Jean. Nous allons emprunter le boulevard Victor Hugo depuis l’Office de Tourisme, passer devant les halles construites au 19ème siècle à l’emplacement de l’ancien quartier du marais, et agrandies en 1925 par l’architecte André Pavlovsky.
Vous découvrirez ensuite le port de pêche traditionnel, encore très actif de nos jours, d’où partaient les célèbres corsaires luziens au 17ème et 18ème siècles, d’où le surnom de St Jean de Luz de « cité des corsaires ». D’ailleurs on retrouve, dans les armoiries de la ville, un bateau, rappel de l’importance de l’activité portuaire.



Vue sur le port depuis la maison de l'Infante
Ensuite, nous irons flâner sur la promenade Jacques Thibaud, face à la grande plage abritée de la houle par les ouvrages de protection construits sur ordre de Napoléon III afin de défendre la ville des attaques incessantes de la mer. En effet, une partie de la ville, située à la place du plan d'eau actuel, a été emporté par les flots. Actuellement il ne subsiste de ce quartier de la Barre, quartier disparu en grande partie au 18ème siècle, que quelques demeures d’armateurs, à l’exemple de la maison des 3 canons.
Ces demeures étaient situées principalement rue Mazarin, rue de la Baleine ou bien encore rue de la République. Cette dernière fut également l’ultime bastion des kaskarots, ces marchandes de poissons qui, panier sur la tête, couraient vendre leurs sardines jusqu’au marché.

Face à la mer, vous verrez également des constructions plus récentes, datant de l’entre-deux guerres, notamment le complexe casino la Pergola de Robert Mallet Stevens, construit en 1928, à la place d’un des premiers établissements de bains qui ont accueilli les premiers « étrangers », ces anglais attirés par la douceur du climat de la côte basque au 19ème siècle.
Nous redescendrons ensuite par les rues pittoresques de la vieille ville pour nous rendre à l’église Saint Jean-Baptiste, où eut lieu, le 9 juin 1660, le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, qui était une des clauses principales du traité des Pyrénées, rétablissant ainsi définitivement la paix entre la France et l’Espagne.
A l’intérieur, vous pourrez découvrir un magnifique retable de style baroque, prolongé de 4 chapelles latérales. Dans l’une d’elles, se trouve un vitrail représentant Jacques le Majeur, évocation du chemin de Saint Jacques de Compostelle dont la voie du littoral passait par Saint-Jean-de-Luz.


Nous terminerons notre balade sur la place Louis XIV face à l’Hôtel de ville, d’où vous pourrez contempler de belles demeures du 17ème siècle, comme Lohobiague-enea dite « Maison Louis XIV » entourée de tourelles d’angles ou Joanoenia dite « Maison de l’Infante », d’architecture plus classique située face au port.

Il est presque 13 h, je vais vous emmener dans un restaurant où vous allez pouvoir déguster des plats typiques de la région. A l'apéro déjà, nous allons goûter le Patxaran (prononcer patcharan).

Le patxaran ou pacharan (prononcer patcharane) est une liqueur du Pays basque fabriquée à partir de la macération de prunelles sauvages dans de l'alcool anisé. Le nom basque est basarana (prune sauvage), aran signifiant « prune ». De ce terme vient le nom de patxaran, populairement employé en Navarre depuis la fin du XIXe siècle.


Le fruit provient du prunellier (prunus spinosa), un buisson à rameaux très épineux, divariqués de la famille des rosacées. Il peut atteindre une hauteur de 4 à 6 m. C'est un arbuste très ramifié et touffu dont l'écorce est brun foncé, brillant avec des épines atteignant 4 cm. Son milieu est de préférence humide, constitué de calcaires et riche en matières organiques.

Les feuilles sont caduques, petites, ovales et finement dentées. Les fleurs sont blanches, petites, pédonculées. La drupe est petite 6-12 mm, globuleuse, dressée, d'un bleu-noirâtre, très acerbe et le noyau subglobuleux, presque lisse.

Les racines, les feuilles et les fleurs servent à confectionner des tisanes et breuvages médicinaux.

Ensuite, vous pourrez déguster de la piperade basque et de l'Axoa (prononcer achoa). La piperade, plat typiquement basque, est une recette utilisée exclusivement avec des ingrédients régionaux. C’est à la fois un plat complet délicieux et parfumé qui obtient toujours un vrai succès et sans le jambon, c’est aussi un accompagnement. L'axoa, est un mets traditionnel du Pays basque (Labourd), dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce plat rustique, qui était servi les jours de foire, n'est pas vraiment codifié : il s'agit d'un émincé de bœuf ou de veau, relevé avec des épices, des piments et des oignons.


piperade


Axoa

Il est souvent évoqué à propos d'Espelette parce qu'un restaurateur-hôtelier de ce bourg, dont il fut longtemps le maire, le mit en avant sur sa carte et le fit connaître aux touristes et aux journalistes.

Il est habituellement proposé avec un vin charpenté de la région, notamment d'AOC Irouléguy ou Madiran .

Ensuite, nous gouterons le fromage basque : le plus connu est l'Ossau Iraty. Le fromage Ossau Iraty de brebis représente le mieux la région du pays Basque. Pendant très longtemps, les fromages de brebis béarnais ont été connus sous la dénomination de Laruns (du nom d’un village situé dans la vallée d’Ossau). Le fromage Ossau Iraty est un fromage pur brebis, au lait entier, à pâte pressée non cuite. Le fromage Ossau Iraty est une AOC depuis 1980. Ce fromage est issu d’une fabrication souvent artisanale, par exemple en chalet. Le fromage Ossau Iraty est la seule AOC fromagère des Pyrénées. Il reste plus de 150 producteurs fermiers et environ une dizaine de laiteries.


Le fromage Ossau Iraty est affiné au minimum 3 mois en cave fraîche (12°C). Délicieux accompagné de confiture de cerises noires, c'est trop bon !

Pour fabriquer un fromage basque d'1 kg, il faut environ 7 litres de lait de brebis (sachant que les fromages vont de 2 à 3 kg pour les petits, et de 4 à 7 kg pour les gros).

Enfin, nous terminerons notre repas typiquement basque par des macarons. C'est le produit luzien à ne pas manquer.

En l'an 1660, Monsieur ADAM, travaillant avec génie la pâte d'amandes, le sucre, le blanc d'amandes et le blanc d'oeuf, créa un petit chef-d'oeuvre de goût et de subtilité : Le Macaron.


Lors du mariage de Louis XIV avec l' Infante d'Espagne à Saint-Jean-de-Luz, il en offrit au jeune roi. Celui-ci les trouva fort à son goût, ce qui provoqua immédiatement leur succès à la Cour. La pâtisserie ADAM existe toujours à Saint-Jean-de-Luz. Le secret de fabrication se transmet, de père en fils, pour le plaisir de tous.



Afin de digérer un peu, nous allons aller nous promener dans le centre de la ville, car ensuite je vais vous emmener, grâce à un petit train, découvrir toute la côte basque. Patience, on va y être vite Very Happy .



A une dizaine de kilomètres de Saint Jean de Luz, entre Ascain et Sare, nous allons prendre un petit train (le petit train de la Rhune), où vous pourrez admirer depuis le sommet, toute la côte basque et la baie de St Jean de Luz.

Le petit Train à crémaillère de la Rhune va nous amener, à 905 m d’altitude, sur le sommet mythique du Pays Basque, qui domine à perte de vue, les côtes françaises et espagnoles ainsi que la chaîne des Pyrénées.


35 mn d’ascension, à 8 km/h, en pleine nature, au milieu des moutons et des “pottok”, chevaux basques sauvages.


Ce sommet est situé à la frontière entre l’Espagne et la France.

Le petit train va nous proposer une balade pour découvrir ce sommet qui offre une vue dégagée sur les territoires environnants, un panorama à 360° sur le pays basque, les landes et l’immensité de l’océan Atlantique.


Le petit train de la Rhune est ancien puisqu’il date du début du XXe siècle, il est majoritairement composé de bois. Ainsi, il est l’objet de nombreuses rénovations et de contrôles techniques. De plus, c’est un train à crémaillère à savoir qu’il se déplace sur un terrain très pentu. En effet il relie le col de Saint Ignace (169 mètres) au sommet de la Rhune situé à 905 mètres d’altitude.

Enfin, pour terminer notre balade dans le Pays Basque, nous allons nous rendre au Col d'Ibardin (317 m d'altitude, 6 kms de montée sur une route très étroite et sinueuse), situé à la frontière franco-espagnole, dans les Pyrénées. Il sépare le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine, en France, de la communauté forale de Navarre, en Espagne.

Cette visite est indispensable : elle va nous permettre de nous approvisionner en tabac et alcool (ou autres souvenirs) dans les ventas espagnoles. Sur place se trouve une vingtaine de ventas — mot espagnol qui désigne un commerce situé sur la frontière et qui n'est pas couvert par les taxes françaises. On y vend les articles les plus divers : alcool, sandales, jambon de Bayonne, etc. De nombreux basques et touristes viennent faire leurs provisions dans cet endroit encore privilégié.




Vue imprenable sur St Jean de Luz

Avant de redescendre, nous allons aller nous désaltérer, et il sera temps de reprendre le chemin du retour.

J'espère que notre escapade dans le Pays Basque vous aura plu, et que vous aurez pris autant de plaisir que moi à découvrir cette magnifique région.





Bisouuuuus à tous



avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de Roman

Message  victoria le Sam 11 Fév - 9:16


MErci victoria Very Happy de nous faire decouvrir un coin de France que je ne connais pas malgré quelques voyages deja que j'ai fait chez toi,,,,
A travers tes ecrits et tes images saisissante de beauté et de realisme, tu me donne le gout de visiter a mon prochain voyage ces merveilles que tu nous montre .
Cela a du te prendre beaucoup d'heure et d'efforts pour reussir si bien , tu devrais travailler pour le gouvernement francais au tourisme, ils auraient une personne de haute qualité et passionnée de voyage
JE te félicite pour le succes de cette oeuvre et continue a si bien nous divertir et nous interesser a ton univers
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de cloe_38

Message  victoria le Sam 11 Fév - 9:17

merci ma vic de te donner autant de mal afin de nous permettre de mieux connaitre toutes ces régions qui sont superbes, je me suis régalée avec le plateau de fruits de mer ah la la c'est le top lolllll gros bisous à tous
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de Mesange

Message  victoria le Sam 11 Fév - 9:19

Super, Victoria ! j'ai terminé ma lecture et je me suis régalée !

Je connaissais un peu Biarritz, et j'ai monté le Pic de la Rhune... à pied ! j'ai vu des pottoks, de loin hélas, ils se cachaient sous des fougères très hautes, comme je n'en avais jamais vues.

Je suis aussi passée en Espagne - en fin je crois - par un ancien chemin de contrebandier.

Tout comme Roman j'ai envie de visiter cette belle région... et de goûter à tout.

Merci Victoria, bisous. J'en redemande !
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Balade dans les tribus Indiennes

Message  victoria le Sam 11 Fév - 9:46

Bonjour à tous


Une superbe rencontre sur le net m'a amenée à écrire ce post sur les Indiens, et principalement sur les tribus Indiennes du Canada.


Bien avant la découverte du Nouveau Monde par les Espagnols, de nombreuses tribus amérindiennes peuplaient tout le continent Nord Américain. Les nations se divisaient essentiellement en 10 groupes que des ethnologues ont classé par régions culturelles. Ces régions coïncident souvent avec des zones écologiques et climatiques et s'entrecoupent fréquemment.


Les différentes régions avec leurs tribus
# Les régions forestières du nord-est

Il s'agit de la côte nord-atlantique, la région des Grands Lacs et le sud du Canada adjacent aux Etats-Unis.
Tribus: Hurons, Iroquois, Mohawk, etc.

# Les régions forestières du sud-est

Toute la côte atlantique jusqu'à la Floride.
Tribus: Chickasaw, Choctaw, Seminoles, Cherokee, etc.

# Les grandes plaines centrales

Cette zone couvre toute la vallée du Misissippi et les contreforts des Montagnes Rocheuses.
Tribus: Blackfeet, Cheyennes, Sioux, Pawnee, Comanches, Crows, etc.

# Les plateaux

Il s'agit des régions montagneuses du nord-ouest des USA jusqu'au sud de la Colombie Britannique au Canada.
Tribus: Nez Perces, Yakima, Cayuse, Wenatchee, etc.

# Le grand bassin

Soit une grande partie du Nevada et de l'Utah.
Tribus: Shoshone, Ute, Paiute. etc.

# La région californienne

La plus grande partie de la Californie, mais pas sa totalité.
Tribus: Yurok, Salina, Kawaiisu, etc.

# Le sud-ouest

Zone englobant les états du Nouveau Mexique, de l'Arizona et partiellement le Mexique et le Texas.
Tribus: Mohave, Apache, Kiowa, Navajo, Hopi, Taos, Yuma, etc.

# La côte du Pacifique (du nord-ouest)

Cette région comprend l'Alaska, la Colombie Britannique, les état de Washington et l'Orégon.
Tribus: Haida, Kwakiutl, Squamish, Nanaimo, Nooksack, Bella Coola, etc.

# La zone boréale

Toute la zone forestière qui s' étendà la limite de l' arctique, de l' intérieur nord du Canada et de l'Alaska.
Tribus: Cree, Montagnais, Nascapi, Attikamek, Ingalik, Chilcotin, etc

# La zone arctique

L'extrémité nord du continent entre l'Alaska et le Groenland.
Tribus: Aleut, Inuit ou Eskimo, etc


L' industrie hollywoodienne du film a largement exploité les indiens et leur histoire en nous léguant biens des films sur le sujet. Le Dernier des Mohicans,et Danse avec les Loups sont depuis devenus des classiques de l'histoire indienne. Nous en reste des images bien ancrées dans l' esprit des gens.

Les Haida sont connus pour leur totems multicolores, les Navajos pour leur maisons en adobe et leur poterie, les Esquimaux pour leurs igloos, les chiens et les traîneaux, ainsi que la pêche au phoque; les Huron et les Iroquois pour leur coupe de cheveux, leur rôle de guide auprès de l' armée américaine et des expéditions diverses sur le continent, les Cherokee pour leur passivité envers les blancs et leur habilité à s'intégrer à leur mode de vie en construisant des maisons et adoptant l'agriculture, etc.


Guerrier Huron

Guerrier Iroquois

Mais de tous les indiens, ce sont invariablement les tribus des plaines qui sont les plus populaires et les plus connues.

De tous les indiens d'Amérique du Nord, les indiens des plaines sont de loin les plus légendaires. Les traits qui ont caractérisé ces tribus nomades et polygames dont les plus populaires sont les Sioux, les Cheyennes, les Blackfeet, les Comanches et les Crow sont la chasse au bison, le tipi, le travois, le cheval, les mocassins et leur détermination à résister à l'homme blanc qui envahissait leurs territoires.

Les nombreuses et sanglantes guerres qui ont marqué l'histoire de ces indiens ont rendu des noms de guerriers Sioux comme Crazy Horse, Red Cloud, Sitting Bull et Spotted Tail mythiques.


Une analyse prudente des archéologues permet d'estimer que l'Amérique du nord serait peuplée depuis au moins 15 000 ans. Selon toute vraisemblance, les Amérindiens et Inuits seraient les lointains descendants de peuplades venues de l'Asie par le détroit de Béring, pont terrestre qui reliait la Sibérie à l'Alaska entre 50 000 et 10 000 avant Jésus-Christ. La migration, au rythme de 80 kilomètres par génération, s'est ensuite poursuivie dans deux directions :

* vers le sud, à l'intérieur du continent américain pour former ensuite des groupes culturels distincts en fonction des écosystèmes.
* puis en remontant vers le nord à la faveur de la déglaciation intervenue entre 10 000 et 8 000 avant Jésus-Christ.

A l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, les populations autochtones du Canada actuel peuvent être regroupées en six grands groupes amérindiens. Il s'agit des Amérindiens du Pacifique, des Amérindiens des plaines, des Amérindiens de la zone subarctique, des Amérindiens des grands Lacs et du Saint-Laurent, des Amérindiens de la côte atlantique et des Inuits de l'Arctique.

Pour les indiens, la nation constitue l'organisation sociale la plus achevée. Elle se fonde sur la parenté comprise comme le regroupement de familles issues d'une même lignée maternelle. Les familles sont organisées en clans ou bandes, qui sont regroupés en tribus ou en nations. Cette organisation peut être bouleversée par les guerres et les migrations. Ainsi, alors que certains peuples comme les Hurons possédaient une remarquable organisation politique, certains autres étaient disséminés à travers un large territoire et n'étaient plus liés que par la langue ou les usages.

À l'époque de la Nouvelle-France, les Français et les Britanniques entretenaient des relations plus ou moins suivies et plus ou moins conflictuelles avec les tribus indiennes présentées ci-dessous. La description de ces dernières, rangées par aire géographique, dépasse le simple cadre canadien.

* sur la frange ouest du Saint-Laurent :

Les Montagnais, les Naskapis et les Algonquins nouèrent rapidement d'étroites relations commerciales avec les Français. Ceci est particulièrement le cas des Algonquins, qui peuplent la région de l'Outaouais. La rivière Ottawa devient une véritable artère commerciale qui relie directement les Grands lacs à la ville de Montréal, fondée en 1642. Autour du lac qui porte encore leur nom, les tribus huronnes regroupent environ 30 000 à 50 000 individus. Les Iroquois vont détruire le tissu économique édifié entre les Hurons et les Français dans la première moitié du 17e siècle.

* sur la frange sud du Saint-Laurent, entre Montréal et les colonies britannique s:

C'est le domaine de la ligue iroquoise, qui regroupe cinq nations de 20 000 à 40 000 individus, décrites par les Britanniques par le terme de Mohawks. Cette ligue très puissante écrase tout à tour les tribus avoisinantes, dont les Ériés et surtout les Mohicans. Les relations sont tendues et conflictuelles avec les Français.


La tribu qui m'intéresse le plus est la Tribu des Hurons.

Plutôt grand : 1,80 m en moyenne, musclé, mince, énergique et très résistant : le Huron se contente de peu de nourriture lorsqu'il se déplace. Il se frotte la peau d'huile de tournesol,
porte des mocassins, des jambières et des tuniques. Les coiffures varient : longues, tressées ou parfois le crâne à moitié rasé, mais beaucoup d'hommes se le rasent complètement avant de partir en guerre.

Sur les vêtements, les hommes portent la marque de leur clan. Ils portent des manches en hiver et les habits sont faits la plupart de temps de peau de renard et les broderies de crin d'orignal. Le rouge et le noir sont les couleurs favorites et les motifs des décorations sont géométriques.

Les Hurons constituaient une nation indienne très développée avec à sa tête un système gouvernemental bien défini. La Nation Huron était divisée en tribus ou clans. Leur histoire est faite de guerres menant parfois à des pertes de territoire obligeant certains de leurs clans à déménager. Les Hurons n'étaient pas des nomades; ils avaient plusieurs grands villages, chacun avec sa propre représentation gouvernementale.

Les Hurons vivaient dans des maisons communes consistant en de grandes huttes de bois. Ces habitations mesuraient entre 45 et 55 mètres de long. Les murs étaient fait d'écorces posées sur une charpente de troncs d'arbres. La plus longue de ces habitations mesurait 125 mètres de long et fut découverte dans l'état de New-York. Des feux étaient entretenus le long d’un corridor central, chaque feu étant partagé par deux familles. Sur chaque côté étaient aménagées des plates-formes surélevées pour dormir. Un village devait changer d’emplacement à intervalle de 10 à 15 ans, suite à l’appauvrissement du sol provoqué par les cultures.



Pendant les périodes de paix, les Hurons chassaient et pêchaient, ils se servaient d'arcs, de flèches et de lances.

Les tribus de la nation Huron avaient chacune leur propre héritage culturel. Elles étaient divisées en clans. Les plus importantes sont les Arendahronons, les Attigneenongnahacs, les Attignawantanset les Tahontaenrats.

Les Hurons étaient considérés comme une force guerrière puissante, ils disposaient d'un territoire étendu au Canada et aux Etat-Unis. Il allait du fleuve Niagara à l'Est au fleuve Sainte Claire à l'ouest jusqu'au lac Erié au sud. En 1535, la population comptait entre 30,000 et 45,000 individus. Après les guerres de 1640 et les épidémies qui s'en suivirent, la nation Huron ne comptait moins de 10,000 personnes.


Les principaux ennemis des Hurons étaient les Iroquois. Leurs guerres firent beaucoup de morts, ils y perdirent aussi une partie de leur grand territoire. Les nations plus petites durent elles-aussi entrer en guerre lorsque la tribu des Rohronans fut attaquée.

En 1625, ces petites tribus jusque la neutres durent choisir leur camp, soit s' allier avec les Hurons, soit avec les Iroquois. Les Hurons ne purent jamais reprendre leur vaste territoire d'antan. Les attaques des autres tribus les entraînèrent dans des années de guerre et de privations. Les Hurons durent quitter leur terre natale et se disperser. Les derniers membres de la tribu du maïs se joignirent aux tribus Hurons qui s'installèrent au Québec, alors que les membres de la tribu du rocher se joignirent aux Onodagas, les membres de la tribu de l'ours quant à eux partirent avec les Mohawks.

La puissante nation Huron fut ensuite obligée de rejoindre des réserves. Ils durent aussi vivre avec leurs ennemis les Iroquois.

La société huronne au Québec (après 1649) :

Les Hurons forment un réseau d'alliance avec de nombreuses communautés chrétiennes de la région, créant la Fédération des Sept Feux.

Il existe quatre clans hurons dans la région : le clan du Chevreuil, celui de l'Ours, celui de la Tortue et celui du Loup. Chaque clan élit un chef civil, qui s'occupe des affaires de son clan et qui ne peut être destitué que par celui-ci. Les chefs civils élisent, à vie, un Grand chef qui représentera l'ensemble de la communauté. Il est possible de nommer des chefs de guerre, ceux-ci étant élus grâce à leur courage ou à leurs actes de bravoure.

Au départ, les Hurons cultivent le maïs, les haricots, la courge, et même, dans une moindre mesure, du tabac, de moins bonne qualité que celui cultivé par les Pétuns et les Neutres, ainsi que du tournesol, utile pour son huile ainsi que pour la fabrication de peintures de guerre.

Ils extrayaient la sève d'érable et la faisaient bouillir pour concentrer les sucres afin d'obtenir du sirop d'érable. La pêche est une activité principale, avec notamment la construction de barrages pour pouvoir capturer plus facilement des poissons, la chasse étant de moindre importance à cause du manque de gibier.

La chasse était très difficile. Il y avait très peu de gibier près des villages car les territoires hurons avaient une très forte population.



Les hommes devaient donc organiser des expéditions pour trouver des animaux. Ils trouvaient essentiellement des chevreuils qu’ils se partageaient ensuite. Les peaux étaient utilisées pour confectionné des vêtements.

Ils érigeaient de petits barrages sur les rivières afin de capturer le poisson plus aisément.


Qu'elle est la signification du mot Huron ?

Le nom huron tiré de la langue française du mot hure signifie « tête de sanglier ou malotru ». Ce nom a été inspiré par la coiffure des hommes de la tribu.

Entre eux ils s’appelaient les « WENDAT » qui signifie « Habitants de la péninsule »

Les tribus hurons les plus importante étaient Attignawantans (« peuplade de l'Ours »), les Attigneenongnahacs (« peuplade de la Corde »), les Arhendaronons (« peuplade du Rocher »), les Tahontaenrats (« peuplade du Cerf ») et les Ataronchronons (« peuplade des Marais »).

Les Hurons étaient considérés comme une force guerrière très puissante. Ils avaient un territoire étendu du Canada aux Etats Unis. Il allait du fleuve du Niagara à l’est au fleuve Sainte Claire à l’ouest jusqu’au lac Erié au sud.

Ils étaient bien conscients de la supériorité de leurs système de commerce se qui les rendaient très orgueilleux de l’influence dont ils jouissaient parmi les autres peuples amérindiens. Ils refusaient d’ailleurs d’apprendre d’ autres langues que la leur. Ce qui forçait ainsi les nations qui trafiquaient avec eux à apprendre le Huron.

Commerçants aguerris, ils entretiennent d’étroites relations avec les Pétuns, les neutres les outaouais, les mipissings et les algonquins de la vallée de l’outaouai.


COUTUMES ET CROYANCES :

Les hurons croyaient que tous les objets inanimés aussi que les animaux et les personnes possédaient un esprit ou une âme qu’il fallait absolument respecter.

Ils accordaient une grande importance aux rêves qu’ils associaient à un message très spirituel.


La fête de la mort était un évènement très important pour eux. Tout les dix généralement, lors du déplacement d’un village, les ossements de tous les parents temporairement ensevelis étaient déterres et transportés dans un cimetière central où plusieurs villages se rassemblaient avec les parents décèdés.

Une grande cérémonie se déroulait et les ossements étaient enterrés dans un tumulus appellé ossuaire (endroit où sont conservés les ossements des morts.).

Cette cérémonie permettait de rapprocher les gens des différents villages et offrait aux anciens la possibilité de raconter des légendes et de perpétuer les souvenirs des générations antérieures.

Ces fêtes ont lieu tous les dix ou douze ans. Il n'y a pas de cercueil. Les morts sont enveloppés dans des tuniques de peaux de castor et déposés sur des plates formes à trois ou quatre mètres de haut.

Ensuite, plus tard, lors de la fête, les os seront débarrassés des derniers morceaux de chair, et enveloppés dans de nouvelles peaux, tandis que les vêtements en lambeaux et les morceaux de chairs étaient brûlés.

La fosse commune est tapissée de peaux, et autour sont répartis les ossements enveloppés et, séparés, les morts plus récents.

Puis les Hurons faisaient la fête toute la nuit. Le lendemain matin, les os, anciens et récents, étaient jetés dans la fosse et mélangés sous les lamentations des indiens.


QUELQUES DATES DE LEUR HISTOIRE :

- Ce sont les indiens qui en premier sont rentrés en contact avec les français. Ceci s'est déroulé lorsque Jacques Cartier explora le St Laurent en 1534. Les français devinrent ainsi les alliés des Hurons.

- Mais comme les Hurons étaient en guerre avec les Iroquois (ces deux nations se disputaient le contrôle du commerce de fourrure et du tabac dans la vallée de l’Ohio et le long du Mississipi).

- Malheureusement, la situation s’envenima avec l’apport des armes à feu par les européens. Puis la guerre que se livraient les anglais et les français se superposa à celle des Iroquois et des Hurons.

- Vers 1535, la population comptait entre 30 000 et 45 000 amérindiens. Après les guerres et les épidémies, la nation Huron comptait moins de 10 000 personne à la fin des années 1640.

- En 1740 on n’enregistre que 400 à 1000 individus.

- En 1829, la communauté ne comptait plus que 179 personnes. Aujourd’hui on dénombre 2800 Hurons dont environ 1 100 résidents à Wendake (Village des Hurons).

- En 1614, un traité fut signé entre la France et la confédérations Huronne par les 4 tribus les plus importantes : Attignawantans (« peuplade de l'Ours), Attigneenongnahacs (« peuplade de la Corde), les Arhendaronons (« peuplade du Rocher »), les Tahontaenrats (« peuplade du Cerf »).

- Vers 1615, arrivèrent les premiers missionnaires notamment les jésuites. Ceux-ci apprirent la langue indienne afin de pouvoir traduire aux Hurons la bible. Ils écrivent beaucoup de documents sur la vie des Hurons.



- Un certain nombre de mariages se fit entre les deux races.

- En 1625 malheureusement une maladie contagieuse décima une grande partie de la population huronne.

- Malgré que la population diminue entre 1640 et 1650, la guerre entre les Hurons et les Iroquois fait rage et se termine par la victoire de Iroquois.

- Ils durent quitter leur terre natale et se disperser. Les derniers membres de la tribu du maïs se joignirent aux tribus Hurons qui s’installèrent au Québec, alors que les membres de la tribu du rocher se joignirent aux Onodagas, les membres de la tribu de l’ours quant à eux partirent avec les Mohawks.

- La puissante nation Huron fut ensuite obligée de rejoindre des réserves. Ils durent aussi vivre avec leurs ennemis les Iroquois.

- Comptant aujourd’hui près de deux mille sept cent cinquante membres, la tribu Huronne est redevenue prospère et souhaite faire revivre sa culture et sa langue. Les secteurs du tourisme et de la manufacture constituent le moteur de son développement économique.


LA POPULATION INDIENNE DU QUEBEC :

Je viens de trouver sur le web un document intéressant qui permet de recenser la population Indienne du Québec : je vais donc vous le présenter.

Le Québec compte 77 837 Indiens, dont 68 440 Amérindiens et 9 397 Inuits qui habitent l’extrême nord du territoire. Répartis en dix tribus, les Amérindiens habitent des «réserves» crées par la Loi fédérale sur les Indiens. À l’exception de trois groupes (Abénaquis, Hurons-Wendat et Malécites), chaque tribu utilise sa propre langue en plus de s’exprimer en français ou en anglais.

Selon les dernières politiques du Conseil de la Nation Wendat, Wendake est le chef lieu du territoire national, le Nionwentsïo, «Notre magnifique territoire» en langue wendat, de cette Première Nation du Québec. Selon les conventions de la loi sur les indiens provenant du Ministère des Affaires Indiennes et du Nord Canadien (MAINC), on peut aussi dire, bien qu'à éviter, que Wendake est une réserve indienne, d'origine huronne-wendate du Québec, située dans la région administrative de la Capitale-Nationale du Québec. La communauté est enclavée par la ville de Québec aux limites du quartier Loretteville.

La communauté, anciennement appelée Village-Huron ou Village-des-Hurons, est d'une superficie de 1,1 km2 et est traversée par la rivière Saint-Charles dont le nom wendat est
« Akiawenrahk », «Là où il y a du poisson» en wendat.

Wendake fut nommée « Capitale culturelle du Canada » en 2007. Elle est l'une des communautés autochtones du Québec les plus dynamiques culturellement ainsi qu'économiquement et abrite de nombreuses entreprises florissantes qui emploient les gens de la communauté et aussi de l'extérieur de celle-ci.



Le recensement de 2001 y dénombre 1 555 habitants.

La communauté est constituée de deux parties, le Vieux-Wendake au sud et la nouvelle partie au nord. Le Vieux-Wendake abrite les anciennes maisons, certaines datant d'autour de 300 ans, de petites boutiques d'artisanats, des restaurants, des blocs d'habitation et la plupart des lieux touristiques. Fait selon un ancien concept wendat, l'urbanisme du vieux peut paraître bizarre à celui qui y met les pieds pour la première fois. La nouvelle partie est faite selon un concept nord-américain; elle abrite des bungalows de style années 1970, des maisons modernes, des commerces et des industries.

« Wendake » signifie « chez les Wendats ». Alors qu'ils habitaient dans la région des Grands Lacs, les hurons étaient appelé Wendats qui signifie « les habitants de l'île ou de la péninsule ».

Originellement le wendat, une langues iroquoiennes, était parlé à Wendake. Maintenant c'est principalement le français. La langue wendate, endormie depuis plus d'un siècle, est en cours de revitalisation.

Depuis quelques années plusieurs membres de la communauté se sont retournés vers la culture et les traditions de leurs ancêtres. La langue est d’une importance vitale afin de bien retrouver l’esprit de la culture et des traditions.

La communauté fut fondée en 1697 et a donc fêté ses 300 ans d'existence en 1997. Les Hurons de Lorette, désignés aujourd’hui comme les Hurons-Wendat de Wendake, sont principalement originaires de la baie Géorgienne, située au sud-est du lac Huron en Ontario, où était située leur aire principale de population.

Au XVIIe siècle, cette confédération de peuples de langue « iroquoienne » occupe un vaste territoire allant de l’Ontario à Stadaconé (aujourd'hui la ville de Québec). Semi-sédentaires, les communautés wendates déménagent environ tous les 15 ans, lorsque le sol s'est appauvri. Au zénith de la Confédération wendate, au XVIIe siècle, ce peuple contrôle un immense réseau commercial s'étendant en Amérique du Nord-Est. Ils pratiquent l'agriculture, mais également la chasse, la pêche et la cueillette. Leur alimentation est principalement basée sur la culture de la courge, du maïs et du haricot.

À la tête de Wendake est le Conseil de bande de la Nation Huronne-Wendat. Le conseil est dirigé par un Grand Chef et six petits chefs. Le conseil de bande s'occupe de plusieurs dossiers : l'éducation, la santé, les loisirs, la voirie, les personnes âgées, les jeunes, les territoires, le secteur économique, le logement et autres.

Il est aussi en charge d'un territoire sauvage de 397 km2 que l'on appelle le secteur Tourilli. Ce territoire fait partie de la réserve faunique des Laurentides et est donc protégé.

Les Hurons-Wendats négocient avec les gouvernements du Québec et du Canada pour avoir une plus grande superficie de territoire habitable. Il y une grande difficulté au niveau du logement. La réserve ne faisant que 1,1 km2, la densité de population y est très grande.

L'Église Notre-Dame-de-Lorette est situé au sud du village des Hurons. C'est en fait une chapelle érigée en 1730 alors que les Hurons quittent leurs établissements à Lorette, l'Ancienne-Lorette actuelle, et viennent s'établir sur les terres qui constituent aujourd'hui Wendake. La chapelle est partiellement détruite par les flammes en 1862, mais elle est reconstruite selon l'ancienne chapelle.


Elle est officiellement classée monument historique en 1957 et constitue aujourd'hui, un symbole de la conversion des Hurons au catholicisme. Elle était dédiée à Notre-Dame de Lorette, Lorette provient en fait du nom d'une ville italienne.

La Maison Longue de Wendake est située au nord du village des Hurons. On y pratique les coutumes ancestrales et des cérémonies à caractère spirituel.

Depuis toujours la Nation Huronne-Wendat est le peuple du commerce. Le commerce est encré au plus profond de ses origines et fait partie intégrante de sa culture. Au début de la colonisation occidentale la nation wendat était le centre d'un empire commercial et fut très impliquée dans tous les échanges avec les européens.

Parmi les personnalités politiques qui sont à retenir, il y a Max Gros-Louis, 77 ans, une figure légendaire autant au Québec qu'au Canada tout entier a quand même passé 31 ans comme Grand Chef.



Max Gros-Louis est surtout connu pour ses engagements comme fondateur et dirigeant d'organismes voués à la culture et aux droits amérindiens. Il a prononcé des conférences devant plusieurs groupes universitaires tant au Canada qu'à l'étranger et est reconnu comme sage par de nombreuses nations autochtones du Canada. Max Gros-Louis a contribué durant toute sa vie au développement de la culture et des droits autochtones et à leur reconnaissance internationale.

En 1984, il avait tenté un premier retrait de la vie politique, puis en 1994, il avait été réélu grand chef jusqu'en 1996. Après une autre éclipse de quelques années, Max Gros-Louis avait repris le poste de grand chef en 2004.

Mais le 31 Octobre 2008, les 2472 électeurs de la nation huronne-wendate, dont 1004 vivent dans la communauté amérindienne de Wendake, ont été appelés aux urnes pour élire un nouveau Grand Chef du conseil de bande.

Les membres de la communauté Wendake ont élu hier Konrad Sioui au poste de Grand Chef de la nation huronne-wendate.

Konrad Sioui est devenu, à l'âge de 55 ans, l'actuel Grand chef de Wendake, une réserve indienne de la nation huronne-wendate enclavée dans la ville de Québec, au Canada.


Konrad Sioui succède donc à Max Gros-Louis, qui fut au pouvoir jusqu'en octobre 2008. Contrairement à son prédécesseur, Sioui n'est pas porté à utiliser les pièces de vêtement caractéristique des premières nations. Il s'habille de manière semblable aux autres représentants de la fonction publique.


NB : Une spéciale dédicace à notre petit Indien qui sûrement se reconnaîtra, et qui m'a inspirée pour vous faire découvrir la tribu des Hurons.



Bisouuuuuuuuuuus à tous


avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de cloe_38

Message  victoria le Sam 11 Fév - 10:45


c'est toujours très intéressant de lire ce genre d'article, j'ai toujours été très intriguée par les indiens, je trouve qu'ils sont très courageux, fiers, beaucoup de qualités. Merci ma vic, gros bisous à tous

coucou à tous, magnifique la musique et la vidéo c'est géniale, merci ma vic, quel boulot encore lolll mais je sais que tu aimes ça lolllll bisousssssssssssss
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de Mesange

Message  victoria le Sam 11 Fév - 10:46

J'attendais avec impatience de lire ton post tout entier sur les tribus indiennes, et de voir les photos et les vidéos. J'avoue que je suis impressionnée comme toujours par tes recherches. Tu as eu du mérite, car c'est compliqué, les territoires, les tribus, sans parler des noms ! Je vais relire souvent ton post.

Le cinéma a souvent présenté les indiens comme sauvages, cruels, mais ils défendaient leurs territoires, leurs terrains de chasse, ils luttaient pour leur vie.

Quelques films donnent de ces peuples une image plus sympathique : "Danse avec les loups", "Au dela du Missouri"...

Aujourd'hui les pays d'Amérique présentent les indiens comme faisant partie de l'histoire, du folklore, comme lors de jeux olympiques récents.

Leur histoire est vraiment passionnante, même si leur vie s'est beaucoup transformée depuis l'arrivée des européens, et si beaucoup de leurs coutumes ont peut-être disparu.

Ils ont été les premiers agriculteurs et éleveurs en Amérique, et les premiers écologistes, respectueux de la nature.

J'espère que notre petit indien du Québec lira ton post, Victoria, et nous donnera son avis.

Merci à toi, Victoria, gros bisous.
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de Roman

Message  victoria le Sam 11 Fév - 10:47

BOnsoir les amis, je suis nouveau ici et je decouvre que il y a des ecrivains en herbe ici ,,,C'est un grand plaisir de me joindre a vous

JE veux remercier specialement victoria pour son immense posting sur les indiens du Canada et surtout du QUébec auquel j'appartient
JE redecouvre le pays et les coutumes de mes ancetres a travers ses ecrits et j'ai vu qu'elle a travaillé tres fort et serieusement lorsque elle me nommait des gens que je connaissait de la reserve de Wendake (Hurons) pres de la ville de Québec
JE revois la petite chapelle indienne ou je suis allé dans le passé et ou ma maman est enterré apres 101 ans d'histoire . J'ai vecu aussi tout pres de la chapelle l'autre coté de la rue . J'ai serré la main de ces grand chefs dont on voit la photo ,,,
LE destin a voulu que je m'eloigne de ma tribu et que j'aille gagner ma vie plus loin mais je n'ai jamais oublié mes racines


bize a tous
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Message de Redlight

Message  victoria le Sam 11 Fév - 10:49

bonsoir


hum victoria que dire sinon que tout a ete dis lol, toi je peus dire que lorsque tu t investit c est a 200/100, beaucoup devraient prendre exemple, cherche pas tes chevilles ne gonflent pas loll. Mais oui tu arrives a nous transporter dans un univers que nous ne connaissons pas forcement et le pire dans tout cela est que l on accroche. Bravo a toi j ai encore appris beaucoup de choses comme d habitude, continue ainsis , meme si je ne suis souvent en retard pour te lire mais je viens toujours ici c est un peu comme chez moi loll.
ro kissssssssssss a toi et bo travail.
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Les Templiers dans le Lot-et-Garonne

Message  victoria le Sam 11 Fév - 20:57

Bonjour à tous


A la demande de Jeannot, je vais donc essayer de travailler sur les Templiers et les Croisés de mon département : j'espère y arriver, car le sujet n'est pas facile Wink .

Jeannot, tu exagères Laughing , tu ne me facilites pas la tâche. Ce sujet est compliqué, entre histoire et légende. Mais bon, je me lance, en espérant pouvoir apporter des réponses, ou des explications quant à l'Ordre des Templiers.

Qui étaient les Templiers ?

Les Chevaliers de l'ordre du temple avaient pour mission de défendre la terre sainte à force de prière et d'armes. Fondée en 1119 à Jérusalem, cet ordre militaire et religieux fait usage de toute sa puissance pendant près de deux siècles avant de tomber brutalement en disgrâce. Les Templiers étaient des moines soldats qui protégeaient les pélerins à Jérusalem, et qui s’engagèrent ensuite dans les croisades.


Sceau des Templiers

Après les croisades, la richesse et le pouvoir de l’Ordre des Templiers ont fini par inquiéter le roi Philippe le Bel qui les a faits exterminer.

Fondé au douzième siècle, l’ordre des Templiers a commencé avec une poignée d’hommes recrutés pour protéger des attaques les pèlerins chrétiens se rendant à Jérusalem.


Ils devinrent bientôt un groupe, relativement peu nombreux mais efficace, de soldats redoutables qui s’engagèrent dans les croisades. Leur organisation s’établissait entre autres sur des règle spirituelles strictes.

Les nouveaux membres faisaient vœu de pauvreté et donnaient leurs biens à l’Ordre, qui pouvait ainsi prêter de l’argent aux pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte.

À la fin des croisades, les Templiers n’avaient plus de fonction. Ils représentaient un pouvoir financier qui inquiétait au premier chef le roi de France, Philippe le Bel, jaloux de leur autorité et de leur fortune. Ils n’avaient pas non plus d’appui populaire, les fidèles ne comprenant guère l’existence de ces moines soldats. Intrigué par l’influence de cet ordre, le pape fît effectivement enquêter sur eux sans pouvoir trouver d’éléments à leur reprocher.

En 1312, le pape abolit les Templiers et ordonne la dispersion de leurs biens, mais c’est à cause du scandale et des dommages infligés à l’ordre dans la guerre que lui livrait Philippe le Bel.

L’histoire du "massacre" du vendredi 13 en 1307, est une autre déformation de la vérité. Ce jour-là, des Templiers furent arrêtés dans toute la France, mais sur ordre du roi et non du Pape. Il n’y eut pas de massacre, mais il s’ensuivit des procès où, ironiquement, les Chevaliers furent accusés de crimes perpétrés par Philippe le Bel à l’encontre du Pape Boniface VIII, dans la lutte de pouvoir qui l’opposait au pontife.


Philippe le Bel

Pape Boniface VIII

En 1307, à la demande de Philippe le Bel, Guillaume de Nogaret conduit une véritable rafle policière. A l'aube du 13 octobre, les sénéchaux et les baillis arrêtent les 140 Templiers de Paris. Ils sont remis aux inquisiteurs dominicains, qui les font avoués sous la torture, des crimes tels que la sodomie ou la profanation de la croix. Pour le roi, il s'agit bien d'une confirmation sur la corruption et l'impiété de l'ordre.

Face à cette arrestation, le pape y voit une offense à son pouvoir, mais on lui présente bientôt plusieurs chevaliers qui lui font la description des crimes commis par le Temple. Pour les défenseurs de l'ordre, il est évident que ces aveux ont été arrachés sous la torture. Mais en 1312, Clément V ordonne la suppression de l'ordre. Les biens des templiers sont transférés aux Hospitaliers, et le roi Philippe parvient à y gagner une part non négligeable.


Pape Clément V

Après sept ans d'emprisonnement, le Grand Maître Jacques de Molay et son associé Geoffroy de Charnais sont condamnés au bûcher au terme d'un procès injuste. La légende veut qu'à l'instant de succomber sous les flammes, Jacques de Molay lance une malédiction au pape et au roi, les invitant à le rejoindre dans la mort dans l'année.


Jacques de Molay

La malédiction allait s'avérer exacte, Clément V meurt un mois plus tard, Philippe le Bel et Guillaume de Nogaret décéderont dans l'année.

Les biens des Templiers n’ont pas disparu mystérieusement dans un trésor introuvable : le pape a pu obtenir du roi qu’ils soient distribués à d’autres ordres religieux caritatifs.

Cependant l’histoire du Temple et sa fin tragique fut beaucoup plus complexe qu’il n’y parait à première vue. L’Ordre était ni moins riche.. et encore qu’entendons nous par richesses, ni moins puissant que les hospitaliers par exemple. Dire que l’Ordre du Temple avait terminé sa mission n’est pas vrai.

En effet le pape Jean 22 confirma presque aussitôt d’autres Ordres notamment en Espagne et au Portugal. La reconquista était loin d’être terminée. D’autre part l’esprit de croisades en Europe persista jusqu’au 17ème siècle.. Heureusement qu’il y eut d’ailleurs la victoire de Lépante.... Les barbaresques sévirent sur la mer jusqu’au 19ème siècle d’où la conquête de l’Algérie. Napoléon lui même renversa les mamelouks d’ Egypte au début du 19ème siècle seulement.

Aujourd'hui encore, les Templiers fascinent. Je vais essayer de vous présenter ce moment de l'histoire, leur univers secret entre légendes et réalité historique.

Le trésor des Templiers est il dans mon département du Lot-et-Garonne ?. Il y a deux siècles, une rumeur tenace l'affirmait.

Je dois faire observer que cette province (le Lot-et-Garonne), non seulement n'est demeurée étrangère à aucun des grands épisodes de l'histoire de France, mais encore que, grâce sans doute à sa position à peu près centrale dans la Guyenne et la grande vallée de la Garonne, elle y a presque toujours joué un rôle considérable : croisade contre les Albigeois, guerre de Cent ans, guerres de religion, s'y sont en quelque sorte concentrées.

Lorsque, au Xe-siècle, naquit le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, faire ce voyage vers le tombeau de l'apôtre était une épreuve à haut risque : on y jouait sa vie à chaque détour de colline. Et le danger dura jusqu'à la moitié du XIIe. C'est à cette époque que les Templiers commencèrent à bâtir des commanderies qui servaient doublement : à abriter les chevaliers du Christ dont la fonction consistait à jouer les gendarmes du grand chemin, mais aussi à héberger les pèlerins, à les soigner, à les protéger des brigands.

En Lot-et-Garonne, leurs établissements étaient très nombreux. Il est vrai que le chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle traversait l'Agenais en plusieurs endroits. Voici — et la liste n'est pas exhaustive — les principales constructions ou possessions du Temple dans mon département. Ajoutons à cette liste que tous les lieux dits Grange, Lagrange, Lagrangerie, etc. sont des fermes ou des bâtiments ayant appartenu aux Templiers.

Avant d'être totalement éradiqué, l'ordre du Temple avait accumulé un trésor qui faisait des Templiers les plus riches banquiers de l'Europe. Si la totalité des biens (terres, commanderies, églises, péages, octrois, etc.) du Temple fut donnée aux hospitaliers, leur trésor ne fut jamais découvert.

Il est peut-être encore caché en Lot-et-Garonne ou ailleurs...

Pour le trouver, voici le guide des lieux ayant appartenu aux Templiers.


Agen. — Il existait à Agen, au XIIe-siècle, plusieurs bâtiments appartenant à l'ordre du Temple. Une église dite de Sainte- Quitterie, une maison forte, un péage pour traverser la Garonne et un donjon. Ces bâtiments ont été détruits. Le trésor était peut- être là. Il y est (serait) donc encore.

Casteljaloux. — On sait que Casteljaloux fut une ville templière parce qu'Argenton (entre Marmande et Casteljaloux, elle-même halte templière sur les chemins des «jacquets» avec son hôpital et son église Saint-Etienne) dépendait de la capitale de la lande garonnaise. Or, à Casteljaloux, il ne subsiste rien des templiers si ce n'est, peut-être, une antique demeure qui aurait plutôt appartenu aux hospitaliers. Mais comme ceux-ci héritèrent des biens du Temple...

Montayral. — La ville de Montayral fut templière. Son château fut bâti par eux.

Nérac. — En empruntant la route d'Espiens, lorsque l'on est à Nérac, à 1-km du Petit-Nérac, un lieu-dit porte le nom d'Argeinteins, qui signifie peut-être «argentier». A cet endroit, se trouvait la plus importante commanderie templière du SudOuest. Certains prétendent même que c'était la plus forte du Midi. Il n'en reste pas grandchose. Dans les ruines d'une vieille tour, il y a peut-être le trésor ? Mais c'est bien peu probable. Et ces ruines appartiennent à un particulier. Les Templiers, s'ils l'ont caché, ne l'ont pas mis là. Dans le secteur, ils avaient le choix entre plusieurs autres endroits leur appartenant. Au- dessus de Moncrabeau, par exemple, le hameau de Gardère, son château et son église, étaient des demeures templières. Sur la même commune, un lieu dit Lagrangerie appartenait à l'ordre.

Autour d'Argeinteins et d'Espiens, les templiers possédaient : Pompiey, Thouars, Lacome, le moulin de Bapaume, Calignac, le hameau de Lalanne, celui du Béas (à Barbaste), Puy-Fort-Eguille, Fieux, SaintLéon, Nazareth (commune de Nérac, au-dessus de la Garenne), Cours, Romestaing, etc.

Puy-Fort-Eguille vaut vraiment la visite. C'est entre Nérac et Francescas.

Le Saumont. — Le Saumont et son point de vue magnifique furent un lieu de prédilection du Temple. Il ne subsiste rien de leur passage sinon une exceptionnelle chapelle souterraine, au fond du parc, dont les murs servent, hélas ! aujourd'hui, de réservoir d'eau.

Le Temple. — La plus célèbre et la plus connue de ces commanderies est celle du Temple-sur-Lot, qui portait jadis le nom de Temple-deBrulhes, de Bruillhes ou de Breuil (les trois termes signifiant garenne ou petit bois). Elle fut créée au XIIe-siècle.

Construite entre Villeneuve-sur-Lot et la confluence du Lot et de la Garonne, à côté d'Aiguillon, sur le chemin de Saint-Jacques qui longeait la rive gauche du Lot, elle protégeait les pèlerins. Il convient de préciser que ce chemin est une antique voie récupérée par les Romains mais qui existait bien avant eux et qui, rejoignant l'Aveyron (et singulièrement l'Aubrac) aux Pyrénées, empruntait ensuite la Ténarèze.


Commanderie du Temple-sur-Lot

Au moment de la Révolution, une rumeur qui dura longtemps assura que le trésor des templiers avait été caché au Temple-de-Breuil. L'information, évidemment invérifiable, attira ici bon nombre de chercheurs d'espérance. Il semble que de nos jours, la rumeur se soit perdue. Granges-sur-Lot, qui n'est pas très loin du Temple, fut une dépendance de la commanderie. Plus tard, Edouard-1er d'Angleterre transforma cette simple dépendance en bastide.
Dépendant également de la commanderie, on trouve celle de Dominipech, sur la colline qui sépare Saint-Salvy de Lacépède. Dominipech (le coteau qui domine), si puissant jadis, n'est même plus une commune. L'église qui a dû être magnifique jadis est abandonnée. C'est un peu dommage ! La tour d'Avance. — Cette tour forte, bâtie au bord de l'Avance par le Temple pour contrôler cette zone de marais et de forêts, est encore en parfait état. Elle date de la fin du XIIe-siècle et du début du XIIIe.


Commanderie de Dominipech

C'est une propriété privée.

Pont-du-Casse. — Sur la route qui va de Pont-du-Casse à Bajamont, sur la gauche, une adorable petite chapelle, Sainte-Foy-de-Jérusalem, appartenait jadis aux templiers, ainsi que le château fort. Face à cette église, sur l'autre versant, une grotte exceptionnelle, taillée par l'homme dans le rocher, est une vraie chapelle troglodytique.



Elle aurait servi à cacher des cathares, eux-mêmes étant protégés par les templiers. Le bourg de Mérens, qui dépend de Pont-du-Casse, est également un site templier.

Port-Sainte-Marie. — L'église de Port-Sainte-Marie est templière. Les sculptures qui la décorent sont de vrais joyaux. Il s'agit là d'un travail d'exception des compagnons bâtisseurs de jadis que le Temple protégeait... et payait.


Sauvagnas. — Il y avait autrefois à Sauvagnas un hôpital fort réputé pour les pèlerins qui arrivaient de Tournon- d'Agenais et de Cahors sur le célèbre chemin de Bruniquel que l'on attribue, à tort, aux Romains. A tort puisque tout le long de son parcours, fut trouvée une grande quantité de pièces archéologiques datant d'une époque beaucoup plus reculée (néolithique). Cet hôpital, très fréquenté, avait appartenu soit au Temple, soit aux hospitaliers.


Marmande est entré dans l'histoire en 1182 avec la charte qui lui fut accordée par Richard Coeur de Lion, fils d'Aliénor d'Aquitaine.

Lorsque le prince Louis, fils de Philippe Auguste, prend part à la croisade contre les Albigeois (1219), son armée rejoint celle du légat du pape Arnaud Amaury devant Marmande. La ville est prise et, après un conseil au cours duquel les vainqueurs décident du sort de ses habitants, les villageois - hommes, femmes, vieillards ou enfants - sont passés au fil de l'épée.

Le comte de Toulouse règne sur Marmande, ville où parait-il vivent de nombreux adeptes du Catharisme. Le meurtre de Pierre de Castelnau va donner le signal de la Croisade des Albigeois. Simon de Montfort charge alors Robert de Mauvezin de prendre possession de la ville.

Simon de Montfort revient en 1214 pour assiéger la ville. Les Marmandais apeurés s'embarquent en toute hâte sur la Garonne, et se réfugient à La Réole. Les croisés se précipitent sur Marmande, la pillent et la brûlent.

Combien y-a-t-il eu de victimes ? 5 000 actions barbares. Il ne faut pas oublier que, du moment que les Croisés avaient pris la croix, ils avaient reçu rémission de leurs péchés. Il n'en demeure pas moins que Marmande constitue un échelon marquant par lequel le pouvoir central du Roi de France brise les particularismes locaux, une étape de plus dans l'anéantissement de l'Occitanie.

En septembre 1561, le couvent des Cordeliers est incendié par les protestants.


Le Trésor des Templiers : ses origines et légende


De nombreuses spéculations entourent les origines du Trésor des Templiers. Certaines hypothèses ésotériques sont même avancées, liées entre autre à l'alchimie.

L'origine du Trésor des Templiers s'explique pourtant plus simplement par le formidable système mis en place. L'Ordre du Temple fonctionne comme une entreprise, avec un modèle économique solide :

- Acquisition de patrimoine : la richesse des Templiers au moyen-âge repose sur un patrimoine foncier impressionnant, qui s'explique facilement par les dons. Qui rejoint l'ordre lui offre terres et châteaux, principales ressources économiques et politiques médiévales.

- Economie de guerre : dans un premier temps, le Trésor des Templiers se constitue grâce à une économie de guerre. Les victoires et prises de territoires assurent des revenus solides. La machine artisanale (la machine industrielle n'existe pas encore) soutient l'essor économique des Templiers.

- Activités de banque et usure : comme toute entreprise qui se respecte, l'Ordre du Temple sait tirer parti d'un avantage comparatif. Les Templiers sont la seule institution à être présent dans une grande partie de l'Occident et de l'Orient médiéval, à disposer d'un taux de confiance élevée. Le Trésor des Templiers s'enrichit encore plus par le développement des lettres de changes et de prêts financiers aux plus grands (comme les rois de France).

- Rationnalisation des coûts : au moyen-âge, la puissance économique et politique se mesure aux fastes des cours que tiennent les seigneurs médiévaux. les commanderies templières ont quant à elles une gestion rationnelle de leurs coûts, avec une limitation des dépenses : le Trésor des Templiers ne se dilapide pas.

L'ordre du Temple au moyen-âge est riche, très riche. Possession de nombreuses commanderies, entretien d'une armée puissante et de forteresses impressionnantes, activités de banque, les Templiers passent pour disposer d'une richesse importante.

La richesse du Temple au moyen-âge contribuera même à sa perte : Philippe le Bel était débiteur des Templiers. Un des faits les plus étonnants lors de l'arrestation ordonnée au moyen-âge par Philippe Le Bel est que nulle trace ne fut trouvée de grandes richesses ou d'un quelconque trésor des Templiers.

Richesse affichée et mystère autour de ses richesses ont forgé un mythe : vers la légende du trésor des Templiers!


Trois pistes quant à l'existence de ce trésor des Templiers existent. Je vais essayer de vous les présenter de plus près :

* Trésor des Templiers : château de Gisors :

La première piste proposée pour le Trésor des Templiers est celle du Château de Gisors, dans l'Eure, où les chariots auraient fait escale. Cette hypothèse a été fortement développée dans le livre L'Enigme Sacrée, Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln.

Il faut savoir qu'à cette époque du moyen-âge, le château médiéval de Gisors est forteresse royale.

* Trésor des Templiers en Auvergne :

La seconde piste concernant le trésor des Templiers est celle d'Humbert Blanc; le précepteur d'Auvergne s'est en effet enfui en Angleterre, pays où les Templiers furent bien moins persécutés au moyen-âge qu'en France. Il y aurait rejoint Gérard de Villers et ses chariots, le temps de laisser passer la vague d'arrestations.

Les deux hommes seraient par la suite repassés en France, via l'Aquitaine pour rejoindre les monts d'Auvergne qui relèvent alors du Duché d'Aquitaine, terre Anglaise. Dans ces contrées désertiques et sans guère de voies de communication, il est aisé de dissimuler le Trésor des Templiers dans une cache creusée dans la roche volcanique... Humbert Blanc arrêté en 1309 aurait largement eu le temps de cacher le Trésor des Templiers.

* Trésor des Templiers outre-manche :

La dernière piste concernant le Trésor des Templiers passe également par l'Angleterre, où les chariots sortis du Temple de Paris au soir du 12 octobre 1307 se seraient dirigés vers le Nord de la France pour charger leur cargaison sur des bateaux.

Cette hypothèse, proche de la précédente, est tout à fait crédible.

Après l'abolition de l'Ordre du Temple en 1313, se pose le problème de la répartition de sa fortune.

Le roi Philippe Le Bel, qui la convoite depuis longtemps, avait déjà essayé de s'en emparer en accusant les Templiers de pactiser avec le diable : leurs richesses, acquises avec l'aide de Satan, reviendraient de droit au Royaume de France. L'argument ne fait pas mouche. Il suggère donc au pape de créer un nouvel ordre militaire, héritier des Templiers, qui serait dirigé par un membre de la famille royale. Après de longues hésitations, le pape lègue finalement les biens aux Hospitaliers, ordre militaire évangélique créé au milieu du XIe siècle. Le roi accepte cette solution tout en ponctionnant ce qu'il peut grâce aux taxes et impôts.

Bien qu'elle ait été essentiellement foncière, la richesse des Templiers est devenue mythique. La légende s'est répandue à cause du fameux vendredi 13, jour de l'arrestation des Templiers. Les gardes de Guillaume de Nogaret, chargés de faire l'inventaire des biens, n'auraient pas trouvé un écu dans la Tour du Temple. On imagine alors que les Templiers, avertis de l'arrestation, auraient pris soin de cacher leur magot.

Dès lors, toutes les spéculations sur la nature et sur l'origine du trésor ont été émises : Saint Graal pour certains, trésor de Salomon pour d'autres, il serait enfoui quelque part en France, voire en Amérique, où des francs-maçons l'auraient emporté après l'indépendance des Etats-Unis.

L'énigme reste entière et, à ce jour, aucune trace du fameux trésor n'a été retrouvée.


D'où provient la fortune des Templiers ? :

Près de sept siècles après la suppression de l’ordre du Temple, on parle toujours de la fortune et des trésors templiers. Pourtant si l’ordre pratiquait des opérations financières, il ne fut jamais un banquier comme le furent, par exemple, les Italiens à la cour de France. Ses prêts se font sans intérêts et l’essentiel des transactions porte sur des dépôts de fonds.

La disparition des archives centrales de l’ordre nous prive de renseignements certainement important sur le sujet.

La documentation disponible a cependant permis à Louis Delisle et à Jules Piquet – le second, largement tributaire du premier – de voir l’essentiel. S’il est vrai que les Templiers ont mené d’importantes opérations financières – comme tous les autres ordres religieux d’ailleurs ! – ils n’ont jamais été à proprement parler des banquiers et la banque « Temple Compagny ltd » n’a jamais existé.

Parmi les vœux que prononce le frère de la milice du Temple, il y a celui de pauvreté. Il s’agit de la pauvreté individuelle et non de la pauvreté de l’ordre, le Temple n’étant pas le précurseur des ordres mendiants. Comme tout moine, le Templier doit renoncer à tout ce qu’il possède, au profit de l’ordre ; aussi la règle ne fait-elle pas mystère des biens et des ressources de celui-ci, indispensables à l’accomplissement de sa mission : des chevaux, des armes, des armures et des équipements divers (tente, matériel), des joyaux, de l’argent.

Tout cela provient des donations. La règle, et plus précisément la partie qui forme les Retraits, accorde au maître le pouvoir de redistribuer les chevaux et armures des frères (en cas de décès notamment), ainsi que les objets précieux et l’argent des dons, qui sont remis au trésor placé sous la responsabilité du commandeur de l’ordre. Il est dit aussi que le maître comme le commandeur peuvent, dans certaines conditions et avec l’accord de « preud-hommes » de la maison, faire des prêts pris sur les avoirs de la maison.


Le trésor du Temple existe bel et bien ! Le Temple est une corporation de recrutement nobiliaire, et les valeurs de cette classe sont les siennes : prouesse et largesse. Le Temple a prêté de l’argent au roi de France Louis VII lors de la seconde croisade, prêts faits en Orient et remboursés en Occident (1147-1148). L’ordre du Temple a donc pratiqué des opérations financières très tôt.

L. Delisle et J. Piquet ont dressé le catalogue suivant des opérations financières menées par l’ordre : dépôts des particuliers (argent et objets précieux), séquestres, gestion de comptes courants, paiement de rentes, prêts, cautionnement, portage d’argent (transfert d’espèces monétaires d’Occident en Orient).

Les prêts sont gagés sur des terres, sur des rentes, qui reviendront au Temple si l’emprunteur ne peut rembourser ou, cas assez fréquent chez les croisés, s’il meurt au cours de son périple. Ces prêts sont rarement gratuits mais soumis à une forte amende en cas de non remboursement dans les délais.

Le roi de France serait-il un client plus important que les autres de la banque du Temple de Paris comme on le répète ? Ou bien les rois de France ont-ils utilisé les Templiers du Temple de Paris comme trésoriers de la même façon qu’il les utilise comme aumôniers ? Alors sont-ils banquiers ou trésorier du roi ?

Les rois d’Occident se sont tout naturellement appuyés sur les ordres militaires quand ils sont partis en croisade. Louis VII a ainsi confié son trésor aux Templiers, en 1146, pour faciliter les préparatifs de son voyage. On pense que le trésor royal resta au Temple depuis lors, et ce jusqu’en 1295. Après une brève interruption, il y revient en 1303.

Le roi dispose aussi, au Louvre, d’une autre caisse pour les dépenses de son hôtel. Le trésor du roi est donc d’abord un dépôt que le trésorier de l’ordre gère comme d’autres dépôts et sur lequel sont assignées rentes et dépenses du roi et de son gouvernement. Des virements sont faits, des états des comptes royaux sont établis régulièrement, la vérification des comptes est faite au Temple par des membres de la cour du roi, puis de la cour spécialisée qui s’en détache, la future Chambre des comptes.

Le roi considère le trésorier du Temple de Paris comme son propre trésorier et lui verse des gages.


Qu'est donc devenu le trésor des Templiers ? :

Lorsque Philippe le Bel prononce sa condamnation, l'ordre des Templiers est plus riche que le royaume lui-même. A l'origine d'un formidable essor économique, le Temple possède d'immenses domaines et des fortunes en numéraire. Pourtant une faible partie seulement de cet or est saisie par les hommes du roi. Qu'est devenu le trésor des templiers ?

Les templiers sont soumis à une règle stricte inspirée de St Augustin et modifiée par St Bernard. Elle associe l'ordre à toutes les activités humaines comme si le Temple devait en être l'organisateur. L'enrichissement est strictement codifié: l'ordre peut posséder mais non les individus, aucune dépense ne peut être faite au profit de l'un des membres. Si l'ordre est riche, les chevaliers sont pauvres.

Rapidement les dons affluent, des seigneurs lèguent leurs biens au Temple. Les chevaliers de retour d'orient rapportent les trésors pillés chez les musulmans... Le roi d'Aragon, Alphonse le Batailleur, veut même céder une partie de son royaume aux templiers, mais ces derniers préfèrent refuser. En 1270, l'ordre du Temple possède plus d'un millier de commanderies disséminées un peu partout et ce chiffre doublera en 1307....

Les templiers deviennent les premiers grands banquiers, ils développent le commerce et donnent aux échanges la plus grande sécurité possible. Les routes templières de Moyen-Orient puis d'Europe sont gardées par des chevaliers, les brigands mis en échec. Face à l'incommodité de l'argent métal, ils développent le système de la lettre de change, déjà utilisée par les banquiers italiens, les Lombards: les nombreuses commanderies en France et en Europe forment un réseau serré de succursales bancaires. Les riches prennent l'habitude de déposer leurs biens à la garde des templiers: le roi lui-même leur confie son trésor et son comptable est celui du Temple.

Dans certaines régions comme en Champagne, les commandeurs deviennent receveurs des impôts royaux, des sommes considérables leur passent entre les mains. On estime qu'au sommet de leur puissance, les templiers possèdent plus de deux milliers d'hectares de terres cultivées. L'ordre est propriétaire de la moitié des maisons de Paris et perçoit les loyers.

L'immense fortune des templiers ne provient peut-être pas uniquement de ces revenus connus, en effet, un mystère entoure l'activité de la flotte templière dans le port de La Rochelle. Le village de pêcheurs devient une commanderie principale protégée par une double ceinture de commanderies secondaires, sept routes templières importantes en partent pour rayonner vers les provinces.

Une flotte importante à La Rochelle ne s'explique pas: les relations avec l'Angleterre s'effectuent depuis les Flandres. Un érudit du XIXe siècle, Jean de La Varende, avance, dans son ouvrage 'Les Gentilshommes', une hypothèse osée: les templiers iraient en Amérique où ils exploiteraient des mines d'argent. Comment connaîtraient-ils le Nouveau-Monde, bien avant sa 'découverte' par Christophe Colomb ? Par les Normands qui auraient gardés le souvenir du 'Vinland' des Vikings, deux arguments pourraient soutenir cette thèse: On sait que Colomb a étudié d'anciennes cartes conservées chez les successeurs des templiers qui subsistent en Espagne. D'autre part au Moyen-Âge, l'argent est un métal rare. On frappe surtout des monnaies d'or ou de bronze, or , alors qu'aucune mine nouvelle est signalée, subitement, au XIVe siècle, les sources littéraires et artistiques évoquent souvent l'existence et la circulation de pièces d'argent.

Le vendredi 13 octobre 1307, Philippe le Bel ordonne d'arrêter tous les templiers du royaume. Leur vrai crime: avoir prêter de l'argent au roi. Assuré de la complicité du Pape, celui-ci préfère les exterminer que les rembourser. "Cette extinction du statut de l'ordre, de son habit, de son nom lui-même, nous l'avons, avec l'approbation du saint concile, décrétée. (...) Nous interdisons désormais à quiconque d'entrer dans cet ordre, d'en revêtir l'habit et de se comporter en templier (...). Nous avons finalement décidé que ses biens ( à l'ordre ) seraient, à perpétuité, unis à l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem..." . Par cette bulle Ad providam de 1312, le pape Clément décide de l'attribution de la fortune des templiers.

Mais, dans les commanderies, les hommes du roi ne trouvent ni or, ni argent, ni archives. Ils ne peuvent se saisir que des terres et des bâtiments. Où sont les trésors du Temple ?


La plus grosse part de la fortune du Temple n'est pas en métal précieux : il remet en circulation l'argent qu'il possède, en achetant terres et biens. Cependant, il y a dans chaque commanderie assez de numéraire pour assurer les dépenses et rembourser les lettres de change, de véritables petits trésors.

Les caches devaient être préparées de longue date : chaque commanderie est bâtie sur un réseau de souterrains où pouvaient aisément s'aménager des endroits secrets. Les réseaux d'étangs artificiels souvent installés près des bâtiments ont suggéré une idée: les trésors seraient-ils enfouis sous le fond d'un étang susceptible d'être vidé à volonté ? Pourquoi pas, mais les chasseurs de trésors n'en sont cependant guère plus avancés : la forêt d'Orient par exemple, haut lieu Templier en Champagne, ne compte pas moins de cinquante-cinq étangs artificiels, en partie comblés depuis et envahis par les broussailles... Sans doute quelques trésors ont-ils été trouvés ( Ainsi par l'abbé Saunières peut-être à Rennes-le-Château ).

Mais, pour certains, le secret des caches importantes se trouve au château de Chinon. Des dignitaires templiers ont gravé des symboles mystérieux dans la pierre de la salle où ils ont été détenus jusqu'à leur exécution: coeurs flamboyants, croix, triple enceinte, marelle, escarboucles. Peut-on lire dans ces signes des indications codées ? Les ésotéristes affirment que ce rébus permettra un jour à des initiés de retrouver la cache du plus grand des trésors que l'on prête aux templiers: le Graal.


Pendant les mois de Juillet et Août, dans mon département, se déroulent des fêtes médiévales, où défilent de peux chevaliers avec leurs costumes de Croisés sur leurs montures, des combats de rue, des jeux du cirque, le tout bien sûr agrémenté en soirée par un repas médiéval (viandes aux épices et herbes, utilisation de miel, citron, sauge, etc....).



Enfin, pour rajouter une petite touche personnelle à tout cela, je vous demande d'écouter cette vidéo (qui est un mélange de musique médiévale et folk, avec utilisation d'instruments de musique anciens).



Bisouuus à tous
avatar
victoria
Admin

Messages : 908
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le coin de victoria

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 15 1, 2, 3 ... 8 ... 15  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum