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Une journée à Brantôme

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Une journée à Brantôme

Message  victoria le Sam 11 Fév - 18:15

Bonjour


Ce dimanche 31 Juillet est une superbe journée : ciel bleu sans nuages, beau soleil, direction la Dordogne (comme souvent), mais cette fois-ci, je vous emmène dans le Périgord Vert, à savoir Brantôme et la Vallée de la Dronne.


Brantôme est une petite ville française, située dans le département de la Dordogne et la région d’Aquitaine. La commune s’étend sur 34,7 km² et compte 2 158 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007.

La douceur est le maître mot de cette vallée, où peu à peu, après bien des affrontements, règnent avant Baudelaire et son invitation au voyage, le luxe, le calme et la volupté.



Cette Dronne, un peu capricieuse, enrobe la ville de Brantôme, qui est protégée par un croissant de roches et de forêts. Plus on va vers l'ouest, et plus le terrain s'attendrit.

Ici et là, des champs de céréales nous donnent de l'espace et du souffle pour parcourir, à notre guise, ce pays vallonné et charmeur.

De nombreux villages de carriers nous font approcher l'ambiance, les lumières et la couleur unique de ce Pays de pierres et d'eau.

Entourée par le Dronne, Brantôme (surnommée la Venise du Périgord) est une île parcourue de ruelles.


* Origine du nom :

Ce fut une histoire incroyable qui commença au temps lointain de ce peuple que l'on appelait les Celtes. La jeune cité lovée dans la colline et caressée par une rivière tranquille cherchait son nom. Sa petite communauté s'agrandissait de jour en jour tant la vie y était douce autour de la fontaine extraordinaire et de sa source vénérée sortant du rocher.

Le seigneur du lieu réunit le conseil des sages pour rechercher un nom à la mesure de cet éden terrestre où régnaient le calme et l'harmonie. Toute la nuit les esprits phosphorèrent mais il n'en sortit rien de concret.

Au petit matin le seigneur décida d'en appeler au ciel et brandit son épée étincelante vers l'azur en prononçant les paroles magiques. Un coin de brume alors se dissipa pour laisser place à une fée d'une grande beauté.

Le seigneur et les sages devant l'apparition se mirent à genoux et la fée leur dit :

"Bien-aimés, cette cité que vous avez créée doit recevoir un nom digne de l'éternité, par l'eau et le rocher, je la nomme pour vous BRANTOME et je vous le dis, prenez-en grand soin. "

Ainsi le sort en fut jeté sur la belle qui nous accueille chaleureusement encore aujourd'hui.

Ancienne halte sur le chemin de St Jacques de Compostelle, Brantôme est aujourd'hui une porte du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin et un véritable joyau de la vallée de la Dronne.



Les hommes préhistoriques, ont occupé les surplombs rocheux creusés par la rivière Dronne.

La présence romaine se retrouve sur les tronçons, encore visibles des voies " romaines", dans les noms de lieux se terminant en ac, as, an ou at.

Dès le 8ème siècle, ce sont les moines bénédictins qui vivront en troglodytes (avant de construire une Abbaye), la falaise fournissant abris et matière première de qualité pour la construction.

La tradition veut que ce soit Charlemagne qui consacra l'abbaye St Pierre de Brantôme en y déposant les reliques d'un enfant martyr, un des saints Innocents, Sicaire (deux panneaux de bois doré, 17ème siècle, dans le chœur de l'église, illustrent la donation et le massacre).

Le dolmen de Peyrelevade (dit "Pierre Levée") témoigne des premières manifestations d'art religieux.

Ravagée à deux reprises par les incursions normandes, l'abbaye retrouve une certaine prospérité au 10ème siècle (construction du clocher campanile à gables de style roman limousin 11ème siècle).
Son rattachement, à la fin du 11ème siècle, à l'abbaye de la Chaise Dieu, donnera un nouvel essor qui se poursuivra durant les 12ème et 13ème siècles.

L'occupation anglaise à trois reprises (1382, 1404, 1408) viendra mettre en péril l'existence de cette communauté. L'église et le cloître seront en partie détruits. Les reconstructions n'interviendront qu'à la fin du 15ème siècle (style gothique).

Le 16ème siècle voit l'avènement du principe de la commende (concordat de 1516). Le pouvoir royal choisira parmi ses favoris, clercs ou laïques, pour occuper la charge d'abbé. Le plus célèbre, Pierre de Bourdeille, chroniqueur mieux connu sous le nom de "Brantôme" (auteur notamment des "Dames Galantes").

La commende entraine le développement d'une architecture de prestige de style Renaissance, palais abbatial et son jardin, cadre d'une vie mondaine où l'abbé vivait en grand seigneur (16ème, 17ème, 18ème siècles).

La vie monastique disparut en 1790 à la suite des décrets révolutionnaires ordonnant la dispersion des communautés religieuses.


La Chapelle

Les 19ème et 20ème siècles s'attacheront surtout aux contingences urbaines et aux exigences économiques. Ils ouvriront définitivement l'abbaye sur le bourg.

Aujourd'hui, les bâtiments de l'abbaye, propriété de la ville de Brantôme, hébergent à la fois, les services administratifs de la cité, et un "pôle culturel" composé d'une bibliothèque ainsi que des salles d'exposition, dont le célèbre "Dortoir des moines" à la superbe charpente en carène de bateau.

Les cloches du plus ancien campanile de France rythment les balades romantiques dur la rivière de la Dronne, ou le pas des promeneurs dans l'apaisant jardin des moines.

Brantôme, riche en bonnes tables, est le lieu idéal d'une étape gourmande, avant de découvrir les nombreuses richesses touristiques de la Vallée de la Dronne.

* Un environnement exceptionnel :

Une falaise en croissant surmontée d'un écrin boisé au pied de laquelle s'élève son abbaye et se love sa rivière Dronne qui entoure la cité : La Venise du Périgord est une île.

Porte du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin et joyau du Val-de-Dronne, Brantôme accueille toute l'année les amoureux de la nature, du "Bien vivre" et du "Bien manger".

Romantique, reposante, riche en histoire, en activités de loisirs et sportives, Brantôme réveille au fond de nous toute la paix intérieure dont nous avons tant besoin. A travers ses nombreux vestiges elle apporte les réponses essentielles que chacun se pose..



Une balade à Brantôme, c'est renouer avec la nature, retrouver l'authenticité, les valeurs de la vie, ressentir des émotions oubliées.



Où que vous soyez, votre cœur aura toujours un regard sur Brantôme..

* Visite de Brantôme :

Le clocher (dont l'architecture définitive et la finalité - culte catholique - sont datés du XI ème siècle) est certainement le plus ancien campanile de France.

Il a, en effet, la particularité d'être bâti non sur l'église mais sur le surplomb rocheux qui la domine. L'adroite superposition d'étages en retrait, la répartition des ouvertures, les pignons triangulaires (gables) qui coiffent les grandes baies en épaulant les façades, en font un modèle et un précurseur du genre roman limousin.

L'Abbaye Bénédictine de Brantôme fut fondée en l'honneur de St Pierre et St Sicaire par Charlemagne au début du IX ème siècle.

L'église abbatiale a été reconstruite au XII ème siècle remaniée au XIII ème siècle, reconstruite au XV ème siècle et radicalement restaurée (à partir de 1850) par l'architecte Paul Abadie, élève de Viollet-le-Duc.

Le Cloître de l'Abbaye a été reconstruit vers 1465 (sous l'Abbé Pierre de Piedieu) et achevé en 1539 (sous l'Abbé Pierre de Mareuil).


Trois des quatre galeries ont été éliminées en 1858 par l'architecte Paul Abadie. Il ne subsiste que l'aile Ouest avec voûtes en croisées d'ogives.

Les traces des arcades détruites restent visibles sur le mur de l'Eglise et du bâtiment conventuel. La chapelle St Antime (premier Abbé de Brantôme) fut une salle capitulaire.

On peut voir également des vestiges du premier monastère aménagé dans le pied de la falaise avec notamment la grotte du "Jugement Dernier", énigmatique bas relief du XV ème siècle. Il s'agit là d'un cheminement historique qui s'effectue à l'aide d'un livret guide et de panneaux disséminés le long de ce circuit de 600 mètres environ.

Le pavillon et la tour ronde étaient autrefois reliés par une porte avec chemin de ronde. De la tour, une muraille rejoignait la falaise. L'ensemble formait la défense sud de l'abbaye et du château abbatial.



Ce pavillon, pur produit de la Renaissance Italienne, a été construit vraisemblablement à la place d'une tour au début du XVI ème siècle par Pierre de Mareuil dont on voit encore les anciennes armoiries au-dessus de la porte.

L'ancien jardin privé des Abbés sous la façade de leur château abbatial doit son nom à l'inspiration italianisante de la Renaissance et aux relations de l'Abbé Pierre de Bourdeille, mieux connu sous son nom de "Brantôme".

"Brantôme", homme d'épée, Abbé commendataire de 1558 à 1614, chroniqueur (auteur entre autres des célèbres Dames Galantes) sauva sa ville des guerres de religion.

Son buste a été inauguré en 1895 sur cette fontaine du XVII ème siècle.


Fontaine Médicis

Enfin, l'ancienne tour de la porte St-Roch fermait l'Abbaye côté sud. La porte des réformés la fermait du côté nord.

Elle aurait été construite aux environs du XII ème siècle. Au dessus de la tour se trouve un cluzeau qui permettait de stocker le grain, et éventuellement de servir de poste de garde.

Pour terminer, une balade dans les jardins aménagés est indispensable.


Moulin de l'Abbaye

Après un excellent déjeuner au bord de la Dronne, il est temps de nouveau de se dégourdir les jambes. En route vers le Château de Puyguilhem !!

Situé à Villars (Dordogne), près de Brantôme, le château de Puyguilhem accueille de nouveau les visiteurs depuis début juillet, après six mois de travaux. Il est désormais géré par l’État.

Classé monument historique en 1912, il a été acheté par l'Etat en 1939.



Ce château, bâti au XVIe siècle sur l’emplacement d’un repaire médiéval, pour Mondot de La Marthonie, président du Parlement à partir de 1515 arbore un style Renaissance.

Situé dans un écrin de verdure, Puyguilhem laisse apparaître progressivement ses hautes toitures, ses souches de cheminées sculptées et ses somptueuses lucarnes. Le très riche décor est marqué par l’italianisme cher aux artistes de la Renaissance française.

On peut y admirer une exceptionnelle cheminée montrant les travaux d’Hercule. Modeste dans ses dimensions, il est proche des châteaux de la Loire.



Le château se compose de deux corps de logis en équerre, desservis par deux tours d'escalier. Une grosse tour fortifiée d'allure encore médiévale flanque le corps de logis principal avec lequel elle communique par l'une de ces tours polygonales.

Au XVIe siècle, le château s'organisait probablement autour d'une cour close par des bâtiments de service, aujourd'hui disparus.

L'édifice comporte un rez-de-chaussée et un étage, auxquels s'ajoute un étage de combles sous les hautes toitures, éclairé par de grandes lucarnes.

Sous la toiture de l'escalier d'honneur, formant auvent, court une balustrade sculptée, surmontée de deux lucarnes richement décorées. Sur la grosse tour, une longue ligne de mâchicoulis décoratifs rappelle la vocation défensive initiale de ce type d'architecture.

Le rez-de-chaussée se compose de l'escalier d'honneur, large et confortable. Il ouvre sur un large vestibule, somptueusement voûté d'ogives, qui anoblit l'accès aux pièces.

La grande salle abrite deux tapisseries des Flandres de la fin du XVIe siècle, l'une figurant le combat entre un lion et un léopard ; l'autre, un rhinocéros d'après une gravure d'Albert Dürer.

La salle à manger a conservé, aménagé dans l'épaisseur du mur près de la fenêtre, son évier à main du XVIe siècle.


La cuisine se distingue par une cheminée profonde pour installer le matériel de cuisson.

Dans la salle d'arme, on peut observer la cheminée en décor sculpté de trois médaillons figurant des guerriers casqués. Au dessus, une frise de rinceaux est représentative de la première Renaissance.

Le dallage du sol est d'un type répandu dans le Périgord. Le plan intérieur et la répartition des salles sont identiques à chaque niveau.

Au 1er étage, on découvre la chambre de la Châtelaine, qui se situe dans la grosse tour ronde. Une garde-robe, munie d'une cheminée complète ce premier logis.



La chambre du Seigneur est décorée par une tapisserie d'Aubusson, réalisée au XVIIIe siècle d'après les cartons de Jean-Baptiste Huet. Cette tapisserie représente une scène pastorale.


Une pièce annexe est reliée à la chambre par un couloir dans l'épaisseur du mur. Elle ouvre sur l'espace de rangement qui s'ajoute à ce second logis.

La grande salle mesure 7 mètres de large sur 11 mètres de long. La porte de la chambre du Seigneur est signalée par un encadrement de moulures plates formant un entablement dans sa partie supérieure.

La cheminée, d'une largeur exceptionnelle, porte un décor sculpté superbe : six niches abritant des bas reliefs retraçant les travaux d'Hercule. La scène d'origine est celle de Hercule et le lion de Némée.


Les espaces nobles du 1er étage expriment par le décor et leurs dimensions, le nouveau rang acquis par la famille La Marthonie.

Au XVIIIe et XIXe siècles, l'assèchement du grand étang situé dans le vallon, a contribué à modifier les abords du château.

L'élégant labyrinthe de buis est une création des années 1950. Il évoque l'art des jardins de la Renaissance, d'inspiration italienne.

En contrebas de la grande allée de tilleuls, on peut voir un pigeonnier, comprenant 250 trous de boulins (niches pour pigeons et colombes), qui attestent la richesse du seigneur des lieux.



J'espère que vous aurez apprécié autant que moi cette balade dans ce château Renaissance, où chacun peut puiser quiétude et douceur.



Bisouuuus à tous
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