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Le nid de mésange

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Le nid de mésange

Message  mesange le Dim 12 Fév - 13:39

La Bolivie eldorado du lithium Mer 10 Mar - 20:04
Le Salar d'Uyuni, une plaque de sel unique au monde. Aussi grand que l'Ile-de-France, l'endroit contiendrait près de 40 % des réserves internationales de lithium, le plus léger des métaux et l'élément essentiel pour le développement de la voiture électrique. Crédits photo : Abaca
Le pays possède plus du tiers des réserves mondiales de ce métal très convoité, utilisé pour la fabrication de batteries électriques.

Perdu au sud de la Bolivie, près de la frontière avec l'Argentine, accessible après plusieurs heures de piste dans un désert des sables dont la seule végétation consiste en de rares et chétives touffes d'herbes, le Salar d'Uyuni est unique au monde : il s'agit d'une plaque de sel de 12 000 kilomètres carrés (la surface de l'Ile-de-France !), d'une épaisseur de plus de 10 mètres. Il en rayonne une lumière aveuglante au milieu d'un silence total, toute présence végétale ou animale étant, bien sûr, impossible. Parsemé de petites îles rocheuses, le Salar est perché à 3 653 mètres d'altitude, au sud de l'Altiplano andin. Des vents violents et très froids y font descendre les températures jusqu'à - 30, - 40 °C. C'est l'harto frio (le «froid extrême») tant redouté des Boliviens. L'homme peine à trouver sa place ici et les activités sont rares aux alentours.

Il faut aller dans le petit village de Colchani pour trouver des récoltants de sel. Des centaines de petites pyramides blanches attendent sur le Salar la venue de camions hors d'âge. Le sel est ensuite séché dans des fours rudimentaires, chauffés en brûlant les rares broussailles que l'on peut ramasser alentour. Un peu plus loin, à Rio Grande, une vieille usine coopérative traite le borax destiné à la fabrication de l'acide borique, un antiseptique.

Mais les temps sont en train de changer et la région devrait bientôt se réveiller de sa torpeur salée. Une bataille de portée internationale va commencer ici autour d'une nouvelle ressource : le lithium dont le Salar d'Uyuni contiendrait près de 40 % des réserves mondiales. Ce qui fait de la Bolivie le «nouveau Moyen-Orient du lithium». Déjà utilisé dans les piles des petits appareils électroniques, il devrait être l'élément essentiel pour le développement de la voiture électrique. Le lithium est le plus léger des métaux et se recueille sous forme de carbonate de lithium, qui a l'aspect d'un sel très blanc. Pour l'instant, les principaux producteurs sont le Chili, avec le Salar d'Atacama (39,3 % de la production mondiale), la Chine (13,3 %) et l'Argentine (9,8 %), selon les statistiques du Meridian International Research.


La méfiance de la population locale

«Au début des années 1990, une entreprise américaine, Litco (Lithium Corporation), a voulu s'installer ici pour exploiter le lithium, rappelle Francisco Quisbert Salinas, secrétaire général de la Fructas, fédération des travailleurs paysans du sud de l'Altiplano. La population s'est mobilisée et a réussi à faire annuler le projet. Ils se seraient une fois de plus enrichis en ne nous laissant que des miettes. Si on exploite le lithium, ce sera pour nous faire sortir de la pauvreté.»

La méfiance de la population locale s'explique facilement. Chat échaudé craint l'eau froide. Nous sommes à quelques dizaines de kilomètres de Potosi, d'où les Espagnols ont extrait des milliers de tonnes d'argent qui ont servi à financer la Renaissance espagnole, sans aucune retombée locale, si ce n'est le «droit», pour les Indiens, de mourir dans les mines. La «tradition» s'est poursuivie, puisqu'il y a encore quelques années, avant que le président d'origine aymara, Evo Morales, change les règles du jeu, les compagnies pétrolières exploitaient le gaz bolivien en ne reversant que moins de 10 % de royalties.

Le nouveau trésor de la Bolivie suscite de nombreuses convoitises. Et le président Evo Morales ne manque jamais une occasion de faire monter les enchères. Lors de son voyage à Moscou, en février dernier, il avait invité les entreprises russes à lui faire des propositions. Quelques jours plus tard, il avait été reçu chez Bolloré et avait essayé la voiture électrique du constructeur français, la Blue Car.

La semaine dernière, lors de la visite de Lula en Bolivie, le lithium s'est invité dans la conversation entre les deux chefs d'État. Le Brésil pourrait avoir un intérêt particulier à s'engager dans cette exploitation, car, en extrayant le lithium de la saumure, on recueille aussi du potassium, un excellent fertilisant dont l'agriculture brésilienne a grand besoin.

Mais le président Morales pose ses conditions : pas question de se contenter d'extraire le lithium. «Cette activité doit servir l'industrialisation du pays, expliquait-il lors d'une conférence de presse à Paris, en février dernier. Il faut que se développe autour de l'extraction du lithium une vraie filière industrielle de construction de batteries et de voitures électriques.»

La méfiance de la population locale s'explique facilement. Chat échaudé craint l'eau froide. Nous sommes à quelques dizaines de kilomètres de Potosi, d'où les Espagnols ont extrait des milliers de tonnes d'argent qui ont servi à financer la Renaissance espagnole, sans aucune retombée locale, si ce n'est le «droit», pour les Indiens, de mourir dans les mines. La «tradition» s'est poursuivie, puisqu'il y a encore quelques années, avant que le président d'origine aymara, Evo Morales, change les règles du jeu, les compagnies pétrolières exploitaient le gaz bolivien en ne reversant que moins de 10 % de royalties.

Le nouveau trésor de la Bolivie suscite de nombreuses convoitises. Et le président Evo Morales ne manque jamais une occasion de faire monter les enchères. Lors de son voyage à Moscou, en février dernier, il avait invité les entreprises russes à lui faire des propositions. Quelques jours plus tard, il avait été reçu chez Bolloré et avait essayé la voiture électrique du constructeur français, la Blue Car.

La semaine dernière, lors de la visite de Lula en Bolivie, le lithium s'est invité dans la conversation entre les deux chefs d'État. Le Brésil pourrait avoir un intérêt particulier à s'engager dans cette exploitation, car, en extrayant le lithium de la saumure, on recueille aussi du potassium, un excellent fertilisant dont l'agriculture brésilienne a grand besoin.

Mais le président Morales pose ses conditions : pas question de se contenter d'extraire le lithium. «Cette activité doit servir l'industrialisation du pays, expliquait-il lors d'une conférence de presse à Paris, en février dernier. Il faut que se développe autour de l'extraction du lithium une vraie filière industrielle de construction de batteries et de voitures électriques.»


La Paz a déjà investi des millions de dollars

Le ministère des mines bolivien est en train de bâtir une usine pilote à Rio Grande, un village situé à une dizaine de kilomètres du Salar. «La construction doit s'achever en décembre et nous entamerons la production en janvier pour, à terme, extraire 40 tonnes par mois», explique Marcelo Castro, le patron de l'usine. Les 120 ouvriers qui travaillent sur le site sont tous emmitouflés dans des passe-montagnes sombres pour ne pas être brûlés par le froid, le sel, le vent et le soleil. Autour des piscines de décantation creusées dans la plaque de sel, ils prélèvent régulièrement des échantillons qui sont ensuite envoyés à La Paz pour être étudiés. La Bolivie a investi 6 millions de dollars dans ce projet. Il en faudrait 300 millions pour l'usine définitive. «Nous n'accepterons qu'une usine qui appartienne à 100 % à l'État bolivien, prévient Francisco Quiesbert. Pas question que des compagnies étrangères viennent s'enrichir avec nos matières premières. Par contre, s'ils veulent implanter des usines de batteries et de voitures, ils sont les bienvenus.»

Pour l'instant, les offres les plus sérieuses faites au gouvernement bolivien viennent du japonais Mitsubishi, du sud-coréen LG et du français Bolloré associé à Eramet. «Notre projet propose une assistance technique pour l'extraction du lithium, une association pour la construction d'une usine de carbonate de lithium, la construction d'une usine de batteries et une autre de voitures, explique Thierry Marraud, directeur financier du groupe Bolloré. C'est un projet d'envergure qui prendra du temps. Et il est fort probable que rien ne se décide avant l'élection présidentielle du 6 décembre prochain.»

La nouvelle Constitution bolivienne nationalisant les ressources naturelles, les compagnies étrangères ne peuvent les exploiter qu'en association avec l'État. Bolloré-Eramet, Mitsubishi et LG s'efforcent donc de proposer des contrats de partenariat conformes aux nouvelles règles du jeu. Pour l'instant, chacun s'observe et étudie les aspects techniques du projet. «Le processus de production de lithium est un cycle long. Dans le Salar d'Atacama, la saumure est laissée en bassin d'évaporation une année pour passer de 1 gramme de lithium par litre à 80 grammes, explique Philippe Bordarier, directeur du développement du groupe Eramet. Nous prévoyons plusieurs phases préliminaires qui prendront cinq à six ans. Nos compétences en matière d'électrométallurgie seront très utiles, même si pour l'instant nous ne sommes pas producteurs de lithium.»

De son côté, Mitsubishi se montre très discret. Le groupe japonais est déjà présent dans la région avec une usine d'extraction d'antimoine, de zinc et de plomb, à quelques kilomètres du site pilote du gouvernement. Evo Morales aurait beaucoup apprécié le volet industriel du projet Bolloré-Eramet.

La Bolivie est l'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud alors qu'elle possède de nombreuses richesses. Exportateur de gaz, elle recèle encore de ressources minières non négligeables. Le lithium représente un réel espoir pour le pays. Le directeur de l'usine pilote, Marcelo Castro, travaille depuis trois ans sur ce projet dans des conditions très difficiles et sans beaucoup de moyens. Mais il y croit et se fait prophétique : «Nos salaires sont faibles, nos conditions de travail difficiles, mais nous sommes fiers de participer à un projet qui permettra au pays de sortir de la pauvreté et à la planète d'être plus propre !»


Dernière édition par mesange le Mar 24 Aoû - 19:40, édité 1 fois
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La Bolivie, le lithium

Message  mesange le Dim 12 Fév - 13:42

Le Nid de Mesange Lun 29 Mar - 1:16
Bonjour à tous

Qu'est ce que le lithium ??

Le lithium est un élément chimique, de symbole Li et de numéro atomique 3.

Dans le tableau périodique, il est situé dans le groupe 1, parmi les métaux alcalins.

Le lithium pur est un métal mou, de couleur blanc argenté, qui se ternit et s'oxyde très rapidement au contact de l'air et de l'eau.

C'est l'élément solide le plus léger. Il est principalement employé dans les alliages conducteurs de chaleur et dans les accumulateurs électriques.



Le lithium est souvent utilisé comme anode de batterie du fait de son grand potentiel électrochimique. Les batteries lithium sont très utilisées dans le domaine des systèmes embarqués du fait de leur grande densité énergétique aussi bien massique que volumique.

Le lithium est largement distribué sur la planète, mais on ne le trouve pas sous sa forme métallique à cause de sa grande réactivité. On le trouve principalement comme impureté dans les sels d'autres métaux alcalins. Bien que très abondant dans la nature (c'est le 33e élément le plus abondant sur Terre), il n'existe, en concentration permettant une exploitation économique rentable, qu'en très peu d'endroits sur Terre.

Les ressources mondiales exploitables sont évaluées à 11 millions de tonnes (USGS).

Le plus grand gisement au monde est le Salar de Uyuni, dans le département de Potosí, au sud-ouest de la Bolivie. Ce gisement représente un tiers des ressources mondiales et intéresse beaucoup le groupe Bolloré.

Le Chili possède le deuxième plus grand gisement avec le salar d'Atacama.

D'autres gisements sont exploités notamment des lacs salés au Tibet ainsi que des mines en Australie, en Russie et aux États-Unis. Le Chili est devenu le premier exportateur mondial depuis 1997, la compagnie allemande Chemettall en étant l'opérateur principal. En mars 2008 la Bolivie a autorisé l'exploitation du lithium sur le lac salé fossile d'Uyuni et la création d'une usine d'extraction.

Avec des réserves estimées à 5,4 millions de tonnes, les mines de sel De Uyuni (bolivie) devraient devenir rapidement "l'Arabie Saoudite" du lithium, car ces dernières deviennent la cible des plus grands constructeurs automobiles.

Grâce à ces importantes réserves de lithium, comparées au Chili (3 millions de tonnes), à la Chine (1,1 millions de tonnes) et aux Etats-Unis (410.000 tonnes), la Bolivie donne au président bolivien Evo Morales, un levier économique et politique considérable.


Dans un premier temps, ce dernier a annoncé qu'il voulait exploiter ses mines de lithium (dans l'Uyuni) sans recourir à des partenaires extérieurs - alors même que des entreprises japonaises, françaises (ex. Bolloré) et sud-coréennes se sont précipitées pour essayer d'obtenir des concessions minières.

Aussi, comme la Bolivie a décidé de jouer la carte du lithium, le Président Morales a ensuite indiqué qu'il avait besoin d'investisseurs soucieux "du respect des règlements Boliviens" et non désireux "de faire de la politique" ou "de conspirer contre le gouvernement".

Le pays a commencé à construire une usine pilote d'extraction de lithium à un emplacement situé sur le delta du Rio Grande à Uyuni. Cette usine pilote coûtera au départ environ 5,7 millions de dollars, et pourrait coûter au final jusqu'à 150 millions de dollars, selon l'économiste Juan Carlos Zuleta.

Mais l'extraction du lithium possède également un coût environnemental élevé. Le Meridian International Research a fait valoir dans un rapport que "l'extraction de lithium nécessaire pour satisfaire 10% de la demande automobile mondiale causerait des dommages irréversibles et généralisés (...) incompatibles avec la notion de voiture propre".

Cette extration "va également générer de la pollution, et pas seulement à partir de combustibles fossiles, mais aussi des usines de lithium qui produisent du dioxyde de soufre. Ce n'est pas une solution magique", a expliqué de son côté Luis Echazú, le Ministre des Mines. En effet, l'exploitation minière oblige à utiliser du chlore pour séparer le lithium (cancérigène) à partir des composés de magnésium dont l'eau souterraine est pourvue.

William Tahil, directeur de recherche au Meridian, a estimé que la planète aura besoin de 420.000 tonnes de carbonate de lithium - soit six fois plus que la production annuelle mondiale actuelle. D'autre part, R. Keith Evans, un géologue spécialiste du lithium, a déclaré sur son blog qu'il existait "28 millions de tonnes de ce métal à extraire, bien assez pour tout le monde".

Le lithium est le métal solide le plus léger, son point de fusion est faible et le métal est réactif. Plusieurs de ses propriétés physiques et chimiques sont plus semblables à ceux des métaux de terre alcaline qu'à ceux de son propre groupe.

Effets du lithium sur la santé :

Inflammable: Beaucoup de réactions peuvent causer l'explosion ou le feu. Provoque des fumées irritantes et toxiques. Explosion: Risque de feux et d'explosion au contact de substances combustibles et de l'eau. Inhalation: Sensation de brulures, toux, respiration difficile. Peau: Rougeurs,brulures, douleurs. Yeux: Rougeurs, douleurs. Ingestion: Crampes et douleurs abdominales, sensation de brulures, nausées, vomissements. Exposition: La substance peut être absorbée dans le corps par inhalation et ingestion. Risques d'inhalation: L'évaporation à 20 degrés est négligeable, une dangereuse concentration des particules dans l'air peut, cependant, être atteint rapidement. Effets d'une exposition à court terme: La substance est corrosive pour les yeux, la peau et le systéme respiratoire, l'inhalation de la substance peut causer un oedéme pulmonaire. Les symptomes de l'oedéme pulmonaire ne se manifeste souvent qu'aprés quelques heures et ils sont aggravés par un effort physique. Le repos et les observations médicales sont cependant essentiels. L'administration immédiate d'un spray approprié par un médecin ou une personne autorisée par celui-ci devrait être considéré.

Les effets chimiques : Le chauffage peut causer une violente explosion et une combustion. La substance peut spontanément s'enflammer au contact de l'air. Avec la chaleur des fumées toxiques sont formées. Les réactions violemment causées par des oxydants forts, des acides et plusieurs composés (hydrocarbures, halogénes, béton, sable, amiante) peuvent présenter un risque d'incendie. Les réactions avec l'eau forment des gaz d'hydrogéne hautement inflammable et des fumées corrosives d'hydroxide de lithium.


Bisouuuuus à tous


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Re: Le nid de mésange

Message  victoria le Dim 12 Fév - 17:22

Héhé coucou ma Mesange Very Happy

Contente que tu aies retrouvé ton petit nid Wink .

A bientot de te lire


Bisouuuuuus
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Menaces sur les droits de l'homme

Message  mesange le Dim 12 Fév - 17:46

Le 26 août 1789 fut proclamée la première Déclaration des Droits de l’Homme. Inspirée en partie par l’Esprit des Lois, de Montesquieu (1748), ses différents articles furent rédigés par Mounier, Barnave, l’abbé Sieyès, Rousseau, Mirabeau, Talleyrand. Ce texte fut fortement influencé par la révolution américaine.

Voici l'un des textes fondateurs de la démocratie dans le monde, la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Ce texte est également le préambule de la Constitution française.

Aujourd'hui, la plupart de ces droits sont bafoués dans les pays qui se disent démocratiques. C'est pourquoi ce texte est toujours "révolutionnaire". Une nouvelle mobilisation des citoyens est nécessaire pour réaffirmer ces droits et les faire respecter par tous, y compris par les entreprises.

Depuis la fin de la Guerre froide, non seulement nous n’avons pas assisté à l’émergence d’un monde nouveau fondé sur les droits de l’Homme, mais ceux-ci furent instrumentalisés par les États dans les années 1990 (en particulier au nom du devoir d’ingérence). Ils se trouvent aujourd’hui confrontés à la violence du néolibéralisme.

L’ONU a été créée en 1945, après la Seconde Guerre mondiale pour remplacer la Société des Nations, afin d'arrêter les guerres entre pays et de fournir une plate-forme de dialogue. Elle contient plusieurs organismes annexes pour mener à bien ses missions. Ses objectifs sont de faciliter la coopération dans les domaines du droit international, de la sécurité internationale, du développement économique, du progrès social, des droits de l'homme et la réalisation à terme de la paix mondiale. Elle avait pour but que des États décident de se réunir pour prévenir les conflits armés (51 états)

Eleanor Roosevelt a joué un rôle déterminant dans la création de l’Organisation des Nations unies (ONU). Elle a présidé la commission chargée de rédiger la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ses nombreux voyages dans le monde et sa diplomatie contribuent à l'adoption de cette déclaration par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, malgré l’opposition du bloc soviétique. Ce jour là, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot. Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.

Amnesty International est une ONG qui défend les droits de l'Homme, et le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Créée en 1960, cette organisation milite notamment pour la libération des prisonniers d'opinion, l'abolition de la peine de mort et de la torture et l'arrêt des crimes politiques.

Dans leur pays des hommes ont lutté pour les droits de l'homme, l'égalité, la liberts d'expression :

Le russe Andréi Sakharov, dissident soviétique, prix Nobel de la paix en 1975, a lutté dans son pays pour la défense des droits de l’homme et pour la paix, en signalant notamment le danger de la prolifération des armes atomiques, bien qu’ il ait fait partie du groupe de recherche pour le développement des armes nucléaires. Exilé, sous surveillance constante, il est libéré en 1986.

Alexandre Soljenitsyne, écrivain et dissident russe, fut condamné à la prison en 1945 pour « activités contre-révolutionnaires », puis exilé au Kazakhstan. Il publie en 1973 « L’Archipel du Goulag », écrit clandestinement. Il est expulsé de Russie en 1974, et émigre aux Etats-Unis. Il se montre très critique sur la société de consommation de l’occident. Il rentre dans son pays en 1994.

Wei Jingsheng accusé de trahison et activité contre-révolutionnaire. Il a été libéré pour raison médicale en novembre 1997 après 18 ans d'incarcération et expulsé aux États-Unis. Depuis sa prison, Wei Jingsheng en 1992, il écrit une longue lettre au sujet du Tibet, démontrant sa profonde compréhension de cette question. Depuis sa libération, Wei Jingsheng vit en exil aux États-Unis et voyage pour promouvoir la démocratie en Chine. Dans un article de mars 2008, il appelle le président du Comité international olympique, à faire pression sur les autorités de Pékin pour qu'elles respectent les droits de la personne au Tibet. L'Europe, et notamment la France, a longtemps protesté contre la violation des droits de l'homme en Chine. "Les politiciens occidentaux renoncent à leurs principes pour gagner le marché chinois. Lorsque j’étais en Chine, les communistes me disaient que les démocraties n’avaient que faire des droits de l’homme. (Wei Jingshen).

On peut citer aussi Vaclav Havel et Walesa.

La fin des années 80 voient la fin des dictatures en Amérique du Sud pour laisser la place aux démocraties, l’Afrique du Sud voit la fin de l’apartheid, Nelson Mandela est libéré, on assiste à la chute du mur de Berlin.

On a cru à nouveau aux droits de l’homme. Mais avec la pression capitaliste, la mondialisation, le neo-liberalisme, les droits de l’homme sont menacés plus que jamais.

En 1991, lors de l'invasion du Koweit par l'Irak, l'armée américaine est intervenue sous le prétexte de la défense des droits de l'homme ; il s'agissait surtout de contrôler les champs pétroliers.
En 2001, en Irak, on prétexte l'existence d'une arme de destruction massive ; là encore il s'agit de contrôler les champs de pétrole.

Les Etats Unis pratiquent un double langage : des milliers de personnes sont détenues à Guantanamo dans des conditions inhumaines, même des enfants.

En Côte d'Ivoire, la France est intervenue lors de l'élection présidentielle, et a soutenu Watara, sans doute parce qu'il était le plus proche des intérêts français. Mais on a laissé faire des massacres dans les 2 camps.

Un droit essentiel pour les populations, le droit à l'alimentation est méprisé. Dans le delta du Niger, Shell exploite des champs pétrolifères, et depuis 3 ans néglige des fuites de pétrole. Faune et flore sont détruites, les hommes ne peuvent plus vivre de la pêche. Les plaintes des habitants sont fortement réprimées. Les gouvernements sont à la merci des grands groupes, qui disposent d'énormes budgets, et sont très puissants. Des marées noires provoquées par des cargos mal entretenus, ou empruntant des passages interdits, des dégazages sauvages polluent également les eaux territoriales, et empêchent l'activité de la pêche.

Jean Ziegler, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a publié Destruction massive. Géopolitique de la faim (éditions du Seuil). Dans cet essai, le sociologue suisse analyse les raisons qui provoquent chaque année la mort de 36 millions de personnes à cause de la malnutrition.
Il y a cinq grandes raisons : premièrement, la spéculation financière sur les matières premières alimentaires qui a fait flamber leurs prix ces dernières années et rendu quasiment impossible aux agences d’aide, comme le Programme alimentaire mondial (PAM) de subvenir aux besoins des populations victimes de sous-alimentation. Il y a ensuite les agrocarburants, qui soustraient des terres fertiles et des plantes nourricières à l’alimentation humaine. Troisièmement, il y a la dette extérieure, qui étrangle les pays les plus pauvres et les empêche d’investir dans l’agriculture de subsistance. Après, il y a le dumping agricole, qui fait que, sur les marchés de Dakar ou de Cotonou, les fruits, les légumes et les poulets français, grecs, portugais, allemands etc. sont vendus au tiers ou à la moitié du prix du produit africain équivalent. Les paysans de ces pays ne parviennent pas à écouler leur production. Enfin, il y a l’accaparement des terres par les grandes multinationales, qui en chassent les paysans locaux pour y cultiver des produits destinés exclusivement aux marchés occidentaux. Dans beaucoup de régions du monde la population n'a pas accès à l'eau potable, trop peu de terres sont irrigués pour permettre les cultures.

Le droit à la santé n'est pas le même pour tous. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 30% de la population mondiale n’a toujours pas accès aux médicaments essentiels, ni aux soins médicaux, malgré les efforts d'ONG. Beaucoup de médicaments sont sous monopole des grands groupes pharmaceutiques.

Le droit au logement n'est pas non plus le même pour tous. Des milliers de familles vivent dans des bidonvilles, ou des favelas, dans des conditions insalubres, dans l'insécurité, tout en ayant souvent un emploi. En Europe, et même en France des Associations essaient de trouver des solutions, et même de faire pression sur les services publics (Fondation Abbé Pierre, DAL, Enfants de don Quichotte...).

Beaucoup d'enfants ne peuvent pas encore aller à l'école, notamment les petites filles, et doivent travailler dans l'agriculture, la pêche, dans les mines (Pérou), en Afrique, au tissage des tapis (Asie), dans la chimie (pétards), comme domestiques. Que dire des enfants soldats !

La justice n'est pas la même pour tous. Si on peut payer une forte caution, on peut rester en liberté en attendant le jugement. Difficile de lutter contre un organisme puissant ("le pot de terre contre le pot de fer"). La justice n'est pas la même pour les femmes, dans les pays musulmans par exemple.

Tout le monde n'a plus accès au travail en Europe, et en particulier en France. Quand les entreprises délocalisent, des milliers d'emplois sont perdus, mettant des familles en grande difficulté, malgré les aides sociales. Des associations tentent de leur procurer de la nourriture, et même des emplois (Restos du Coeur, Emmaus...). Beaucoup de travailleurs sont employés à temps partiel, de façon précaire, et reçoivent des salaires très bas. Beaucoup de ménages sont endettés.

De grosses sociétés délocalisent leur industrie dans les pays d'Asie, ou en Europe de l'Est où les charges sociales et la main d'oeuvre reviennent moins cher. En Chine, dans les fabriques d'électroniques, ou d'ordinateurs, des personnes travaillent dans des conditions inhumaines, à des cadences infernales, pour des salaires dérisoires. Mais dans l'industrie automobile, par exemple chez Honda, les ouvriers se mettent en grève, et on a dû augmenter leur salaire.

En 2011, des populations ont manifesté leur mécontentement, souvent avec violence.

Après la Révolution du Jasmin, le Printemps Arabe, les peuples réclament le partage des richesses, protestent contre la corruption, le chômage, la misère, le coût de la vie, le manque de liberté individuelle : Tunisie, Egypte, Lybie, Bahrein, Yémen, Syrie (la répression a déjà fait des miliers de morts).

Le mouvement des Indignés souhaitait la réforme du système économique et financier, la lutte contre l'austérité et la corruption le changement des systèmes politiques, au cours de manifestations en Espagne, au Portugal, en Grèce, en France, en Allemagne, en Israël et même aux Etats-Unis.

Avec la dette de beaucoup d'états, la pression des multinationales, le gaspillage des pays riches dans tous les domaines, l'avenir paraît sombre.

Bisous à tous.

NB : D'après une émission TV, et quelques compléments dans Google, où on peut trouver le texte complet de la Déclaration des Droits de l'Homme.


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Vaclav Havel

Message  mesange le Dim 12 Fév - 17:53

Dimanche soir aux infos a été annoncé le décès de Vaclav Havel, écrivain, dramaturge, homme politique, grand opposant tchèque au régime communiste, ancien président de la Tchécoslovaquie.

Vaclav Havel est né le 5 octobre 1936 dans une famille bourgeoise. De ce fait, il sera privé d'études. apprenti dans un laboratoire de chimie, il suit des cours du soir, réussit à passer son bac, et suit des cours d'économie. Il découvre Kafka qui dévient son auteur préféré. Il s'intéresse très vite au théâtre. Il sera accessoiriste, éclairagiste de théâtre, puis dramaturge. Il écrit sa première pièce, "la fête en plein air" en 1963. Mais il sera banni du théâtre par les soviétiques.



Après le printemps de Prague de 1968 auquel il a participé, le régime lui a retiré son travail de "journaliste-écrivain" et l'a cantonné à des postes manuels.

Dans les années 1970, Havel entre résolument dans la dissidence, pour rédiger un vibrant plaidoyer politique en faveur des droits de l'Homme : le manifeste de la Charte 77. Il passera près de 5 ans en prison, pendant lesquels il écrit "le pouvoir des sans pouvoirs". En 1989 il sera l'artisan de la révolution de velours en Tchécoslovaquie.

Il deviendra président de la République tchèque, puis de la Tchéquie. Il a vécu la partition de son pays comme un échec.

"Le plus formidable amour de la liberté", a dit de lui Jack Lang, un de ses amis. On l'associe souvent à Walesa et Mandela, pour la défense des libertés.

De santé fragile, grand fumeur, il avait été opéré d'un cancer au poumon, et avait souffert d'une pneumonie mal soignée en prison.

"L'indépendance n'est pas un état de choses, c'est un devoir", une de ses plus célèbres citations.

Bisous à tous.



Dernière édition par mesange le Ven 17 Fév - 17:37, édité 1 fois
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Toussaint Louverture

Message  mesange le Jeu 16 Fév - 17:49

Toussaint Louverture

Haïti

Ex Ayiti (terre des hautes montagnes) est peuplée à l’origine par les Taïnos ou Arawaks, semi sédentaires pacifiques.

Lorsque Christophe Colomb aborda sur l’ile le 5 décembre 1492, elle comptait plusieurs centaines de milliers d’habitants. Il nomma ce territoire Hispaniola (petite Espagne). Les espagnols soumirent les habitants à des travaux forcés pour extraire l’or des mines. En moins de 25 ans les populations autochtones furent décimées par la brutalité de l’esclavage et les maladies importées par les conquérants.

En 1503 on fit venir des noirs, en majorité du Dahomey. La traite des noirs fut autorisée par Charles-Quint. La ville de Santo Domingo fut fondée. Les mines d’or étant épuisées, les espagnols abandonnent l’ouest de l’ile pour aller à l’est.

Les français s’intéressent alors à la partie ouest. Sous Colbert, les français s’établissent sur l’ile de la Tortue, au nord, et en 1625 occupent la partie nord-ouest, puis progressent vers le sud. La ville de Cap Français est fondée en 1670. Louis XIV promulgue une ordonnance instaurant le Code Noir. La colonie devient la plus riche des Antilles, grâce aux plantations de sucre et de café. Toute l'économie est basée sur l'esclavage.

En 1789, à la veille de la Révolution, la colonie compte 500.000 esclaves, 32.000 blancs et 28.000 personnes de couleurs, mulâtres et affranchis.


Toussaint Louverture

De son vrai nom François-Dominique Toussaint de Bréda, est né le 20 mai 1743.
Il est le principal chef de la révolution haïtienne, et un des premiers généraux noirs de l’armée française.

Son grand-père serait né au Dahomey , peut-être issu d’une famille royale. Son père, Hippolyte Gaou, déporté à Saint Domingue, est vendu comme esclave à un planteur. Toussaint nait dans la plantation, et reçoit le nom de Breda, celui de son maître. Son maître l’encourage à apprendre à lire et écrire, en fait son homme de confiance. Il est affranchi à l’âge de 33 ans. Il quitte alors son maître et crée sa propre plantation. Il épouse Suzanne, une femme libre. Il a 2 fils, Isaac et Saint-Jean, et adopte un premier fils de Suzanne, Placide. On le surnommait "docteur Millefeuilles" pour ses capacités à soigner avec les plantes.


La révolution française a de violentes répercussions sur l’ile. La Déclaration des Droits de l'Homme est connue. Les grands propriétaires blancs souhaitent l’indépendance. En août 1791, les esclaves se révoltent. Toussaint devient aide de camp du commandant des esclaves, Biassou, allié aux espagnols. Initié à l’art de la guerre par les militaires espagnols, il remporte plusieurs victoires. On le surnomme alors « Louverture », à cause de sa capacité d’ouvrir des brèches dans les camps ennemis. Il devient général des armées du roi d’Espagne.

En 1793, il se présente comme le chef noir. Il publie une proclamation :

« Frères et amis. Je suis Toussaint Louverture ; mon nom s'est peut-être fait connaître jusqu'à vous. J'ai entrepris la vengeance de ma race. Je veux que la liberté et l'égalité règnent à Saint-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l'arbre de l'esclavage. Votre très humble et très obéissant serviteur, Toussaint Louverture, Général des armées du roi, pour le bien public. ».
[
Mais Biassou, jaloux, tente de le faire assassiner. Il comprend aussi que les Espagnols n’ont pas l’intention d’abolir l’esclavage.

Les républicains sont en conflit avec l’aristocratie et les grands propriétaires blancs. Ces derniers se rallient aux troupes britanniques et espagnoles qui occupent le territoire.

En 1794, la Convention abolit l’esclavage dans tous les territoires de la république française.

le 5 mai 1794, Toussaint se rallie à la république française. L'armée sous son commandement – qui compte des soldats noirs, mulâtres et même quelques blancs – défait en quinze jours ses anciens alliés espagnols et enlève une dizaine de villes.
En un an, il refoule les Espagnols à la frontière orientale de l'île, et bat les troupes de ses anciens chefs qui leur sont restés fidèles. En juillet 1795, la Convention l'élève au grade de général de brigade.

Le Directoire l'élève au grade de général de division en août 1796.
Il organise la remise en marche des plantations en invitant les colons à revenir, y compris ceux qui ont combattu contre la République, et ce, malgré l'avis des représentants de l'autorité française. Pour rassurer la France, il envoie ses deux fils aînés, Isaac et Placide, étudier à Paris.

Il reprend la lutte contre les Britanniques, et connaît quelques succès, mais pas décisifs. Fatigués d'une telle résistance, les Britanniques se décident à négocier.
Le 31 août 1798, les Britanniques abandonnent Saint-Domingue.

Le 9 novembre 1799, Napoléon Bonaparte organise le coup d'État du 18 brumaire qui met fin à la révolution française, l'incompatibilité entre la politique napoléonienne et les aspirations des révolutionnaires haïtiens va peu à peu conduire à l'indépendance de l'île.
Décidé à remettre l'économie de l'île sur pied, Toussaint publie le 12 octobre 1800 un règlement reconduisant le travail forcé des noirs sur les plantations. Cela provoque de nombreux mécontentements. À la fin octobre 1801, les noirs du Nord se révoltent, allant jusqu'à égorger les blancs. En quelques jours, Toussaint disperse les révoltés et fait fusiller treize meneurs, dont son propre neveu, le général Moïse. Pour rallier les blancs à sa cause, il rappelle les émigrés et proclame le catholicisme religion officielle.
Le 3 juillet 1801 il proclame une constitution autonomiste qui lui donne les pleins pouvoirs à vie, ce qui provoque la colère de Bonaparte, malgré les assurances de loyauté de Toussaint Louverture. Les négociants et les colons martiniquais veulent rétablir l'esclavage sur toutes les colonies françaises.

Le 20 janvier 1802, une expédition se présente dans les ports de la colonie, ostensiblement pour punir le seul Louverture. Le rétablissement de l'esclavage est encore un objectif secret. Les officiers fidèles à Toussaint résistent d'abord, en brûlant les villes portuaires et en se retirant dans les terres. Malgré quelques succès, le combat devient rapidement inégal, la population, lassée de l'autoritarisme de Toussaint, ne suit pas et certains des officiers décident de rallier le camp des Français. Le 7 mai 1802, Louverture signe un accord qui lui permet de prendre sa retraite sur ses terres en conservant son grade. Cet accord stipule notamment que l'esclavage ne sera pas rétabli sur l'île. Toutefois, par la loi du 20 mai 1802, Bonaparte autorise les territoires de la Martinique, de Tobago, de Sainte-Lucie, de l'Île Maurice et de la Réunion à ne pas appliquer les lois abolissant l'esclavage votées durant la Révolution Française, ce qui va à l'encontre des principes défendus les révolutionnaires haïtiens.


Trois semaines plus tard, Toussaint Louverture est arrêté, accusé de complot et de rébellion, ainsi que sa famille. Le 25 août 1802, Toussaint est emprisonné au château de Joux, dans le Doubs, isolé et soumis à des interrogatoires répétés. Il y mourra d'une pneumonie le 7 avril 1803. Sa famille fut exilée à Bayonne, puis à Agen.

À l'annonce du rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe et malgré l'exil de Louverture, la révolte reprend et les Français doivent évacuer Cap Français en novembre 1803. C'est la seule révolte noire qui soit arrivée à son terme. L'indépendance d'Haïti est proclamée le 1er janvier 1804. Jean-Jacques Dessalines, lieutenant de Toussaint devint gouverneur, puis empereur. Le Code Noir fut aboli en 1848.

Aujourd'hui encore il est possible de visiter la cellule où fut incarcéré Toussaint Louverture au château de Joux. Tous les ans de nombreux Haïtiens font d'ailleurs ce pèlerinage dans le Doubs afin de perpétuer la mémoire de ce grand homme fondateur de la première République noire dans le monde.
• Un lycée de Pontarlier à proximité du fort de Joux en Franche-Comté porte son nom.
• Plusieurs rues ou lycées en Haïti portent le nom de Toussaint Louverture.
• Une statue l'honore à Québec, inaugurée le 8 septembre 2010, dans le parc de l'Amérique latine situé dans la basse-ville, entre le Palais de justice et la rivière Saint-Charles[12].
• En 2003, Port-au-Prince à Haïti a renommé son aéroport international Toussaint Louverture
Haïti devient membre de l'Union Africaine. Elle a obtenu son statut de membre associé à part entière, ce qui sera officialisé en juin 2012. C'est la première république noire, elle a toujours soutenu l'accession à l'indépendance des pays africains.

Bisous à tous !


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Re: Le nid de mésange

Message  victoria le Sam 18 Fév - 7:25

Bonjour


Merci ma Mesange de nous avoir retracé et fait découvrir la vie de cet homme (méconnu pour ma part), reconnu pour être un des plus grands héros du monde noir et du combat pour la dignité et la liberté humaine.

Il a été le premier leader noir à avoir vaincu les forces d’un empire colonial européen dans son propre pays. Il s'est démarqué pour avoir mené une lutte victorieuse pour la libération des esclaves haïtiens. Il est devenu une figure historique d’importance dans le mouvement d’émancipation des noirs en Amérique.

À l'annonce du rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe et malgré l'exil de Louverture, la révolte reprend sous les ordres de Jean-Jacques Dessalines et les Français (menés par le général Donatien de Rochambeau) doivent évacuer Cap Français en novembre 1803 après la bataille de Vertières. Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804.

Tous les ans de nombreux Haïtiens font d'ailleurs ce pèlerinage dans le Doubs afin de perpétuer la mémoire de ce grand homme fondateur de la première République noire dans le monde.

Cet homme restera un symbole de liberté pour son pays.

Bravo pour cet article qui n'était pas facile à écrire.


Bisouuus ma Mesange
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Des rats démineurs

Message  mesange le Sam 30 Juin - 17:10

On ne les aime pas, ils font peur, ils transportent des maladies...
Mais parfois ils peuvent se montrer intelligents et utiles.

J'ai trouvé un article intéressant sur GEO de Juillet 2012 :
"Bart Weetjens a toujours été passionné par les rongeurs. A 44 ans il entraîne des rats géants à sauver des vies, à Morogoro, Tanzanie, des rats démineurs.
Le rat géant de Gambie (jusqu'à 1 m) vit jusqu'à 8 ans, résiste aux maladies tropicales, et jouit d'un odorat hors du commun.
A la différence du chien, le rat ne s'attache pas à un seul dresseur, il est trop léger (1,5 à 2 kg) pour faire sauter une mine, et coûte 4 fois moins cher. Les bêtes procèdent le long d'un filin, en gratouillant le sol avec leurs pattes, puis reçoivent en récompense une bouillie banane-cacahuète. Il suffit d'une heure à deux rongeurs pour couvrir 300 m². Deux humains munis de détecteurs mettent 2 jours. Les rats de Bart ont déjà permis de neutraliser 2000 mines.
66 pays sont paralysés par les mines antipersonnel, qui tuent ou mutilent 15.111 à 20.000 personnes par an, d'après l'ONU.

Mais les rats de Bart auraient d'autres talents, par exemple détecter la tuberculose. Bart souhaite aussi les transformer en secouristes, pour retrouver des disparus après une catastrophe naturelle".

On peut trouver d'autres articles sur Google sur ce sujet, avec des photos, c'est très intéressant. ("rats démineurs").

Bisous.


Dernière édition par mesange le Mer 1 Aoû - 20:27, édité 2 fois
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Re: Le nid de mésange

Message  victoria le Sam 30 Juin - 18:04


Je ne savais pas que les rats pouvaient être aussi compétitifs pour détecter des mines.

Alors pourquoi pas ?? Je suppose également que cette méthode ne doit pas être très chère.

Je souhaite que l'utilisation de ces rats puisse être utilisée dans tous les pays qui ont été ravagés par les guerres pour détecter encore toutes les mines enfouies, ce qui éviterait beaucoup d'amputations des jambes certainement.

Merci pour cette info ma Mesange.


Bisouuus à toi
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Les chouettes victimes de Harry Potter

Message  mesange le Ven 13 Juil - 15:45

La série est terminée, mais les effets de la Potter-mania continuent à se faire sentir. Au Royaume-Uni, les abandons de chouettes se poursuivent, sans doute par lassitude de fans ayant voulu imiter Harry Potter et sa chouette Hedwige avant de renoncer.

Les chouettes "ne font pas de bons animaux domestiques", explique Ian Toothill. En cause : leur mauvaise odeur, leurs griffes pointues et leurs morsures douloureuses. De plus, elles s'attaquent aux animaux domestiques, chats, chiens... Il faut aussi savoir les nourrir. Elles peuvent vivre 50 ans mais la vie en captivité les condamne à mort en cas d'abandon dans la nature.

"Le problème est que n'importe qui peut acheter une chouette" en Grande-Bretagne, confiait l'expert animalier Don Walser au Telegraph en 2009. "Elles ont peut-être l'air superbes dans les films Harry Potter, mais il faut des années pour les dresser. Les parents ne s'en rendent pas compte."

L'auteur de la saga, J.K.Rowling, a réagi à ce phénomène de mode en rappelant que "si des personnes ont pu être influencées par mes ouvrages et pensent qu'une chouette sera heureuse dans une petite cage chez eux, je voudrais leur dire qu'ils se trompent".

Le refuge créé par Ian Toothill au Pays de Galles recueille ces animaux souvent mal en point et leur offre un avenir meilleur.
(Télématin, et Google)

Bisous.

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Chouettes victimes

Message  victoria le Dim 15 Juil - 9:52

Il faut être complètement taré pour s'imaginer qu'une chouette peut s'apprivoiser ou rester dans une cage !! Shocked . C'est du n'importe quoi cela.

La chouette est caractérisée comme un rapace solitaire et nocturne. Elles chassent principalement des petits mammifères, surtout des petits rongeurs, des insectes, des serpents ainsi que d'autres oiseaux.

Alors, quand je lis que beaucoup de personnes ont été influencées par le film Harry Potter, je tombe des nues !!! Les gens vivent-ils dans le virtuel ?

Honnêtement, je n'ai jamais regardé Harry Potter, mais je suppose que dans cette série, il s'agit d'une chouette apprivoisée, et non d'un animal domestique comme certains pourraient le penser.



Bisouuuus à tous
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Les chouettes victimes de Harry Potter

Message  mesange le Dim 15 Juil - 17:16

Moi non plus je n'ai pas suivi les épisodes de Harry Potter. J'ai testé le 1er épisode, j'ai abandonné en cours de route.
J'ignorais qu'une chouette faisait partie de la série.
Par chance en France il est interdit de vendre les oiseaux vivant dans la nature, particulièrement les rapaces.
Bisous.
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pauvres chouettes

Message  cloe38 le Mar 17 Juil - 19:36

les gens sont vraiment cons, acheter une chouette juste pour se projeter dans une série, je pense que l'on devient de + en + débile, c'est vraiment du n'importe quoi, je crois qu'il y en a qq uns qui mériteraient de se retrouver derriere des barreaux juste pour voir comme c'est agréable, bisous

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Pauvres chouettes

Message  victoria le Mer 18 Juil - 16:49



Tout à fait d'accord avec toi ma Cloe Wink


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Oscar Pistorius

Message  mesange le Jeu 19 Juil - 19:40

Oscar Pistorius est un athlète sud-africain. Amputé des 2 jambes à l'âge de 11 mois, car né sans péroné, il court avec des prothèses en fibre de carbone.
Il a déjà participé aux jeux paralympiques, mais cette année il a obtenu de participer aux jeux des valides !
Il courra donc le 4x100 m aux JO de Londres en juillet 2012, puis participera aux jeux paralympiques ensuite.
Je n'ai pas trouvé de photo, mais je l'ai vu à la TV, c'est impressionnant.
Non seulement il est capable de courir, mais il s'est battu pour participer, il a fallu un jugement pour qu'il soit accepté !
Progrès de la science, certes, mais aussi courage, force de caractère d'un homme.

Bisous.
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oscar le courageux

Message  cloe38 le Lun 23 Juil - 19:06

oui ma mesange je l'ai vu, il est vraiment impressionnant, il y a des gens vraiment courageux, avec beaucoup de volonté, je lui dis bravo à ce monsieur; bisous à tous

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Oscar Pistorius

Message  victoria le Ven 27 Juil - 18:51

Oui, j'avais vu comme toi à la télé ce sportif qui ne manque ni de courage, ni de talent.

Je viens d'apprendre qu'il est sélectionné pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres.

Voici deux photos de ce sportif ma belle





Bisouuus ma belle
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Oscar Pistorius

Message  mesange le Ven 27 Juil - 19:29

Merci pour les photos, victoria, je n'en avais pas trouvé.
J'espère qu'on pourra voir à l'oeuvre cet athlète hors du commun au cours des épreuves.
Bisous.
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Oscar Pistorius

Message  victoria le Lun 30 Juil - 6:31



Oui ma Mesange, je pense que nous verrons ce sportif lors des JO de 2012 à Londres.

Il était dans la délégation de son pays lorsque celle-ci a été présentée.

Il me tarde aussi de le voir à l'oeuvre.



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Oscar Pistorius

Message  mesange le Jeu 9 Aoû - 12:42

Je suis dégoutée, les filles.

LONDRES (Reuters) - Le Sud-Africain Oscar Pistorius, premier double amputé à participer à une course olympique parmi les valides, devait courir le relais 4x400m, jeudi, mais le témoin ne lui est jamais parvenu à cause d'un télescopage.
L'incident s'est produit à l'approche du passage de relais entre le deuxième coureur sud-africain et Oscar Pistorius qui devait partir en troisième position.
Ofentse Mogawane a heurté le relayeur kenyan et a chuté sous le regard d'Oscar Pistorius.

L'athlète sud-africain, qui s'est battu pendant des années pour courir avec les valides malgré les lames en fibre de carbone greffées sous ses genoux, a déjà rempli son objectif.

Il a participé au 400m individuel dimanche dernier, s'est qualifié pour les demi-finales et a pris la huitième place de sa course en 46"54.

(Jean-Paul Couret pour le service français)
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Oscar Pistorius

Message  victoria le Jeu 9 Aoû - 14:30



Oui, je suis autant déçue que toi ma Mesange, et je trouve que ces JO regorgent d'irrégularités cette année.

Tout d'abord, ce problème avec Oscar Pistorius, des équipes qui refusent de jouer car elles ne veulent pas se retrouver devant les meilleurs, et plus récemment, dans les épreuves de basket.

Les Espagnols ont légèrement "magouillé" pour se retrouver face à l'équipe de France et la battre (chose qu'ils ont d'ailleurs fait), et personne ne les a sanctionnés !!! Shocked

Donc, en conclusion, je trouve que certaines choses ne sont pas régulières...



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pour les intellectuels

Message  Dany06 le Ven 10 Aoû - 8:51


study



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Petite histoire de la truffe

Message  mesange le Ven 16 Nov - 17:05

Le saviez-vous ? Pas moi !

Dans l’antiquité, les Babyloniens connaissaient déjà la truffe. Ensuite la truffe a conquit les tables des Sumériens, des Egyptiens, des Grecs et des Romains. On lui prêtait des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques.

On retrouve la truffe au moyen âge, période pendant laquelle elle était considérée comme une production du diable (une fille de la terre, de l’eau et de la foudre).
En manger était faire commerce avec le diable et l’on s’écartait des truffières - en traverser une la nuit portait malheur. Beaucoup de choses alimentaient ces superstitions (brulé des sols, couleurs).

A partir du 15ème siècle la truffe fait des apparitions épisodique selon les régions.
François 1er lors de son emprisonnement en Espagne goûta différentes sortes de truffes. Les trouvant à son goût il en voulut à sa table dès son retour d’exil. C'est l'époque où elle est utilisée comme remède pour de nombreuses maladies.

Depuis le 16ème siècle les truffes seront dégustées régulièrement à toutes les grandes tables et agrémentent les plats les plus raffinés.
Au 18ème siècle les familles bourgeoises de France se devaient au cours de banquets de servir au moins un plat truffé.
Au 19ème siècle la vigne fut victime du phylloxera et les paysans qui la cultivait se tournèrent vers la culture de la truffe. Les résultats furent encourageants en milieu naturel comme en plantation.

Au 20ème siècle les guerres de 1914 et de 1939 amenèrent le monde rural à abandonner les truffières.
La production de truffes qui était annuellement de 1000 tonnes au 19ème siècle est aujourd'hui réduite à environ 50 tonnes.
La truffe française est aujourd'hui concurrencée par une truffe venue de Chine.

Bisous à tous.
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La truffe

Message  victoria le Dim 18 Nov - 9:30


Merci de nous avoir écrit cet article ma Mesange, il est très intéressant.

Comme toi, je ne savais pas tout cela, encore moins que l'on s'en servait de remède dans les temps. Perso, je veux bien être soignée avec Very Happy .

Une chose est sûre la truffe ne laisse pas indifférent. Son parfum est très puissant et inoubliable, mélange à la fois de concrétion minérale et de sécrétion animale. La truffe noire du Périgord a une incomparable odeur de sous-bois, de terre et d’humus, sublimée de fruits secs torréfiés. Son goût est finement poivré et rappelle les odeurs déjà citées. La truffe noire du Périgord agrémente tout ce qui est à son contact.

Ces qualités organoleptiques exceptionnelles, ainsi que sa relative rareté, font de la truffe l’une des denrées alimentaires les plus onéreuses au monde. C’est l'un des rares produits agricoles dont la demande est très supérieure à l'offre.

J'ai mentionné au-dessus la truffe du Périgord, mais on en trouve un peu partout, dans le Lot, en Provence...

Je pense que nous n'avons pas besoin d'avoir peur de la concurrence chinoise (pfff, ils essaient de tout rafler ceux-là !!!), car elle est loin d'avoir les valeurs de celle que nous pouvons déguster en France.

Les truffes chinoises appartiennent à l'ordre des Tuberales et regroupent les espèces Tuber himalayense, Tuber indicum et Tuber sinense. Leur origine géographique se situe en Chine et plus particulièrement dans les contreforts de l'Himalaya. Parfois frauduleusement colorées par des escrocs, elles sont vendues comme de véritables truffes gastronomiques. Le coût d'importation des truffes chinoises était d'environ 19 € en 2002.

Le commerce de la truffe chinoise n'est pas illicite, la fraude consistant à la vendre comme étant T. melanosporum. Sa consommation ne présente pas de danger et les charcutiers-traiteurs l'utilisent souvent comme décoration, mais elle a moins de goût et a tendance à capter les odeurs voisines.

La truffe chinoise a un aspect de peau et de forme un peu différent de T. melanosporum, elle est un petit peu plus régulière, et surtout le veinage est caractéristique. Son diamètre peut atteindre sept centimètres.

Il vaut mieux donc la "canifer" (couper) avant de l'acheter, afin de vérifier si le veinage est bien celui d'une T. melanosporum. Si le marchand n'a rien à se reprocher, il le fera de lui-même s'il sent que l'on hésite. Une étude génétique récente a montré que le moindre goût de la truffe chinoise est dû à son espèce, alors que les autres espèces, comme T. melanosporum, ont un goût qui varie en fonction du terroir spécifique.


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LA FAYETTE

Message  mesange le Sam 8 Déc - 17:25

Un personnage fascinant ! On sait qu'il a aidé les Etats-Unis à acquérir leur indépendance. Mais c'est à peu près tout. Et pourtant ...

La Fayette est né au château de Chavagnac (Haute-Loire) en 1757, d’une famille de noblesse militaire.
Son père, Michel-Louis-Christophe du Motier, marquis de La Fayette, colonel aux Grenadiers de France, est tué en Westphalie en 1759.
Sa mère, Marie Louise Jolie de La Rivière, est une riche aristocrate de Saint-Brieuc. Veuve, elle se retire au Palais du Luxembourg.

L’enfant est élevé par ses grands parents. Bagarreur, il court la campagne avec les enfants du voisinage. C’est le petit seigneur du village. A 6 ans Il déclare à sa mère vouloir tuer la bête du Gévaudan. Il rêve déjà de se couvrir de gloire.

Sa mère meurt en 1770. Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, est donc orphelin et millionnaire à 13 ans. Il est seul héritier de son grand-père maternel, le marquis de Larivière qui meurt peu après.
C’est donc son arrière grand-père, ancien lieutenant général des armées du roi qui le fait venir à Paris pour son éducation. Il étudie jusqu’en 1771 au Collège du Plessis (actuel Lycée Louis le Grand). Il montre très vite un penchant pour l’indépendance et la liberté. Il suit une formation d’élève officier au régiment des Mousquetaires noirs du Roi. L’armé sera pour lui une seconde famille.

La Fayette à 17 ans
Le 11 avril 1774, à 17 ans, on lui fait épouser Marie Adrienne Françoise de Noailles (1759-1807) fille du duc d'Ayen. Ce « mariage arrangé », deviendra une belle histoire d'amour. Adrienne sera la femme de sa vie. Sa belle-famille, une des plus anciennes de la Cour de France et apparentée à Madame de Maintenon, permet à ce petit noble d'Auvergne d’être présenté à la Cour au printemps 1776.

Adrienne
La Fayette arrive à la cour de Louis XVI et Marie-Antoinette à 19 ans.
Grand maigre, un peu gauche, roux, renfrogné, malhabile pour danser, il écrase le pied de la reine, qui se moque de lui.

La Fayette à 19 ans
À la cour de Louis XVI, il déplait par l'indépendance de son langage et l'indocilité de ses idées, il n'obtient aucun succès. Attaché à ses libertés et dépourvu d'esprit courtisan, il fait avorter les tentatives de son beau-père visant à lui faire obtenir une situation intéressante à la Cour.
Il n'est pas fâché de quitter la Cour où il ne s’adapte pas et rejoint le régiment de Noailles de son beau-père avec d'abord un grade de sous-lieutenant avant d'être progressivement promu au rang de capitaine des dragons, son chef est le duc de Broglie, ancien ami de son défunt père. À l'exemple de ce dernier, il choisit alors de suivre une carrière militaire et entre dans la Maison militaire du roi.

La Fayette est né au siècle des Lumières. C’est aussi le début de la Franc-Maçonnerie. Il est reçu dans une loge maçonnique dont il adopte les principes d’égalité. Il fréquente des salons où il rencontre des philosophes qui s’opposent aux abus de l’église et de l’état. Il y rencontre l’Abbé Raynal, défenseur des Droits de l’Homme, de la lutte contre l’esclavage, et qui prône la fin des colonies. L’abbé, célèbre franc-maçon, devient son maître à penser.
La Fayette participe à des sociétés de pensée qui débattent de l'engagement de la France dans la Révolution américaine.

Sous Louis XV, malgré sa délicate situation financière, la France cherche à prendre sa revanche sur la Grande-Bretagne et le Traité de Paris de 1763.
En août 1775, le capitaine Gilbert de La Fayette participe le 8 août à un grand souper offert au duc de Gloucester, frère du roi d'Angleterre, qui y évoque le soulèvement des Insurgents (colons américains). Le jeune officier prend ce jour même la décision de partir combattre pour l'indépendance de l'Amérique. En 1776, Benjamin Franklin est nommé ambassadeur en France, pour solliciter un soutien militaire. Louis XVI se passionne pour les sciences et la géographie.

Benjamin Franklin
Louis XVI, malgré la volonté de revanche qui marque la France depuis les défaites de la guerre de Sept Ans, n'est pas favorable à une aide aux révoltés américains. Le roi hésite car il pense qu'apporter son aide à un peuple en révolte contre son souverain légitime n'est pas une bonne chose. Louis XVI se contente dans un premier temps d'une aide matérielle clandestine par le biais de Beaumarchais, trafiquant d'armes, entre autres activités.
Mais les Insurgents ayant essuyé plusieurs défaites entre août et novembre 1776, Louis XVI désavoue officiellement les engagements de la noblesse française,
et interdit le départ pour l’Amérique des navires de Beaumarchais, pourtant armés par les services secrets français.

La Fayette se fait réformer de l'armée le 11 juin 1776, et grâce à des protections de diplomates et du Comte de Broglie, signe à Paris son engagement dans l'armée " américaine " comme major général, sans prétendre à aucune solde, appuyé par Franklin. Il finance secrètement l'achat de "La Victoire", un navire de 200 tonneaux, avec seulement 2 canons, trente hommes d’équipage et comme cargaison 5 à 6 000 fusils.
Malgré l’opposition du roi, et la fureur de son beau-père qui réclame à son encontre une lettre de cachet , il embarque sur La Victoire avec quelques fidèles et le 26 avril 1777, appareille pour les Amériques.

L'Amérique

Suivant une route passant bien au large des Antilles où les Flottes Anglaises et Françaises pouvaient lui faire barrage et après une traversée longue de sept semaines, il touche terre le 13 juin à South Inlet, près de Georgetown en Caroline du Sud où les fusils sont vendus pour armer la milice de Géorgie16. Ayant échappé au blocus anglais, le 18 juin, "La Victoire" entra dans le port de Charleston.
Une semaine plus tard La Fayette prend la route pour Philadelphie. Il a 900 miles (1448 km) à parcourir d'abord en cabriolet, puis La Fayette et sa suite termineront à cheval après avoir brisé les voitures et n'arriveront que le 27 juillet après un voyage interminable et éprouvant, de plus d'un mois à cheval, il arrive à Philadelphie.
Il est présenté à George Washington à l'occasion d'un dîner, ce qui sera le début d'une longue amitié entre les deux hommes : d’instinct, Washington aima "en lui le fils qu’il n’avait pas eu" tout comme Lafayette aima en Washington, comme auparavant en Broglie, l’image d’un père trop tôt perdu.
Il est affecté à son état-major comme aide de camp avec le titre de major général ; il forme des hommes qui ne connaissent rien aux armes. Il participe aux combats dès l’été. Il reçoit une balle à la jambe à la bataille de Brandywine, le 11 septembre 177717. Il est soigné dans la plantation de Washington. Il est très marqué par son séjour chez Washington.

Georges Washington
C’est là, que les liens entre Washington et Lafayette vont se renforcer. Il semble que leur commune appartenance à la franc-maçonnerie ait joué à cet égard un rôle déterminant. Son fils se prénommera même Georges-Washington.
Le 17 octobre 1777, les Insurgents des Treize Colonies anglaises d'Amérique remportent leur première victoire à Saratoga, non loin de New York.

Par sa motivation, son désintéressement et sa constante présence à la tête du régiment de Virginie, même pendant l'hiver rigoureux qu'ils passèrent à Valleyforge, il finira par convaincre les chefs de la Révolution américaine qu'il pouvait leur être utile.
Il écrit régulièrement à sa femme, qui raconte les exploits de son mari dans son salon.
Le 6 février 1778, une alliance officielle est enfin instaurée entre la France et le nouveau pays. Une flotte d'une douzaine de bateaux, commandée par l'amiral d'Estaing est envoyée. Le mois suivant, La Fayette établira également des alliances avec plusieurs tribus indiennes, qui le surnomment "cavalier intrépide".

Le février 1779, de retour en France, La Fayette a su très habilement rendre populaire la cause des Insurgents et son expédition américaine auprès de l'opinion publique en France. Parti de France clandestinement, il revient à Versailles en héros. La sanction qu'il reçoit pour avoir désobéi et quitté la France n'est que symbolique, puisqu'elle n'est limitée qu'à une dizaine de jours d'arrêts, qu'il passe chez lui auprès de sa femme, Adrienne.

De retour aux États-Unis en 1780 à bord de L'Hermione, il reçoit de George Washington le commandement des troupes de Virginie. Il doit transformer une milice de volontaires en une armée de métier.
Chargé d'opérer en Virginie contre des forces quatre fois supérieures en nombre, il sacrifie encore une partie de sa fortune pour maintenir ses soldats sous ses ordres, et arrive par des marches forcées et des retours subits, à tellement fatiguer Cornwallis et harceler ses troupes, que le général britannique est forcé de le considérer comme un adversaire redoutable.

La Fayette fait sa jonction avec les troupes de George Washington et du comte de Rochambeau, commandant le corps expéditionnaire français de 6 000 hommes (dont Axel de Fersen), pour se concentrer sur l'encerclement de Cornwallis à Yorktown. Rochambeau le traite comme son fils.
Les troupes anglaises sont bientôt coincées dans la baie de Chesapeake, dans l'impossibilité de recevoir des secours par mer du fait du blocus effectué par la flotte de l'amiral de Grasse. C'est ainsi que les alliés franco-américains remportèrent la victoire décisive de Yorktown le 17 octobre 1781. Après cette défaite de l'Angleterre, La Fayette est surnommé le "Héros des deux Mondes". Mais on déplore tout de même 9000 morts.

La Fayette est fait citoyen d'honneur des États-Unis par le Congrès en 1781, après cette bataille.
Il est désormais admiré dans les salons, et commence même à avoir des maîtresses, parmi lesquelles la comtesse de Simiane, dont le mari se suicidera...

La Fayette rentre en France en 1782 et est promu maréchal de camp. Il tente l'application des théories d'indépendance américaine à la société française. Mais Washington avec qui il correspondait toujours lui recommanda de patienter , ce qui modéra l’enthousiasme du jeune réformateur.

Entrée en guerre en 1778, et permettant la victoire des insurgés (traité de Paris (1783), la France se réaffirme comme grande puissance moderne, satisfait son désir de revanche, récupère des territoires perdus, mais dégrade ses finances. Mais les caisses de la France se vident. Le roi n’arrive pas à supprimer les privilèges des nobles et du clergé.
Même si les destructions matérielles sont nulles dans la métropole, les exploits tels que la décisive bataille de Yorktown ont leur prix,: le déficit de la France s'est encore accru. Pire : l'espoir commercial de devenir le premier partenaire des nouveaux États-Unis est déçu, la Grande-Bretagne redevenant immédiatement le partenaire officiel, seul reste à la France la reconnaissance du peuple libéré. L'espoir de retrouver la Nouvelle-France jadis perdue est lui aussi finalement ruiné.

La Fayette repartit pour l'Amérique le 1er juillet 1784. C'était un voyage privé, sur invitation de Washington. Le 4 août 1784, il fut accueilli à New York par la foule qui l’acclama. Il fut partout accueilli avec la même chaleur, à Philadelphie, Baltimore et Boston. Après un séjour à Mount-Vernon, chez Washington, Lafayette passa par New York, avant de remonter l’Hudson et de signer un traité de paix avec des Hurons et des Iroquois. Lafayette continua son voyage par Boston, Chesapeake, Yorktown et Richmond, avant de quitter le pays à New York le 21 décembre 1784.
La Fayette vint à Paris dans les derniers jours de 1785. Son retour excita un enthousiasme porté jusqu'au délire. La reine Marie-Antoinette, qui assistait en ce moment à une fête à l'hôtel de ville, voulut, par une faveur presque sans exemple, conduire madame de La Fayette dans sa propre voiture à l'hôtel de Noailles, où venait de descendre son époux. Le lendemain, il fut reçu à la cour avec l'empressement le plus flatteur, et ne cessa d'être, pendant plusieurs jours, l'objet des hommages et de la curiosité publics.

A partir de 1780, il s'était lancé dans une campagne contre l’esclavage, souhaitant l'émancipation des esclaves. Il entreprit de libérer des esclaves et d’en faire des salariés. Avec sa femme il commença un programme éducatif. Il acheta une plantation en Guyane française, et s'y livra à divers essais qu'interrompirent les événements de la Révolution française. Washington avait lui-même des esclaves dans sa plantation. 350 esclaves furent libérés à sa mort.
La Fayette se prononça également pour un statut en faveur des juifs.

Les efforts plus heureux qu'il déploya en faveur de la nation américaine, lors de la négociation du traité que la France conclut avec elle, provoquèrent de sa part de nouveaux témoignages de reconnaissance, en resserrant les liens d'amitié qui l'unissaient à son glorieux libérateur. La correspondance établie entre ces deux hommes si unis d'intentions, si différents de caractère, ne prit fin qu'à la mort de Washington, qui survint le 14 décembre 1799.

Révolution française

La Fayette fut compris dans la première assemblée des notables, réunie à Versailles au mois de février 1787, et appartint au bureau présidé par le comte d'Artois. Il saisit avidement cette occasion de produire quelques-unes des réformes qu'il avait méditées, fit voter la suppression de la gabelle et la mise en liberté des personnes détenues à l'occasion de cet impôt, réclama l'abolition des lettres de cachet et des prisons d'État, et la révision des lois criminelles.
Porte-parole de l'aristocratie libérale, député de la noblesse d'Auvergne aux États généraux et chef de la Garde Nationale, il fut membre de la société des amis des Noirs.
La Fayette fit partie des États généraux comme député de la noblesse d'Auvergne. Il présenta un projet de Déclaration des Droits de l'homme à l'Assemblée constituante, fit décréter la responsabilité des ministres, et, ce qui est peut-être le plus marquant de son action l'établissement d'une garde civique, dont il sera élu commandant.
Emprunté à la déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, ce projet constituait un véritable corps de jurisprudence révolutionnaire qui considérait que le peuple français était abusivement soumis au roi de France, comme celui des Amériques l'était à la couronne de Grande-Bretagne, et qu'il convenait qu'il prît son indépendance et se gouvernât lui-même. Il souhaitait une monarchie constitutionnelle.
L'Assemblée élit La Fayette à la tête de la Garde nationale, née pendant les journée de juillet 1789 au moment de la conquête de la Bastille.
Son acte suivant comme commandant de la garde nationale fut de faire démolir la Bastille (16 juillet). Le 26 juillet, il présenta aux électeurs de Paris les nouvelles couleurs nationales, la cocarde tricolore.
Lors de la Journées des 5 et 6 octobre 1789, où des Parisiens montent à Versailles pour demander du pain à Louis XVI, la Garde nationale est en retard, laissant dans un premier temps le roi face au peuple.Elle sera donc incapable d'empêcher son invasion. Avec l'arrivée de La Fayette (qui s'est réveillé tardivement), à la tête de quelques grenadiers de la garde nationale, le calme revient. La foule est alors rassemblée sous les fenêtres du roi. Certains demandent à grands cris que la reine paraisse et somment impérieusement le roi de se rendre à Paris. Après avoir essayé de calmer les cris, La Fayette s'adresse à Marie-Antoinette et lui demande quelles sont ses intentions : « Je sais le sort qui m'attend, mais mon devoir est de mourir aux pieds du roi et dans les bras de mes enfants. »

La Fayette la conjure de se présenter avec lui sur le balcon. Elle y consent. Le général, ne pouvant dominer les cris de la multitude, baise sa main, comme pour annoncer au peuple que la réconciliation est complète, et le nom de Marie-Antoinette est porté aux nues par la foule qui venait de la menacer de mort. La famille royale fut ramenée à Paris où vint s'établir aussi l'Assemblée constituante.

L'assemblée eut à discuter la loi sur les attroupements, et dans cette discussion que La Fayette fit entendre à la tribune une phrase devenue célèbre : « Pour la révolution, il a fallu des désordres, car l'ordre ancien, n'était que servitude, et, dans ce cas, l'insurrection est le plus saint des devoirs ; mais pour la constitution, il faut que l'ordre nouveau s'affermisse, et que les lois soient respectées. » La Fayette, fidèle, du moins à cette époque, à ses principe, ne cessait de se montrer le plus ferme adversaire de l'anarchie. Sa fermeté déconcerta plusieurs séditions qui pouvaient devenir fatales à la sécurité publique. Le 11 février 1790, il fit arrêter 234 émeutiers.

Avec Bailly il fonda le club des Feuillants pour contrebalancer l'influence du club des Jacobins. Puis, il proposa au roi le rappel de ses gardes du corps, licenciés après les évènements d'octobre ; mais la reine s'y opposa de peur de mettre en péril la vie de ces fidèles militaires.
Il prit en charge l'organisation de la fête de la Fédération (14 juillet 1790) qui symbolise la réconciliation du roi avec la révolution. Le général parut avec éclat à la fête de la Fédération, à la tête d'une députation de dix-huit mille gardes nationaux, entouré d'un nombreux état-major et monté sur le cheval blanc qui lui servait ordinairement dans ces solennités, il favorisa avec beaucoup de zèle les acclamations adressées au roi, et dont la chaleur ranima chez tous les amis de l'ordre et du trône des espérances qui devaient trop promptement s'évanouir.
Le retour du duc d'Orléans devint le signal des premières hostilités du parti jacobin contre les constitutionnels et contre La Fayette, que les clubs et les groupes populaires commencèrent à désigner du nom de traître. L'énergie avec laquelle il se prononça pour la répression des désordres occasionnés à Metz et à Nancy par la révolte de trois régiments de ligne qui avaient chassé leurs officiers, fortifia ces dispositions. Sa popularité déclinait visiblement.
Le 28 février 1791, La Fayette reçut avis qu'un attroupement, , s'était porté sur le donjon de Vincennes, pour faire éprouver sans doute à ce château le même sort qu'à la Bastille. Aidé de quelques cavaliers, il attaqua les factieux, triompha de leur résistance et rentra dans Paris aux acclamations de tous les amis de l'ordre public.
Au même instant, aux Tuileries, la famille royale était en péril. Des royalistes en armes voulurent intervenir. L'accueil empressé que leur firent la reine et Madame Elisabeth excita l'ombrage et les murmures de la garde nationale, et Louis XVI, informé de ces rumeurs, ordonna à ces gentilshommes de déposer leurs armes entre ses mains. Ils obéirent, lorsque La Fayette arriva au château, il désapprouva « le zèle très justement suspect qui avait porté quelques hommes à oser se placer entre la garde nationale et le roi» et ajouta que « le roi de la constitution ne devait et ne voulait être entouré que des soldats de la liberté».

L'émigration, commencée dès le 15 juillet 1789, se propageait avec une effrayante activité. Quelques esprits songèrent à appeler l'intervention étrangère dans les débats intérieurs français, et Louis XVI avait secrètement adressé, dès le 3 décembre 1790, un mémoire aux cabinets européens pour solliciter l'établissement d'un congrès continental contre les factieux menaçaient le trône. Ces démarches étaient activement secondées par le comte d'Artois et par les nombreux émigrés qui avaient fui d'imminentes persécutions.
La Fayette servait l'ordre sans zèle pour le roi. La mort de Mirabeau porta le dernier coup à la cause royale.
Le 18 avril, Louis XVI, qui avait annoncé hautement l'intention d'aller remplir à Saint-Cloud ses devoirs religieux, en fut empêché par une multitude ameutée sur le bruit que ce départ n'était qu'un commencement d'évasion. La Fayette ordonna vainement à la garde nationale de rendre la circulation libre : il ne fut point obéi ; et le roi, forcé de rentrer dans ses appartements, se plaignit, sans plus d'effet, à l'assemblée, de la violence qui lui avait été faite.
Le général La Fayette était à la tête de la garde nationale lors de la fuite du roi et de sa famille jusqu'à Varennes (20 juin 1791). Il dormait ! A cette occasion, il fut surnommé "le général Morphée".
L'exaspération populaire fut très vive contre La Fayette, qu'on accusait hautement de connivence avec la cour Lorsque Louis XVI fut descendu aux Tuileries, La Fayette se présenta à lui avec attendrissement et respect. La Fayette se trouva, par ses fonctions, le geôlier de la famille royale.
La Fayette se joignit à Bailly pour empêcher la réunion des patriotes au Champ de Mars le 17 juillet 1791 pour signer la pétition relative au pouvoir royal ; mais il ne put réussir.
Une foule considérable se réunit au lieu et au jour indiqués. La Fayette s'y présenta bientôt, à la tête d'un détachement de la garde nationale ; il renversa quelques barricades et essuya un coup de feu qui ne l'atteignit pas. Invité par l'assemblée nationale à pourvoir à la répression de ces désordres, Bailly se rendit au Champ de Mars, accompagné de plusieurs officiers municipaux et d'une nombreuse escorte de la Garde nationale.
La Garde nationale ouvrit le feu sur l'ordre de Bailly. Une dizaine, peut-être une cinquantaine de personnes tombèrent morts et une centaine fut blessée. Quelques officiers voulaient employer l'artillerie ; La Fayette s'y opposa avec force et poussa même résolument son cheval devant la bouche des canons.
Cet épisode est connu sous le nom de « Fusillade du Champ-de-Mars ».
La loi martiale fut proclamée, le sang coula, et cette journée valut à Bailly l'échafaud à quelque temps de là, et à La Fayette la perte de sa popularité.
Haï de la Cour, les révolutionnaires doutent de sa sincérité patriotique. On le déclare traître. Marat se lance dans une grande campagne de presse contre lui. Il l'appelle « l'infâme Motier ».

Le 8 octobre, il adressa à la milice citoyenne une lettre d'adieu noblement formulée. Quelques hommages remarquables honorèrent sa retraite.
II se retira aussitôt à Chavaniac.

1792 - La guerre contre l'Autriche

Après la fuite manquée de Louis XVI, l’empereur d’Autriche incite le roi de Prusse et les souverains d’Europe à intervenir devant le danger qui menace le trône en France. De plus les cours européennes protègent les émigrés français.
La guerre ayant été déclarée dans les premiers jours d'avril, Lafayette entra immédiatement en campagne. Après quelques échecs, il bat l’ennemi à la bataille de Florennes. Voulant se porter de Metz sur Namur, il apprend à Dinant la défaite de deux autres corps, et se hâte d'opérer sa retraite.

La crise de la monarchie constitutionnelle
Cependant, les événements de plus en plus graves de l'intérieur de la France retenaient toute l'attention de La Fayette. Les attaques contre la monarchie des jacobins et des girondins se font de plus en vives.. Voyant que la vie du couple royal était, chaque jour, de plus en plus menacée, il s'oppose au Club des Jacobins, avec l'intention d'utiliser son armée pour rétablir une monarchie constitutionnelle. Ne pouvant réussir, et voulant au moins sauver la famille royale, il projeta même une nouvelle évasion, mais Marie-Antoinette refusa, "préférant mourir que lui devoir la vie".
Le 19 août 1792, il est déclaré traître à la nation. L'assemblée, dans sa séance du 19 août, et le directoire de Sedan avait ordonné son arrestation. Il songea à chercher un asile en pays étranger., il partit secrètement de Sedan, dans la nuit du 19 août, avec quelques officiers, et se dirigea vers la forêt des Ardennes, sous prétexte de faire une reconnaissance. Il voulut alors passer en pays neutre, obligé de se réfugier à Liège.

La Fayette fut reconnu et contraint de se nommer. Informé de cette capture inespérée, le feld-maréchal autrichien Johann von Moitelle, qui commandait à Namur, y fit amener les fugitifs sous bonne escorte.

La captivité en Prusse
Peu de jours après, les prisonniers furent remis par l'Autriche à la Prusse, et transféré dans la citadelle de Wesel, en dépit des interventions de sa femme et des États-Unis. La Fayette tomba dangereusement malade. Il fut transféré à Magdebourg, où il passa un an dans un appartement souterrain et humide, en butte à la surveillance la plus inhumaine, et réduit à recourir à un cure-dent trempé dans de la suie délayée pour correspondre secrètement avec quelques amis.
Transféré à Neisse, en Silésie, il y fut traité un peu moins rigoureusement. Enfin, au mois de mai 1795, par suite du traité de paix conclu entre la France et la Prusse, La Fayette, fut rendu aux Autrichiens et conduit dans la forteresse d'Olmutz en Moravie, où il fut privé de toute communication avec le dehors, et où il subit toutes les tortures pendant cinq ans.

La Terreur en France
Madame de La Fayette, arrêtée dans sa terre au mois de septembre 1792 fut relâchée par l'ordre de Brissot, à qui elle s'était plainte de cet acte de rigueur, mais consignée dans son château de Chavaniac, puis incarcérée de nouveau en 1794 dans un premier temps à Brioude et transférée à Paris (ordre du 27 mai 1794), et ne recouvra définitivement la liberté que le 21 janvier 1795, après avoir vu périr sur l'échafaud révolutionnaire la maréchale de Noailles, sa grand-mère, la duchesse d'Ayen, sa mère, et la vicomtesse de Noailles, sa sœur. Cette femme réussit, après mille difficultés, à aller jusqu'à Vienne, où elle obtint de partager, avec ses deux filles, la captivité de son mari, dans la forteresse d'Olmutz. Elle resta jusqu'à la libération de son mari malgré de très graves ennuis de santé.
Leur fils, George Washington, fut envoyé par sa mère, à son parrain Georges Washington en Amérique, au mois de février 1795, pendant que cette femme, accompagnée de ses deux filles, Anastasie et Virginie, se dévouait à partager dans les cachots d'Olmutz la captivité de son mari.

Le général Lafayette tenta sans succès de s’évader. Le caractère de La Fayette ne se démentit point devant ces longues et pénibles épreuves. Il conserve, sous les verrous d'Olmutz, l'intrépidité de sa foi politique et de son dévouement aux intérêts de la liberté.

La délivrance (septembre 1797)
En 1796 Napoléon Bonaparte , s'arrogeant le droit de traiter au nom de la République française, avait insisté pour la mise en liberté des captifs comme une des conditions de la paix du traité de Campo-Formio (19 septembre 1797). Le Directoire interdit cependant à La Fayette de rentrer en France. Après cinq mois de pourparlers, La Fayette fut libre. Arrivé à Hambourg, son premier soin fut de remercier le général Bonaparte.
Les contacts avec Bonaparte
La Fayette exprime par écrit sa gratitude à Bonaparte pour sa libération et il le félicite aussi lors de son retour d'Égypte. Mais Napoléon, sans l'avoir rencontré, lui est hostile et lui interdit de s'installer à Paris.

La période napoléonienne

Le retour en France (1800)
Enfin, en 1800, las du rôle de proscrit, le général manda au Premier Consul que la prolongation de son exil ne convenait ni au gouvernement, ni à lui-même, et qu'il arrivait à Paris. Ce retour imprévu causa au chef de l'État une humeur qu'il ne put dissimuler. On remarqua que l'écrivain Fontanes, dans l'éloge de Washington, lors de sa mort, omit jusqu'au nom de son brillant auxiliaire, La Fayette, sur l'ordre de Bonaparte.
Cependant La Fayette se retira dans son château de La Grange Blesneau entre Rozay en Brie et Courpalay, (Seine-et-Marne), dans une propriété de sa femme qu'il avait héritée de sa belle-mère, et cet acte de prudence calma graduellement les dispositions ombrageuses du Premier Consul.

La Fayette se lie d'amitié avec Joseph Bonaparte et dans un premier temps se voit accorder quelques faveurs. Il est rayé de la liste des émigrés, reçoit une retraite de 6.000 francs tandis que son fils, Georges Washington de La Fayette, devient officier dans un régiment de hussards. Il obtint pour son fils un grade dans l'armée et pour lui le titre de membre du conseil général de la Haute-Loire, avec le maximum de la pension de retraite de son grade.

Rencontre avec Bonaparte
Finalement Napoléon et La Fayette se rencontrent, peu après la bataille de Marengo. La Fayette refusa la dignité de sénateur qui lui fut offerte par Talleyrand, en ajoutant que le lendemain de sa promotion il se verrait obligé de dénoncer le Premier Consul et son administration. Il refusa aussi la légation des États-Unis, se regardant, dit-il, comme trop Américain pour y jouer le rôle d'étranger.
Bien qu'un peu blessé de ces négations successives, le vainqueur de Marengo avait montré à La Fayette de l'ouverture et de la simplicité68. La rupture intervint en 1802 car La Fayette s'opposait au titre de consul à vie de Napoléon.
La Fayette s'éleva avec énergie contre l'exécution du duc d'Enghien. La Fayette refusa, à plusieurs reprises, d'entrer au Sénat et ne cacha pas son hostilité au régime.
A La Grange Bleneau il se consacra à l’agriculture, et éleva des moutons mérinos. Il remboursa peu à peu ses dettes grâce à la revente de terres qu’il possédait en Bretagne et à Cayenne. Mais il surveille tout de même les événements de Paris.
En 1803, il glisse sur du verglas et se casse le col du fémur. Mal opéré, il reste boiteux et doit marcher avec une canne. Adrienne, son épouse, meurt le 24 Décembre 1807, à 48 ans. Il en est très affecté. Il visitera chaque jour l'appartement de sa femme, laissé intact.
En 1814 il se rallie aux Bourbons. Mais ceux-ci s’orientent vers l’ancien régime. La Fayette est déçu par les ordonnances royales contre la liberté de la presse et le retour des émigrés. De plus les Bourbons détestent La Fayette. Il revient donc à La Grange Bléneau.
Après 23 ans sans activité politique, il est élu député de Seine et Marne pendant 2 mois. Après les Cent-Jours, il retourne à la Grange Bléneau. Il ne cesse de militer pour la liberté au niveau nationale. Il espère que Louis XVIII créera un régime démocratique. Mais en 1817 il rejoint les rangs de l’opposition. Il souhaite le suffrage universel et défend le drapeau tricolore. Il s’élève contre les dépenses excessives de la Restauration.
A partir de 1820 La Fayette finance la société secrète La Charbonnerie qui agit contre le rétablissement des Bourbons en France. La Grange Bléneau devient un centre où il reçoit de nombreux « comploteurs ». Ceux-ci projette d'enlever le roi et de renverser la monarchie. Ils tentent des actions à Vincennes et à Belfort, qui échouent. Quelques-uns de ses amis sont arrêtés, mais pas La Fayette, car on n’a pas de preuve réelle de sa participation. Mais il est désormais surveillé par la police.
La Fayette retourne aux Etats Unis durant un an. Il est accueilli chaleureusement et rencontre Jefferson. A son retour, il est acclamé à La Grange Bléneau par 4000 personnes. Réélu député à Meaux, il se prononce contre le « monarchisme excessif » de Charles X. Il reprend aussi son activité agricole. Il est surveillé plus que jamais par la police.
La Fayette fait partie des opposants libéraux contre Charles X. Le roi a dissout la Chambre des Députés, mais les libéraux remportent les élections. Le 25 juillet 1830, le roi proclame les ordonnances de Juillet. Ce sont les journées des Trois Glorieuses.
Malgré de nombreuses incitations, La Fayette refuse de prendre le pouvoir. Talleyrand lui-même s’y oppose, pour rassurer les royaumes d’Europe.
La Fayette convainc le duc d’Orléans de devenir le chef de l’état, en déclarant : « C’est la meilleure des républiques ». Celui-ci devient roi des français le 7 août 1830 sous le nom de Louis-Philippe 1er. La Fayette est nommé commandant général de la garde nationale le 16 août.
La Fayette est enfin satisfait par le nouveau régime. Malheureusement celui-ci devient de plus en plus conservateur. La devise « Liberté Egalité » devient « Liberté Ordre Public ». Louis-Philippe fait supprimer le poste de commandant de la garde nationale. La Fayette démissionne et devient chef militant de l’opposition jusqu’à son décès.
Il agit également à l’étranger pour la liberté d’opinion, en Pologne et en Belgique. Il demande à nouveau l’émancipation des noirs.
Le château de La Grange Bléneau devient le refuge de La Fayette, mais également des proscrits polonais.

Il prend froid aux obsèques d'un ami et contracte une maladie de vessie qui s’aggrave rapidement et l’emporte le 20 mai 1834, dans sa 77ème année. Une foule immense suit son cercueil au cimetière de Picpus à Paris, où il est enterré aux côtés de sa femme Adrienne. La terre qui servit à l’enterrer avait été partiellement ramenée d’Amérique pour cet usage.
Les deux chambres du congrès américain lui décernent les mêmes honneurs funèbres qu'au président George Washington.
La Fayette fut le premier blanc à émanciper un esclave noir nommé James Armistead ; ce dernier en signe de reconnaissance a accolé le nom de son ancien maître au sien. La Fayette proposa à Georges Washington d'abolir l'esclavage mais ce dernier refusa.

Lors de leur débarquement en France en 1917, le colonel Charles Stanton, aide de camp de Pershing, général en chef des armées américaines se serait exclamé, en présence du maréchal Joffre : « La Fayette nous voici ! », lors d'une cérémonie organisée le 4 juillet 1917, devant la tombe du Français, au cimetière de Picpus, avant d'y déposer une couronne.
Après la révolution de 1789, La Fayette décida de signer tous ses courriers d'un « Lafayette » en réaction contre le système nobiliaire. Lafayette était fier de son grade de « général », non pas de son titre héréditaire de « marquis ».
Aux États-Unis, une montagne, sept comtés et quarante localités portent le nom de Lafayette.
Auguste Bartholdi sculpta une statue de La Fayette à la fin du XIXe siècle pour la ville de New York. Inaugurée en 1876, elle se trouve aujourd'hui dans Union Square Park.
Tous les ans, le 4 juillet (anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis), en signe de reconnaissance, l'ambassadeur des États-Unis en France dépose une gerbe de fleurs sur sa tombe, au cimetière de Picpus, à Paris.
Il est, avec Churchill, l'étranger le plus populaire et le plus reconnu aux États-Unis.

























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