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Epinix Tour 2013

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EPINIX 2013

Message  mesange le Dim 25 Aoû - 18:42

Bravo à notre Nix, il faut le faire !
Merci à notre Victoria pour ce beau reportage, et ces magnifiques photos.
gros bisous à tous les deux.
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mesange

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Epinix Tour 2013

Message  victoria le Lun 26 Aoû - 17:17

Bonsoir ma Mesange


Merciii beaucoup pour tes encouragements, c'est très gentil à toi.

Comme tu le dis, bravo à notre ami Nicolas oui, car ce qu'il a fait encore cette année, c'est énorme !!!!


Bisouuuuuuuuuuus ma belle
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victoria
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Epinix Tour 2013

Message  victoria le Lun 26 Aoû - 20:03

Bonjour !!!


Aujourd'hui, nous sommes vendredi 2 août. L'étape 12 va conduire notre ami Nix de La Ciotat à Marseille, dans un contre-la-montre individuel de 46,3 kms.

Deux difficultés se présenteront lors de ce CLM :

*  Km 12.3   -   Côte de La Grande Tête (330 m)                                   3.5 km de montée à 8.3% - catégorie 3
*  Km 30.6   -   Col de la Gineste (326 m)                                                   7.6 km de montée à 3.0% - catégorie 4

Regardons ensemble l'analyse de Pierre-Manu : " Pas le temps de faire la grasse matinée suite au marathon de la veille. Le contre-la-montre proposé au matin est la face visible de la journée qui cache son transfert de l’après-midi. Marseille-Perpignan en train pourrait être plus fatigant que l’étape matinale. Il sera déjà deux fois plus long… Pourvu que tout se passe bien, car les Pyrénées sont déjà là" ! .  

Voici la carte de l'étape :


Après avoir franchi la 1ère difficulté de la journée, la Côte de la Grande Tête, Nix entamera la descente vers Cassis.

Lové dans un écrin naturel où se côtoient forêts de pins, roches ocres ou blanches, vignobles de plaine et en restanques qui s’étirent jusqu’à la mer méditerranée, Cassis est protégé par deux monuments de la nature que sont le Cap Canaille (plus haute falaise maritime d’Europe) rougeoyant par temps de mistral et les Calanques de calcaire blanc.



"Qui a vu Paris et pas Cassis n'a rien vu".

Ces mots du prix Nobel de littérature, Frédéric Mistral traduisent à eux seuls la formidable attraction qu’exerce Cassis sur tous ceux qui s’y rendent. Ce petit port de pêche, niché entre deux sites naturels exceptionnels (le célèbre massif des Calanques et le majestueux Cap Canaille) offre aux visiteurs un concentré de Provence et de Méditerranée.

La magie opère déjà sur la petite route qui mène au village et serpente entre vignobles et pinède. Le charme se révèle en parcourant les étroites ruelles et les places bordées de maisons de pêcheurs colorées. Cassis marque à jamais le regard de ceux qui découvrent pour la première fois le port, ses bateaux et ses terrasses accueillantes.

À l'ouest, le Massif des Calanques, constitué de calcaire blanc de plus de 400 m d'épaisseur, s'est formé il y a 120 millions d'années.


Des vallées marines se sont creusées, créant de véritables fjords miniatures, vestiges d'anciennes vallées submergées par une remontée du niveau de la mer de plus de 120 m depuis la dernière glaciation. Ces bancs calcaires ont permis à l'homme d'extraire les matériaux utiles à son développement : il s'en servit comme pierre de construction et d'ornementation. Les carrières du Bestouan et de Port-Miou ont également servi à la construction de nombreux ports en Méditerranée et de grands édifices publics à Marseille : Préfecture, Palais de Justice, Bourse, Cathédrale La Major.

Le massif des Calanques détient un patrimoine naturel fragile avec une diversité impressionnante.



Il est aussi un lieu culturel chargé d’histoire qui regroupe de nombreux sites d’archéologie terrestres et marins.

Ainsi, du haut des falaises aux profondeurs de la Méditerranée, les Calanques forment un univers exceptionnel.

Le Cap Canaille est aussi d'une beauté époustouflante.



"Canaille" provient du latin "Canalis mons", autrement dit "montagne des eaux, des aqueducs", ou de "Cap naïo", du provençal, "montagne qui nage, qui avance sur la mer".

A l’est du port et du village, le Cap Canaille forme un immense rempart de pierre. Les falaises de cette montagne sont les plus hautes falaises maritimes d'Europe. Leur point culminant est la Grande Tête avec son à-pic de 394m.

Le massif du Cap Canaille est classé. La route touristique des Crêtes, longue de 15 km, serpente dans le massif et permet de rejoindre La Ciotat. Elle offre des points de vue spectaculaires sur le Golfe de Cassis, les Calanques, l'archipel de Riou dans la rade de Marseille vers l'Ouest et jusqu'au Var vers l'Est.
Des parkings bien aménagés autorisent des haltes pour admirer le panorama.


Cassis surplombé par ses falaises roses

A la sortie de Cassis, au kilomètre 24 environ Nix s'attaquera à l'ascension du Col de la Gineste (col de 4ème catégorie, altitude 326 m), d'une longueur de 7,6 kms.


Enfin, notre ami entamera la descente vers Marseille.

Marseille, ville de 860 000 habitants est la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

La ville est le premier port de France : 220 liaisons maritimes régulières, 100 millions de tonnes de trafic annuel, 2 millions pour le trafic passagers), deuxième pôle de Télécommunication en France, cinéma, audiovisuel, pôle universitaire, deuxième pôle scientifique et de recherche en France.



La bouillabaisse, l'aïoli, les pieds paquets marseillais (tripes de mouton), les navettes (biscuits à la fleur d'oranger), la sardinade, le pastis et le  Savon de Marseille sont les principales spécialités de Marseille.

Les sports les plus reconnus de la ville sont : Olympique de Marseille (football), Cercle des nageurs de Marseille (natation, water-polo). Pôle Voile Marseille Provence. Stade Vélodrome. Open 13 de Marseille (tournoi de tennis en février), Mondial la Marseillaise (tournoi international de pétanque en juillet).

Gaston Deferre (maire pendant 33 ans), Professeur Jean-François Mattei (Président de la Croix Rouge française), Marcel Ruffo (pédopsychiatre), Marcel Pagnol (écrivain), Henri Verneuil et Robert Guediguian (réalisateurs), Ariane Ascaride (actrice), Jean-Claude Izzo (écrivain), César (sculpteur), Titof et Patrick Bosso (humoristes), Akhenaton (chanteur groupe de rap IAM), Jean-Pierre Foucault (animateur TV), Jean-Pierre Papin, Zinédine Zidane, Franck Lebœuf, Eric Cantona (footballeurs), Jean Bouin (coureur du 1500 m.), Laure et Florent Manaudou, Frédéric Bousquet, Fabien Gilot, Camille Lacourt, Grégory Mallet (nageurs) sont les nombreuses personnalités rattachées à la ville de Marseille.

Son patrimoine culturel est également important : 2ème ville de France la plus filmée (plus de 110 tournages par an), 2ème place théâtrale après Paris, 17 musées, Rencontres du cinéma Sud-américain, Festi'femmes et Festival de Musiques sacrées (mars), Festival de Marseille de Danse et des Arts Multiples (juin), MARSATAC (musique électronique) (septembre), Fiesta des Suds (octobre), Festival de musiques baroques et classiques (novembre).


Marseille a été fondée vers 600 av.J.C. par des marins grecs originaires de Phocée, ce qui en fait la ville la plus ancienne de France. Carrefour de civilisations, son expérience de l'accueil de l'autre et d'ouverture au monde en fait un trait d'union naturel entre l'Europe et la Méditerranée, au cœur des enjeux du nouveau millénaire.

Premier port français, plate-forme logistique, centre tertiaire et destination touristique en plein essor, elle est également réputée pour son université, l'excellence de ses équipes médicales et de ses laboratoires de recherche, pour ses pôles de compétitivité et son industrie du multimédia.

Désignée capitale européenne de la culture pour 2013, Marseille-Provence propose tout au long de cette année plus de quatre cents événements artistiques auxquels s'ajoute l'ouverture au fort Saint-Jean du Mucem, le musée consacré aux civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

Une dynamique qui conduit la ville à se projeter vers le futur et à se porter candidate dans quatre ans au titre de capitale européenne du sport après avoir accueilli l'Euro de football 2016 dans son mythique Stade Vélodrome rénové.

Flottant entre le ciel et l'eau, à l'entrée du Vieux-Port de Marseille, un musée national, le Musée des civilisations d'Europe et de la Méditerranée a ouvert ses portes en juin dernier. Ouvert sur le large, ce bâtiment dentelé conçu par Rudy Riciotti dessine un horizon où les deux rives de la Méditerranée ont rendez-vous. Jamais aucun musée dans le monde n'avait été consacré aux cultures de la Méditerranée, pourtant si fertiles. C'est chose faite avec le MuCEM, inauguré au moment où Marseille était Capitale européenne de la culture.



Réalisé en partenariat avec l'Etat, la Ville de Marseille, le Conseil général des Bouches-du-Rhône et le Conseil régional Provence-Alpes-Côte-d'Azur, le MuCEM représente le premier véritable transfert d'un musée national dans une grande capitale régionale. Ses collections, composées de près d'un million d'œuvres et d'objets, seront intégralement transportées à Marseille. Le MuCEM, c'est la troisième vie d'un grand musée consacré à la société, dont les origines remontent à 1884, avec l'ouverture d'une « salle » de France au Musée d'Ethnographie du Trocadéro. Après avoir été, depuis 1937, le Musée des arts et traditions populaires à Paris, le MuCEM offre désormais un regard sur la Méditerranée, son histoire, ses sociétés et son patrimoine.

Le nouveau musée, bâti sur l'ancien môle portuaire J4 par l'architecte Rudy Ricciotti, constitue le cœur palpitant du MuCEM. Au rez-de-chaussée, une exposition permanente est dédiée à la présentation des étapes majeures de l'histoire des civilisations méditerranéennes. Au second étage, deux grandes expositions par an sont consacrées aux sociétés, aux villes, aux lieux ou aux hommes qui font la Méditerranée.

Les salles voûtées, abritées dans les entrailles de pierre du Fort Saint-Jean, du XIIe siècle, proposent également des galeries d'exposition sur les thèmes de la fête et des spectacles. Dans cet espace public, les visiteurs peuvent également déambuler dans un jardin méditerranéen suspendu sur les hauteurs du fort et s'émerveiller du magnifique panorama offert sur la mer.


Depuis 1903, la deuxième ville de France a fait partie de tous les grands anniversaires du Tour de France et le passage de la 100e édition dans la capitale européenne de la culture 2013 allait de soi. Marseille reste célèbre dans l'histoire de la Grande Boucle pour avoir vu en 1971 une échappée emmenée par Eddy Merckx, alors distancé au classement par Luis Ocana, arriver avec deux heures d'avance sur l'horaire prévu.

Par ailleurs, la ville accueille ou a accueilli de nombreuses courses cyclistes : le Grand Prix d'Ouverture-La Marseillaise, La Classique Haribo, le Tour Med, ainsi que Paris-Nice.  

Parmi les plus célèbres coureurs marseillais, on citera Marcel Tinazzi, boute-en-train du peloton et champion de France 1977, qui avait d'ailleurs ravi le maillot tricolore à un autre Phocéen, Guy Sibille. On ne peut oublier Louis Rostollan, vainqueur du Tour de Romandie 1961 et qui participa au Tour de France à huit reprises. On aura également une pensée amusée pour Roger Chaussabel, lanterne rouge du Tour 1956, et qui reste célèbre pour cette formule : « Je ne roule pas, je ne grimpe pas, je ne sprinte pas : je suis un coureur complet ! »

Enfin les amateurs d'insolite sauront qu'un passionné de cyclisme phocéen détient toujours un orteil de René Vietto conservé dans le formol ! Et ce n'est pas une galéjade...

De nombreux sites sont incontournables lorsque l'on se rend à Marseille :

* Le Vieux Port :

Installé dans la calanque du Lacydon, le site que repérèrent les Phocéens pour y installer le comptoir qui va devenir Massalia, puis Marseille. Cafés et restaurants agréables. Mairie du XVIIe siècle sur des plans de Pierre-Puget. Esplanade récemment aménagée pour les piétons à l'occasion de Marseille-Provence 2013. C'est sur le Vieux Port que se réunissent les poissonnières qui font partie du folklore.



* Notre-Dame de la Garde :

Surnommée la « Bonne Mère », cette basilique construite en 1862 par Esperandieu avec à son sommet une vierge dorée « la Bonne Mère qui veille sur le port et les marins ». Son parvis offre une vue extraordinaire sur la cité phocéenne. À l'intérieur, superbes mosaïques récemment restaurées et nombreux ex-votos.


* L'abbaye Saint-Victor (Monument Historique) :

Superbe église médiévale, l'une des plus anciennes de France. Sa crypte abrite de nombreux sarcophages. Elle fut à l'origine une puissante abbaye dirigée notamment par Jean Cassien, dont l'influence rayonna jusqu'à l'Espagne et l'Italie. Il ne reste aujourd'hui que l'abbatiale et les cryptes, où reposerait Saint-Lazare, le fondateur de l'église marseillaise. Tous les ans, à la Chandeleur, une procession est rendue à la Vierge, des cierges verts sont allumés et une première fournée de « navettes » (gâteaux en forme de bateaux) est produite.  


* Le Stade Vélodrome :

Théâtre des exploits de l'OM, champion d'Europe 1993. Construit en 1937, il accueillit des matches des Coupes du monde 1938 et 1998, ainsi que de l'Euro 1984. Modernisé à chaque grande compétition internationale, il est en pleine rénovation pour devenir un stade couvert de 67 000 places, qui sera livré en 2014.


* Le MUCEM :

Le Musée des civilisations d'Europe et de la Méditerranée est le fleuron de l'année MP 2013. Conçu par l'architecte Rudy Ruciotti, espace ouvert face à la mer sur un ancien quai du Port autonome, accolé au vieux Fort Saint-Jean, le MuCEM est le grand musée qui manquait à la deuxième ville de France.



* Le Silo, salle de spectacles avec vue sur mer…! :

Marseille a fait le choix de préserver son patrimoine industriel, pour le transformer en lieux de création, de production et de diffusion des pratiques culturelles et artistiques les plus novatrices. Ancien silo à grains, cet équipement a été labellisé « Patrimoine du XXème siècle ».


Deux volumes distincts caractérisent cet édifice gigantesque de 16 000m2": une partie salle de spectacles, dont l'aménagement a été confié à l'Architecte Roland Carta, et une partie des bureaux confié à Eric Castaldi, déjà architecte des Docks voisins. Une structure culturelle composée : d'une salle de spectacles, comparable à l'Olympia, équipée de 3 balcons, d'une capacité de 2000 places, d'un espace polyvalent de 520 m2, ancienne salle des mamelles, dédié à l'organisation d'expositions, de colloques, séminaires…

* Un monument historique privé ouvert au public: :

La Cité Radieuse, 280 blv Michelet, Marseille : ensemble résidentiel construit par Le Corbusier entre 1945 et 1952, surnommé la « Maison du fada » par les marseillais. Bâtie sous forme de barre sur pilotis, elle tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un « village vertical ».



Résultats de l'étape du jour :

Nix a réalisé ce contre-la-montre en 2h 46' 35" à une vitesse moyenne de 16,80 km/h.


Bisouuuus à tous
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Epinix Tour 2013

Message  victoria le Mer 28 Aoû - 21:59

Bonjour,


Aujourd'hui samedi 3 août, l'étape 13 va conduire notre ami Nix dans sa première étape pyrénéenne, de Perpignan au Col de Puymorens.

Cette étape, d'une longueur de 155,3 kms est une étape de moyenne montagne où Nix rencontrera tout de même 4 difficultés :


-    Km 41.8 - Col des Auzines (606 m)                                          11.8 km de montée à 4.0% - catégorie 3
-    Km 59.4 - Col de Roquejalère (991 m)                                      8.2 km de montée à 6.0% - catégorie 2
-    Km 112.4 - Col de la Perche (1 581 m)                                    23.4 km de montée à 4.1% - catégorie 1
-    Km 155.3 - Col de Puymorens (1 920 m)                                18.6 km de montée à 3.6% - catégorie 2

Je vous transmets l'analyse de Pierre-Manu :

"C’est aujourd’hui que l’on passe à la caisse. L’étape sera longue, très longue et n’aura de cesse de monter. À quelle heure finira la journée ? Toute fatigue qui aura été accumulée inutilement durant les deux premières semaines se paiera cash au voisinage d’Andorre".

Voici la carte du jour :


Le départ de cette étape est donc Perpignan.

Perpignan, ville de 117 419 habitants est la Préfecture des Pyrénées Orientales.

Son économie repose sur l'agroalimentaire, la métallurgie et les chocolateries (cémoi). Les spécialités de la ville sont : l'aïoli, le thon à la catalane, la bullinada (bouillabaisse), les boles de picolat (boulettes de viande hachée), l'escalivada (légumes grillés et marinés dans huile d'olive), les anchois ce Collioure,le  muscat.

Bruno et Hervé Alicarte (footballeurs professionnels), Etienne Arago (écrivain), Frédéric Bousquet (nageur français), Léon Comès (champion cycliste), Charlotte Julian (chanteuse et actrice), Augustin-Joseph de Mailly (maréchal de France), David Marty, Nicolas Mas, Jérôme Porical (rugbymans) sont les célébrités rattachées à la ville.

Les manifestations qui se déroulent à Perpignan sont : Guitare au Palais, les Jeudis de Perpignan, Festival de la voix, Festival de musique sacrée.

Perpignan la Catalane ou "Fidelissima Vila de Perpinyà" : c’est ainsi que se présente officiellement la ville. Ces dénominations font référence à son histoire, son identité, son patrimoine, mais elles sont aussi l’expression d’une réalité géographique et culturelle qui fait la richesse et la singularité de la ville.

La Catalane car Perpignan, capitale de la Catalogne française, du Xe au milieu du XVIIe siècle, avec quelques interruptions, fut un élément d’une principauté catalane ensuite liée au royaume d’Aragon. Quant au titre de "Fidelissima", il fut octroyé en 1474 par le roi d’Aragon-Comte de Barcelone, Jean II, pour commémorer la résistance des Perpignanais à l’annexion du Roussillon par Louis XI. Il est ajouté depuis lors aux armes de la ville.

"Grande petite ville" ou "petite grande ville", Perpignan est le centre d’une ancienne province, le Roussillon, organisée autour d’une plaine agricole.

Elle se situe dans un environnement privilégié: le littoral méditerranéen de roche et de plage d’une part, et les montagnes, dont l’imposant massif du Canigou (l’un des plus hauts sommets des Pyrénées françaises) d’autre part. Pays de lumière et de Tramontane, Perpignan bénéficie d’influences méditerranéennes avec environ 300 jours d’ensoleillement par an. Perpignan est la préfecture du département des Pyrénées Orientales, dont l'identité géographique et culturelle est naturellement tournée vers la Catalogne espagnole: une ville-pont entre Barcelone et les villes du Languedoc Roussillon.

Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une cité désormais imprenable et, pourtant, il ne reste à peu près rien de son œuvre car la municipalité de l'époque a décidé de les démolir au début XXe siècle, dans le but d'aérer le quartier central et de pouvoir étendre la ville sur la plaine du Roussillon.

Aujourd’hui il ne reste que le Castillet, le Palais des Rois de Majorque, des casernes, des souterrains ainsi qu'une partie des remparts épargnés, qui témoignent de l'époque de la grandeur de Perpignan et de ses installations militaires.

Perpignan fut longtemps une place forte; elle est cependant une ville frontière, un lieu de passage et de brassage de peuples. Elle est située sur la voie reliant le détroit de Gibraltar à la péninsule italienne, devenue la  "Via Domitia"  romaine dont aujourd’hui l’autoroute A9 perpétue le tracé.

Elle a été le théâtre d'invasions, de guerres, depuis le passage d’Hannibal, les déferlements des Vandales, des Wisigoths, des Arabes puis des Francs, les rivalités franco-catalanes, les guerres de succession d’Espagne, les guerres napoléoniennes, jusqu’à la seconde guerre mondiale. Mais elle a aussi été terre de refuge; elle rassemble ainsi depuis des siècles des populations aux cultures différentes: catalans roussillonnais ou d’origine espagnole, gitans sédentarisés, retraités originaires de toute l’Europe, pieds noirs depuis 1962, population immigrée portugaise, maghrébine ou d’ailleurs.

D’autre part, Perpignan est, depuis le haut Moyen Age, héritière de l’organisation, des institutions, de la culture et des valeurs urbaines de l’antiquité romaine, reprises par la principauté catalane.
Ancienne cité romaine de Ruscino, siège du Comté du Roussillon, elle est parmi les premières villes d’Europe à se voir octroyer en 1197, par le roi d’Aragon-Comte de Barcelone Pierre Ier, une Charte des Libertés Communales. Cela est encore visible dans les monuments civiques et civils de la ville: Loge des Marchands, Hôtel de Ville, Palais de la Députation, Palais des Corts. Enfin Perpignan devint la capitale continentale du "Royaume de Majorque" entre 1276 et 1344. Cette période d’apogée est à l’origine des éléments majeurs de son riche patrimoine.

Perpignan connaît son âge d’or avec le «Royaume de Majorque », de 1276 à 1344, période pendant laquelle la ville a été la capitale continentale d’un état méditerranéen et en partie insulaire. La ville royale se couvre alors d’une architecture et d’une décoration gothique, de collégiales; sa prospérité commerciale s’exporte dans tout le bassin méditerranéen. Capitale cosmopolite, Perpignan reçoit alors des artistes et devient le berceau littéraire de grands troubadours comme Pons d’Ortaffa, l’étape de voyageurs philosophes comme Ramon Llull, le foyer d’une école philosophique et religieuse juive importante. Les monuments majeurs de Perpignan témoignent de cette époque fastueuse : le Palais des Rois de Mallorca, la Cathédrale, le Campo Santo, l'Hôtel de Ville, les églises. C’est pour Perpignan une période clef qui fonde la fierté et l’indépendance de la ville. C’est aussi à cette période que sont rattachés certains des éléments les plus importants de la trame urbaine.

Après son incorporation dans le territoire français par le Traité des Pyrénées (1659), Perpignan a vu son statut de place forte et sa vocation militaire renforcée. C’est ainsi qu’après la Révolution, la plupart des monuments publics et surtout des possessions religieuses, ont été annexés par l’armée, ce qui a eu pour conséquence d’assurer plus ou moins leur intégrité mais aussi de les retrancher de l’espace vivant de la ville et de son développement.

Depuis 2001, la ville de Perpignan est labellisée Ville d’art et d’histoire, reconnaissant une richesse patrimoniale et historique à la ville. Ce label implique la mise en œuvre par le service "Mission du patrimoine"  d’une convention signée avec le Ministère de la Culture et de la Communication, visant à coordonner et impulser toutes les actions de mise en valeur du patrimoine.

Perpignan est devenue la capitale de la culture catalane pour l'année 2008. Cette reconnaissance a eu un impact important sur la ville et sur les Pyrénées-Orientales. Ce label a été mis en place au début de l’an 2000 par les recteurs des universités catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'année plus d'une soixantaine d'expositions couvrirent tous les champs de la création.

De nombreux monuments à Perpignan sont incontournables, et méritent le détour :

* Le Palais des Rois de Majorque, palais-forteresse du XIVe siècle, est entouré de jardins qui domine la ville et la plaine du Roussillon et la ville de Perpignan. On y aperçoit au loin les sommets enneigés du massif du Canigou. La citadelle fut développée par Louis XI, puis renforcée par Charles Quint et son fils Philippe. Il sera construit en 25 ans.
Organisé autour de trois cours de 60 mètres de côté, c'est un palais-forteresse de style gothique.



* Le Castillet et porte Notre-Dame, ancienne entrée des remparts (maintenant détruits), ancienne prison, aujourd’hui (petit) musée catalan des arts et traditions populaires (Casa Pairal).



* La Loge de Mer, ancienne juridiction commerciale et maritime (XVe siècle), édifiée dans le style gothique. Ce bel édifice, construit en 1397, remanié et agrandi au XVIe siècle, était le siège d'un véritable tribunal de commerce : le consulat de Mer, composé de deux consuls, de deux assesseurs et d'un juge d'appel. Cette juridiction arbitrait les contestations relatives au négoce maritime. Cette institution typiquement catalane ne se retrouve qu'à Barcelone, Valence et Palma de Majorque.



*La Cathédrale Saint-Jean Baptiste est un édifice construit entre 1324 et 1509. La cathédrale actuelle est du plus pur style gothique méridional :
large nef unique (80 mètres de longueur, 18 de large, 26 de hauteur) de sept travées s'ouvrant sur un transept et une vaste abside à sept pans.

* La façade occidentale ne semble pas avoir été achevée. Lors des restaurations des XIXe et XXe siècles, une fenêtre de style gothique percée dans la façade remplaça la grande baie rectangulaire que l'on peut voir sur d'anciennes cartes postales. Le porche, ainsi que l'actuelle tour de l'horloge, furent établis au XVIIIe siècle.

* Le Campo Santo  : attenant au côté sud de l'édifice, le Campo Santo (ou cloître Saint-Jean) était le cloître funéraire de la cathédrale. Il est d'ailleurs la plus ancienne construction de ce type subsistant en France. Sa construction débuta selon toute vraisemblance au tout début du XIVe siècle (voire fin XIIIe), et s'étala durant toute la première moitié du XIVe. Après la Révolution, des constructions parasites vinrent se greffer sur l'édifice, qui fut alors sévèrement endommagé. Il faudra attendre 1984 pour que la décision soit prise par le conseil général des Pyrénées Orientales de dégager l'emprise du cloître. La restauration s'acheva en 1991.

* Saint-Jean le Vieux est l' Eglise primitive de la ville. Le 16 mai 1025, Gaufred II comte du Roussillon et Béranger évêque d' Elne célèbrent la consécration de la nouvelle église dédiée à Saint-Jean-Baptiste.
En 1102, Gislabert II y institue la vie canoniale et en 1116, Arnau-Gaufred fait ériger un hôpital des pauvres (Saint-Jean) à l'Ouest du mur d'enceinte de l'église.
Dans la première moitié du XIIIème siècle, le bâtiment subit de nombreux travaux : le beau portail sculpté d'un Christ en majesté date de cette période.
L'église ne peut pas se visiter. On peut juste admirer son portail depuis le parvis attenant à la cathédrale.

* Le fort du Serrat d'En Vaquer, a été édifié à l'endroit même où s'est organisé le camp de l'union lors des conflits entre la France et l'Espagne en 1793. C'est là que le 17 juillet, les français repoussent, pour la première fois, l'armée espagnole.
Au total, les lieux recouvrent plus de 4 hectares tandis que le bâti compte une quarantaine de salles. Très beau panorama à 360° sur la Plaine du Roussillon.

Perpignan, c'est aussi la culture catalane.

Perpignan est devenue le 1er janvier 2008 la capitale de la culture catalane pour l'année 2008. Cette reconnaissance a eu un impact important sur la ville et sur les Pyrénées-Orientales.

Ce label a été mis en place au début de l’an 2000 par les recteurs des universités catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'année plus d'une soixantaine d'expositions couvrirent tous les champs de la création : du 12 janvier au 16 mars à la galerie.
"À cent mètres du centre du Monde", douze artistes nord-catalans déclinent leur vision du "Centre du Monde"  ; du 14 juin au 20 août, Jean Capdeville accrochera au couvent des Minimes ses 60 ans de peinture (1948-2008), mille ans après la déclaration de Pau i Treva de Déu (la trêve de Dieu promulguée à Toulouges, suspension de l’activité guerrière durant certaines périodes de l’année).
Parmi les temps forts, le 23 juin la ville fêtera Sant Joan Festa Major et la fête de tous les pays catalans…

Pendant toute l'année la culture catalane sera célébrée au sein des quatre cent spectacles, festivals ou manifestations qui seront proposées par les associations et les institutions diverses.

Après avoir traversé l'Ille sur Têt, notre ami Nix entamera l'ascension du col des Auzines, col de 3ème catégorie avec une altitude de 606 m.



Nix entame ensuite la descente vers Sournia, et au km 49, il démarre l'ascension du 2ème col de la journée, le col de Roque Jalère, col de catégorie 2 : 8,2 kms de montée à 6% environ.

Ce col ne semble pas trop difficile, à part un petit passage à 8% : alors ??? Col Jalère ou Col Galère ?.....


Nix entame en suivant la descente vers Prades.

Au kilomètre 99, après la traversée du village Fontpérouse,  notre ami Nix  démarre l'ascension du col de la Perche.

Le col de la Perche culminant à 1 581 m d'altitude est un col de montagne des Pyrénées, lieu de passage du Confluent vers la Cerdagne.

Le col de la Perche est d'abord cité sous le nom de port du Jardo ou col du Jardo. Ces noms sont une référence au torrent du Jardo qui prend sa source au col de la Perche.



Après avoir traversé Ur, puis Porta, une vingtaine de kilomètres plus loin, Nix s'apprête à franchir, au kilomètre 146 le dernier col de la journée, le Col du Puymorens.

Il s'agit d'un col de 2ème catégorie : 1920 m d'altitude, avec une montée de 18,6 kms à 3,6 %.

Le col de Puymorens est un col routier français qui permet de relier la haute vallée de l'Ariège et du Carol dans les Pyrénées Orientales. Il culmine à 1 920 mètres. Il relie les bassins de la Garonne et de l'Ebre.
Sur une longueur de 18,8 kms, avec un dénivellé de 670 m, la montée de ce col ne sera pas simple, surtout que c'est le 4ème de la journée Crying or Very sad .



Résultats de l'étape du jour :

Nix a parcouru cette étape de haute montagne en 11 h 59' à la vitesse moyenne de 12,96 km/h.


Bisouuus à tous
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victoria
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