notre petite planete

Et si on visitait la Bretagne ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Et si on visitait la Bretagne ?

Message  mesange le Sam 2 Juin - 17:34

La télé donne parfois envie de voyager. Cette fois, c’est un coin de Bretagne que j’ai découvert. De quoi vous donner peut-être des idées pour de futures vacances.

Je vous propose une promenade dans les Côtes du Nord, de Ploumanach, près de Perros-Guirec à la baie de Paimpol, et un petit détour par Belle-Ile.


L’Abbaye de Beauport

Sur l'île de Saint-Riom, un monastère fut le premier port d'attache des moines évangélisateurs irlandais. Face à cet îlot, en 1202, le comte Alain de Goëlo fonda l'abbaye, baptisée Beauport, refuge sur la route littorale de Compostelle et foyer de commerce maritime. Jusqu'à la Révolution, les chanoines de Prémontré-de-Beauport agrémentèrent le domaine abbatial. D'une architecture élégante, ponctuée d'un jardin à la française, de vergers et ceinte de prés-salés et de digues, l'abbaye est insensible aux caprices de la mer. Le domaine offre un espace privilégié pour l'observation botanique et ornithologique ... et le recueillement.

Le domaine de Beauport, d’une étendue de 100 ha, situé dans la baie de Paimpol est la propriété du Conservatoire du Littoral, qui empêche désormais toute construction dans son proche environnement.

En baie de Paimpol, l’abbaye maritime de Beauport, témoin de huit siècles d’histoire, est un site exceptionnel où nature et culture se conjuguent : l’abbaye a en effet connu trois vies bien distinctes : religieuse, jusqu’à la Révolution, laïque, jusqu’en 1992, et depuis lieu d’histoire et de nature.

Cette abbaye marque le début de l’art gothique en Bretagne. Cette abbaye, aujourd’hui en partie à ciel ouvert, fut fondée au 13ème siècle par les Prémontrés, puis placée en commende au 16ème. Elle a été vendue en 1790 après la dispersion des derniers moines. Ses importantes ruines se dressent dans un charmant décor de verdure. De l’église élevée aux 13ème et 14ème siècles, il reste la façade, la nef à ciel ouvert, le bas côté Nord et le bras gauche du transept. La salle capitulaire à abside polygonale, dont il ne subsiste que quelques arcatures, est un exemple de l’art gothique. L’élégante entrée du vaste réfectoire s’ouvrait largement sur la mer par des baies. On peut voir le lavatorium pour les ablutions obligatoires avant chaque repas.

On peut voir au sol les gisants des donateurs, les seigneurs de Kergozou. Sans arrêt des sculptures sont retrouvées, replacées.

Les Prémontrés étaient à la fois des moines et des prêtres. Ils officiaient dans les paroisses, recevaient l’impôt sur le sel. Ils vivaient des terres, des bois, des champs et de l’exploitation de la mer. Ils avaient des domestiques. Les moines cultivaient des pommes et faisaient du cidre.

L’abbaye resta à l’abandon après la Révolution. Endommagée par la tempête en 1794, l’abbaye s’effondre au 19ème siècle.

C’est une harmonie entre le végétal et l’architecture. On veut conserver en l’état, restaurer ne donnerait jamais le cachet des temps anciens. On limite la végétation pour éviter les dégradations.

Les vergers de l’abbaye constituent également un conservatoire de pommiers anciens, certains d’une espèce presque disparue, que les élèves du lycée agricole voisin viennent aider à greffer. Le jardin est ainsi devenu une salle de cours. Conséquence : l’abbaye produit toujours du cidre (environ 1.300 l par an). Une façon de réinscrire le site dans le présent. Le cidre est mis en bouteille au lycée agricole de Kernien.

Un site en perpétuel évolution : les paysagistes proposent des aménagements qui respectent cet équilibre fragile. Grâce à leur imagination, des arbres poussent ou disparaissent, des allées s’élargissent… L’abbaye de Beauport, avec ses jardins, ses vergers et son cloître reste une magnifique ruine romantique, ouverte sur une nature qui désormais la complète.

L’ancienne digue existant déjà au temps des moines a été restaurée. Ce lieu, sécurisé, est désormais ouvert au public. Un auvent a été installé pour permettre les pique-nique.

La faune est également protégée, des oiseaux peuvent se réfugier dans des nichoirs discrets.

On continue la tradition d’élevage des moines : chèvres et moutons assurent le débroussaillage.

Dans la roselière, milieu riche et fragile, on équilibre l’eau de mer et l’eau douce, l'eau salée limitant la progression des saules ; divers milieux cohabitent.

Un paysage unique, des falaises, des landes, des ilots par centaines.
Diverses manifestations ont lieu chaque année sur le site, des expositions, des concerts.

Quittons ce sanctuaire majestueux, pour un autre tout autant protégé.


L’archipel des 7 iles

Cet archipel se trouve au large de Perros Guirrec, et fait partie de cette commune. C’est une réserve naturelle pour la conservation de la nature. Elle est propriété du Conservatoire du Littoral. La réserve des 7 iles créée en 1912 est la première réserve ornithologique de France. Elle est administrée par la Ligue de Protection des Oiseaux.



L’ile aux Moines est la seule ile accessible au public. Un panneau rappelle les règles à suivre : pas de bivouac, pas de chiens, pas de feu, ne pas cueillir la flore. C’est la seule où l’on trouve de l’eau douce, un trésor pour l’ile. Un puits a été retrouvé. Au 17ème siècle, l’ile accueillait les flibustiers et les navigateurs, notamment d’Angleterre. L’ile a été fortifiée par un disciple de Vauban, sous Louis XIV, afin d’empêcher tout débarquement. Le fort en très mauvais état vient d’être restauré. Le public peut y accéder en saison, et contempler un superbe panorama.

Le site est propice à la reproduction des phoques gris. Le pelage des mâles est plus sombre que celui des femelles. Chaque pelage est unique, ils portent des taches sur la tête, ou des cercles autour des yeux qui sont de véritables cartes d’identité, et permettent de les reconnaitre. Ils sont environ 40 individus. Ils sont plutôt patauds à terre, mais dans l’eau ce sont de formidables nageurs. Ils parcourent des dizaines de kilomètres, et naviguent entre la France et l’Angleterre à la recherche de nourriture. Curieux dans l’eau, ils n’aiment pas qu’on vienne les observer sur terre. Les mâles peuvent atteindre plus de 2 m et peser 250 kg, les femelles mesurent moins de 2 m et pèsent environ 150 kg. L’ile est aussi peuplée de macareux, oiseau emblématique qui a failli disparaître. La réserve a été créée pour les protéger.

Rouzic est la plus éloignée des iles et la plus sauvage. Elle accueille chaque les fous de Bassan. C’est le seul point de nidification de ces oiseaux en France. On en compte environ 22.000 couples . Chaque centimètre est occupé ! Chaque année ils restaurent les nids, reforment les couples, car ils sont fidèles à vie.



Rapprochons nous de la côte, mais restons encore un peu en mer. Là s'élève un phare de toute beauté.

Phare des Triagoz

C’est un phare en mer. Il s'élève sur un rocher isolé, l'écueil de Guen Bras.
Loin de la terre ferme, au nord de la baie de Lannion, il annonce la côte de granit rose.
On comprend bien pourquoi sa construction a été difficile.

Il a été mis en service en 1864, c'est un tour carrée haute de 30 mètres. Construit il y a 150 ans en granite rose (1861). C’est un bijou d’architecture. Il trône sur son rocher, soumis à la houle et aux forts courants. Il est très isolé. L’équipe de Phares et Balises vient l’inspecter chaque année, surveiller le rocher, les murs et changer l’ampoule.

Revenons sur la côte et découvrons un autre site très étrange, qui vient du fond des temps.

Chaos de Ploumanach

Ploumanach signifie la mare du Moine en breton. Ce petit port de pêche, situé près de Perros-Guirec, est célèbre par ses entassements de rochers roses. C’est le plus beau chaos de granite rose de Bretagne, l’un des sites les plus inattendus de la région. Ces roches datent de 300 millions d’années ; sur la Bretagne s’élevaient alors de hautes montagnes analogues aux Alpes, qui ont disparu. La nature a alors joué au sculpteur. L’érosion, les embruns ont creusé des cuvettes, rongé la roche, sculpté des formes étonnantes : lapin, dauphin, tête de mort, bouteille,… et même le chapeau de Napoléon ! Ce lieu est évidemment très visité, mais une trop grande fréquentation est dangereuse. Les sentiers sont entretenus pour protéger les roches et la lande.



On fait la chasse aux plantes invasives, comme le berbéris, plante invasive échappée de jardins privés qui a colonisé la nature environnante. Ceci afin de ne pas concurrencer les plantes locales.

Etrange aussi cet autre site, mais fragile oh combien !

Sillon de Talbert

C’est un long sillon de galets situé près de la commune de Pleubian, entre deux rivières, le Jaudy et le Trieux. Il pénètre 3 km dans la mer et a été créé par l'action des courants des fleuves, combiné à la marée il y a 18.000 ans. Il est sous haute surveillance, car en perpétuel mouvement. La mer, créatrice, est devenue destructrice. Elle n’apporte plus de galets, mais les déplace. Il est interdit de ramasser les galets. C’est le point le plus au nord de la Bretagne.


L’archipel d’Olonne autrefois rattaché au Sillon de Talbert est accessible à pieds uniquement à marée basse. On y a trouvé des ossements, des poteries datant du 14ème siècle. Cet ilot fut peut-être occupé par des moines, il y avait semble-t-il un cimetière. Ce lieu était propice à la spiritualité.

Visitons la côte du Goëlo, pittoresque et parfois impressionnante

Côte du Goelo

Sur cette côte située près de Paimpol, on trouve les falaises les plus hautes de Bretagne. Dans un ancien mouillage, une émouvante trace des temps anciens, le petit port de Gwin-Zegal dresse ses pieux au pied des falaises de Plouha. Gwin Zegal est l’un des deux seuls ports à pieux de Bretagne protégé par une pointe et calée dans une anse pleine de charme. Ces pieux sont en fait des troncs d’arbres plantés dans la vase. Ce site fut installé par les premiers marins de Bretagne, à l’époque celtique. Transmis de génération en génération il n’a pas changé depuis des siècles.

En suivant le chemin des douaniers enfouis sous les genêts, soigneusement entretenu, on atteint le sommet des falaises et la pointe de Plouha, haute de 104 m, la plus haute de Bretagne. Des paysages sauvages et magnifiques à découvrir, des à-pics vertigineux.


Depuis la Pointe de l’Arcouest, offrons nous un nouveau parcours en bateau pour aller dans une ile.

Ile de Brehat


Bréhat est une île française située dans le département des Côtes-d'Armor au nord de la pointe de l'Arcouest en Bretagne. Bréhat a prêté son nom à l'archipel de Bréhat dont elle est l'île la plus grande. Son nom breton est Enez Vriad. L'île, accompagnée de 86 îlots et récifs voisins, constitue une commune (officiellement nommée Île-de-Bréhat), rattachée au canton de Paimpol (arrondissement de Saint-Brieuc).
L’île de Bréhat est en fait divisée en deux parties reliées par un pont. Parsemée de manoirs et de villas fleuries, elle offre de magnifiques balades à pied dans un paysage sans cesse changeant, selon les marées ou le temps.
"Ile aux fleurs" est certainement le surnom qui sied le mieux à ce bijou blotti au milieu d'un écrin de rochers roses et d'une mer d'un bleu profond, composé de deux îles principales, reliées au 18ème siècle par un pont construit sous les ordres de Vauban, entourées de 86 îlots et récifs.

Son microclimat, particulièrement doux en hiver (moyenne de 6° C), offre une très grande diversité de fleurs et de plantes. On y trouve des mimosas, des figuiers, des eucalyptus. Les géraniums grimpent le long des façades des maisons. C'est un des rares lieux en « Bretagne Nord » sur lequel peuvent pousser des plantes méditerranéennes, car les gelées y sont encore rares.

Quelques passionnés cultivent des plantes venues d’ailleurs, et créent de vrais jardins exotiques. Pour la végétation, il faut tenir compte du vent. Cette île entourée de rochers de granit rose possède une végétation étonnante pour une situation tout au nord de la Bretagne. En fait son climat est doux, les gelées y sont très rares et une végétation exotique s'est développée. Cette végétation est le souvenir botanique des navigations lointaines. Parmi les plantes visibles sur l'île aux fleurs vous rencontrerez :
- Le mimosa originaire d'Australie que l'on trouve habituellement dans le massif du Tanneron sur les bords de la côte d'azur.
- L'aloès qui borde habituellement la Méditerranée.
- Le palmier symbolise les côtes et les paysages tropicaux.
- L'agave est originaire du Mexique du sud des Etats-Unis et de toute l'Amérique centrale.
Quelques plantes sont originaires de Chine tels les camélias et les hortensias plus habituels dans la région. Les hortensias de l’île de Bréhat sont gigantesques et vous laissent sans voix. Un régal pour les yeux.
D'autres plantes et herbes habituelles du sud de la France y sont présentes comme le fenouil par exemple.
Des agapanthes (fleur d’amour en grec) sont devenues l’emblème de l’ile. Elles viennent d’Afrique du Sud.

Dans une petite anse, découvrons le Moulin du Birlot : un moulin à marée, construit entre 1633 et 1638, avec une réserve d’eau de deux hectares nécessaire à sa mise en fonctionnement. Cette dernière est retenue par une digue de 140 mètres entre le bâtiment et un rocher qui émerge à marée haute.

Une fois que la marée s’est retirée, le meunier a six heures pour moudre son grain, avant que l’eau ne revienne. Le moulin a été abandonné en 1920. Il a été restauré grâce à une association, on peut toujours le visiter. Il produit une farine brute, avec le son.



Une originalité : le ramassage scolaire se fait avec un tracteur, qui tire un wagon. C'est le seul transport en commun sur l'ile. Les plus âgés des enfants prennent le bateau pour aller au collège de Paimpol. La traversée dure un quart d'heure.

Les automobiles sont interdites sur l'île, à l'exception des services municipaux, aussi les vedettes ne transportent-elles pas de voitures. La circulation sur place se fait donc principalement à vélo pour les « longues » distances, en tracteur pour le transport en commun — le « petit train » — et les marchandises.

Vous avez envie d'aller dans une autre ile ? Pas de problème ! La Bretagne compte 70 % des iles en France.

Quittons la Côte de Granit rose, pour gagner la Ceinture Dorée. Une traversée, et nous débarquons sur l'Ile de Batz.


Ile de Batz (en breton Enez Vaz

On prononce « Ba ». Cette ile se trouve au large de Roscoff. Son relief est très bas.

L'île de Batz est une île française située au nord du département du Finistère, dans la région Bretagne, faisant face à Roscoff. Elle constitue une commune appelée « Île-de-Batz ». L'île de Batz fait partie des Îles du Ponant.
Située à 2 milles au large de Roscoff, sur la côte nord du Finistère. Elle s'étend sur 3,5 km de long et 1,5 km de large. Le tour de l'île représente 10 km. Elle est séparée du continent par un étroit couloir où règnent de violents courants.


Les points les plus hauts de l’île correspondent : au phare à l’Ouest, au sémaphore au Sud et à l’église à l’Est, tous situés entre 30 et 40 m. Le relief de l’île est situé généralement entre 10 et 20 m. Le bord de la côte est élevé de 5 à 15 m.
L’ile est dotée d’un phare géant, qui se situe vers la pointe ouest de l'île, à environ 30 minutes de marche du port.
Commencée en 1834, il a fallu tout juste trois ans pour élever cette tour haute de 44 mètres. Dans sa base carrée, sur deux niveaux, se trouvaient les magasins pour le stockage du combustible et les logements des gardiens. A son allumage, le 10 octobre 1836, la lanterne était éclairée grâce à de la vapeur de pétrole. Électrifié en 1939, la nouvelle lanterne, située à 67 mètres au dessus du niveau de la mer, a une portée de 20 milles. L'ascension des 198 marches permet de jouir, du haut du balcon situé sous la lanterne, d'une vue magnifique sur l'île et le chenal. Un panorama qui va des Sept-Îles à l'est jusqu'à l'Ile-Vierge à l'ouest, en passant par l'entrée de la Baie de Morlaix et la silhouette des Monts d'Arrée qui se dessine à l'horizon sud.
Il mesure 42,65 mètres au-dessus du sol et 71,65 mètres au-dessus du niveau de la mer.

On accède à sa lanterne par un escalier de 210 marches. Son feu blanc à 4 éclats 25 secondes est éclairé par une lampe halogène de 180 W. Sa portée est de 23 milles (environ 42,5 km). Il dispose également d'un feu auxiliare fixe rouge.
Les habitants de l’ile récoltent un engrais naturel et gratuit, le goemon, des algues de 700 variétés, brunes, vertes, des haricots de mer, certaines comestibles. Cela permet d'enrichir la terre des jardins. « La mer nourrit la terre ».

Son climat extrêmement doux (2 jours de gel par an au maximum), bénéficiant du Gulf Stream, permet une culture maraîchère diversifiée et de qualité, l'île faisant partie de la Ceinture dorée bretonne.

Aux 17ème et 18ème siècle, on demandait aux navigateurs de ramener des plantes exotiques, pour le textile, la teinture, ou la nourriture.

On y trouve de très nombreuses essences exotiques, dont des cactus venus d’Amérique du Sud qui se sont adaptés malgré l’humidité.

En 1897, Georges Delaselle, assureur parisien, décida de créer au sud-est de l'île de Batz une véritable oasis sub-tropicale. Racheté en 1997 par le Conservatoire du littoral, le jardin abrite aujourd'hui une large collection de plus de 1 700 espèces originaires de tous les continents, dont une rare collection de palmiers. Pour reproduire les oasis marocaines, la palmeraie est creusée dans le sable.Ce jardin est désormais la propriété du Conservatoire du Littoral.
Les griffes de sorcière (plus facile que Carpobrotus acinaciformis, Carpobrotus edulis !) sont des plantes grasses rampantes. Introduites d’abord sur le littoral méditerranéen pour la beauté de leurs fleurs et leur résistance, bien adaptées sur l’ile de Batz, mais invasives, elles représentent aujourd'hui une menace.

Le Mertensie maritima est une plante surprenante. A la fois décorative et gustative, son goût d'huître a fait son succès. Son feuillage de couleur bleu-vert, légèrement velu, est très décoratif. De juin à septembre, de petites fleurs bleu ciel viennent orner cette plante surprenante. Elle peut se consommer crue ou cuite.


Pour la dernière étape, nous traverserons la Bretagne du nord au sud, encore une traversée, et nous voici à Belle-Ile.

Belle-Ile-en-Mer

Belle-Île-en-Mer est une île française de l’océan Atlantique située dans le département du Morbihan en Bretagne sud. Belle-Ile est la plus vaste des iles bretonnes. Façonnée par les éléments, balayée par les vents, sa nature est sauvage. La côte de l’île, constituée d’une roche friable faite de schistes et micaschistes mêlée de quartz, subit une érosion intense de la mer surtout sur la façade Sud-Ouest tournée vers le large (Côte Sauvage). Il en résulte une côte très découpée, constituée en majorité de falaises. Témoin de cette érosion rapide, l’îlot de Lonègues, qui au Moyen Âge prolongeait la pointe des Poulains, a aujourd’hui pratiquement disparu sous les eaux. L’extrémité nord de l’île se prolonge d’îlots raccordés au socle principal par des bancs de sable où la mer s’insinue à marée haute.

Sur la côte exposée au Nord Est, face au continent et donc la plus abritée, débouchent deux rias qui ont permis la création des deux ports principaux de l’île : Le Palais et Sauzon. Sur cette même façade on trouve la grande plage de l’île (les Grands Sables). la côte Ouest a la plage la plus extraordinaire, celle de Port Donnant.
Le climat de Belle-Île est océanique à la limite du climat supraméditerranéen. Les gelées sont rares, il pleut beaucoup moins que sur le continent, les hivers sont doux, l’ensoleillement généreux, ce qui permet, ainsi que sur les rives du Golfe du Morbihan, à des plantes méditerranéennes, comme le palmier, la vigne, le figuier, de prospérer dans les vallons abrités.

Le port du Palais est l’entrée principale de la bien- nommée Belle-Ile. La citadelle surplombe les quais. Construite à partir de 1549, remaniée par Vauban, elle assurera la défense de l’île contre les pirates, les espagnols et les anglais en 1863. Aujourd’hui, aprés 40 ans de restauration, elle est le 1er Hôtel Musée en France.

Le sentier du littoral fait le tour de l’ile en 4 jours, c'est une promenade magnifique sur des falaises vertigineuses.

Une des spécialités de l'ile est le pouce-pied. Le Pouce-pied de l’Atlantique-est est un crustacé à pédoncule charnu et court, qui vit fixé aux rochers battus par les vagues. Comestible, il a longtemps été une source de nourriture pour les habitants des côtes. Depuis de nombreuses années, une forte demande existe pour cette ressource en Espagne et au Portugal où il est particulièrement prisé.

Le surintendant Nicolas Fouquet acheta l'ile en 1658, la fortifia, aménagea un port. Mais il fut arrêté en 1661 et emprisonné, ses biens furent confisqués. Vauban améliora la protection de l'ile à la demande de Louis XIV.

Bagne d’enfants
En 1902, le Ministère de la Justice établit sur l'ile une colonie pénitentiaire pour mineurs « délinquants » avec une école de matelotage : un bateau avec son ancien gréement était placé au milieu de la cour, mais les détenus ne sortaient pas en mer. Rapidement, ce domaine fut acheté et transformé en « centre d’apprentissage agricole » et aussi de mécanique diesel, ce qui permit d’augmenter la capacité d’accueil des enfants et de diversifier leur formation. Une célèbre révolte des enfants en 1934, fit connaître au monde entier les conditions de détention qui furent améliorées, mais la colonie ne fut définitivement fermée qu’en 1977.
Jacques Prévert et Marcel Carné (La Fleur de l’âge) ont rendu un hommage aux jeunes héros de cette période de l’histoire de Belle-Île.
Les bâtiments sont occupés à l’heure actuelle par différentes associations. Un des bâtiments sert de logement aux détenus en « chantiers extérieurs pénitentiaires.

Sarah Bernardt
A la pointe des Poulains se trouve un ancien fortin militaire, qui fut acquis par la comédienne Sarah Bernardt. Elle vécut là pendant 30 ans, entourée d'une véritable ménagerie : des moutons, des poules, une dizaine de chiens et quelques-uns des animaux sauvages devenus ses compagnons familiers, un perroquet, des caméléons qu’elle promenait parfois sur l’épaule, un grand-duc et même un boa. Excentrique, elle fit creuser des bassins et apporter des grenouilles du continent pour les entendre croasser à la nuit tombée. Quant au crocodile et au boa, ils n’y firent pas long feu, le premier ayant avalé l’un des petits chiens et l’autre tous les coussins du canapé ! Elle voulait reposer dans sa chère île, face à la mer, mais c'est au Père Lachaise qu'elle est enterrée depuis 1923.

Belle-Île compte trois phares : le phare des Poulains pour la pointe Nord-Ouest de l'île, le phare de Kerdonis, pour la pointe Sud-Est, et le grand phare de Kervilahouen, ou phare de Goulphar.


Au large, au sud de l’ile s’élèvent les Aiguilles de Port-Coton.
Situées à l'ouest de Belle-île, sur la côte sauvage, les aiguilles ont pour voisin le Grand phare guidant les marins avec ses 111 km de portée...Elles ont inspiré de nombreux peintres, parmi lesquels Claude Monet qui les a peintes à maintes reprises. Lors de tempêtes, les aiguilles sont balayées par les vents, et les vagues en projetant leur écume semblent envelopper les lieux d'un voile de coton... d'où le nom ! Réputé, l'endroit est considéré bien souvent comme le plus beau de Belle-île.

Le grand phare date de 1835 et culmine à une hauteur de 52 mètres et son faisceau lumineux est visible à 28 miles.
On peut profiter de la vue du haut du phare après avoir monté les 213 marches pendant les mois de juillet et août.

Voilà ! J'espère vous avoir donné envie de faire un tour en Bretagne. Je connaissais un peu, mais pas ces coins là. C'est sublime, non ?
Si vous voulez compléter, ou même rectifier mon post, faites-le ! Vous pouvez aussi faire connaître d'autres coins de Bretagne.

D'avance merci et bisous !

























Dernière édition par mesange le Ven 8 Juin - 18:29, édité 63 fois
avatar
mesange

Messages : 480
Date d'inscription : 01/02/2012
Age : 80
Localisation : près de Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Re: Et si on visitait la Bretagne ?

Message  victoria le Dim 3 Juin - 7:01


Merci ma Mesange de nous faire découvrir cette abbaye de Beauport.

Même effondrée, elle a gardé un très beau caractère (et tu sais que j'aime beaucoup les vieilles pierres).

Je connais la Bretagne (et pour cause, mon papa était Breton), j'en parlerais dans un post dès que le temps me le permettra.

Je suis ravie d'avoir découvert cette abbaye, et dès que j'irais en Bretagne, je me rendrais sur les lieux.

Merci ma belle.



Gros bisouuuuus
avatar
victoria
Admin

Messages : 905
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voyages et découvertes

Message  C_LUI le Dim 3 Juin - 16:10

Vos documentaires illustrés de textes et de photos incitent aux voyages. Continuez ce tour de France ; merci.
c_lui
avatar
C_LUI

Messages : 27
Date d'inscription : 09/02/2012
Age : 64
Localisation : Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Et si on visitait la Bretagne ?

Message  mesange le Dim 3 Juin - 20:26

Merci de ton commentaire, C_Lui. Je suis contente que mon post t'intéresse, même si ce n'est pas un de mes voyages...
Mais tu pourrais peut-être un jour nous parler d'un site que tu as aimé, que tu connais bien...

Bisous, à toi, mon voisin.
avatar
mesange

Messages : 480
Date d'inscription : 01/02/2012
Age : 80
Localisation : près de Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Et si on visitait la Bretagne ?

Message  mesange le Dim 3 Juin - 20:29

Contente que tu aimes, victoria, mais attends, je n'ai pas fini !
J'espère que tu vas te régaler, et même que tu pourras en rajouter !

Bisous.
avatar
mesange

Messages : 480
Date d'inscription : 01/02/2012
Age : 80
Localisation : près de Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Et si on visitait la Bretagne ?

Message  victoria le Dim 3 Juin - 20:49



Hummmm oui je me régale, et ça me rappelle d'excellents souvenirs tout cela Laughing .

Je pense que ton article n'est pas terminé, j'attends donc la suite avec impatience.

Tu me demandes d'en rajouter, alors , je t'emmènerais la prochaine fois dans la région de mon Papa qui est le Sud-Finistère, et tout ce que je connais de cette région.


Bisouuus à toi
avatar
victoria
Admin

Messages : 905
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Et si on visitait la Bretagne ?

Message  victoria le Ven 8 Juin - 21:56

Je viens de finir de lire ton post en entier sur la Bretagne, et franchement, je trouve qu'il est parfaitement réussi.

Je me suis régalée par cette superbe balade sur la Côte de Granit Rose, où j'ai eu la chance de m'y balader il y a quelques années.

Je connais donc beaucoup d'endroits que tu as décrits (comme Bréhat, Perros Guirec, l'île aux Moines, l'île aux Oiseaux). Ces endroits splendides et sauvages ont gardé toute la beauté de leur nature sauvegardée.

Tu sais ma Mesange que je suis d'origine Bretonne (mon papa était natif du Sud-Finistère, région dont je parlerais un peu plus tard ici). En parcourant ton post, j'ai été envahie par une immense émotion, qui a fait se réveiller en moi beaucoup de souvenirs. Je ne peux m'empêcher de t'en parler un peu :

Je me souviens par exemple d'une journée passée en mer, sur un bateau de pêche, où j'avais eu la chance d'aller pêcher le congre (on en avait attrapé deux ce jour là). Il y a eu aussi les visites de Bréhat, l'Ile aux Moine et l'Ile aux Oiseaux, la visite de Lannion (très jolie ville), Tréguier et ses artisans qui font de superbes poteries.

Je me souviens aussi avoir assisté au spectacle d'un chanteur, Gilles Servat, auteur-compositeur-interprète français d'origine bretonne, ardent défenseur de la culture bretonne armoricaine et d'expression bretonne, française, et autre langue celtique.

C'est aussi un poète, dont le début de carrière a été marqué par la chanson Blanche Hermine qui est devenue un symbole dans la Bretagne armoricaine.

Auteur d'une discographie importante, il a fait partie des artistes qui ont participé à l'Héritage des Celtes de Dan Ar Braz. C'est aussi un romancier qui sait faire revivre l'épopée celte et la réalité de la Bretagne armoricaine.

En cadeau de ce magnifique article sur la Bretagne que tu as fait ma Mesange, qui, de plus, est accompagné de sublimes photos, je me permets de t'offrir deux vidéos de ce chanteur Gilles Servat, dans lesquelles ses interprétations sont d'une superbe sensibilité. Bref, ça te prend aux tripes quoi, surtout Kalondour, qui me fait frémir chaque fois que je l'entends.

Merci encore pour ce beau voyage ma belle, je suis ravie Very Happy .










Gros bisouuuuuuuus
avatar
victoria
Admin

Messages : 905
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

la Bretagne

Message  cloe38 le Sam 9 Juin - 12:14

merci ma Mésange, beaucoup d'infos c'est super, d'autant que c'est une région que je ne connais pas, les photos sont magnifiques, et merci à Vic pour les vidéos, effectivement Gilles est un très bon chanteur, il me fait penser un peu à Léo Ferré. Gros bisous à vous 2

cloe38

Messages : 144
Date d'inscription : 11/02/2012

Revenir en haut Aller en bas

La Bretagne

Message  victoria le Lun 11 Juin - 17:17



Tout d'abord, je vais vous donner la traduction de Kalondour : le coeur de l'eau.

Ce chanteur est effectivement un symbole pour la Bretagne, et c'est quelque chose de le voir sur scène.

Mesange nous a ravit avec ce document parfaitement illustré, et je lui réitère une grand Bravo Very Happy



Bisouuuus les filles
avatar
victoria
Admin

Messages : 905
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Bretagne

Message  mesange le Lun 11 Juin - 17:47

Merci ma victoria de m'avoir fait connaître Gilles Servat. C'est une belle voix et un magnifique poète.
Merci de me traduire kalondour, j'ai cherché et n'ai pas trouvé.
En faisant mon post j'ai appris quelques mots : ker = maison, bihan = petit. Je connaissais bien sûr armor = pays de la mer, argoat = pays de l'intérieur...
J'attends avec impatience ton post à toi. Contente que tu aimes, ma Cloe, merci.
Bisous les filles.
avatar
mesange

Messages : 480
Date d'inscription : 01/02/2012
Age : 80
Localisation : près de Lyon

Revenir en haut Aller en bas

Bretagne

Message  victoria le Mar 12 Juin - 18:40


Je suis contente que Gilles Servat ait envahi vos coeurs avec ses superbes chansons.

Effectivement ma Mesange, c'est une voix extraordinaire qui nous transporte dans les sublimes photos que tu as mises dans ton post.

La langue bretonne est assez particulière en effet. Il s'agit souvent d'une association de plusieurs mots, comme Kalondour

Kalon = coeur
Dour = l'eau

d'où le coeur de l'eau.


Comme promis, je te ferais (vous ferais) visiter la région de mon papa bientôt.


Bisouuuuuus
avatar
victoria
Admin

Messages : 905
Date d'inscription : 27/01/2012
Age : 49
Localisation : Marmande (47)

http://notrepetiteplanete.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Et si on visitait la Bretagne ?

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum