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Les Cathares dans ma région

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Les Cathares dans ma région

Message  victoria le Sam 11 Fév - 11:32

Bonjour


Qu'est ce que le catharisme ? Le catharisme est une hérésie médiévale qui est apparue en Europe vers la fin du XIe siècle. Ce mouvement chrétien et dissident, a connu une très forte pénétration dans le sud de la France, en particulier sur les Terres du comte de Toulouse.

Combattu par l'Eglise et le roi de France, le catharisme a officiellement disparu au début du XIVe siècle.

Présentation de la pensée cathare, terminologie, chronologie, personnages-clés, ... autant de ressources qui vous permettront de mieux cerner et comprendre l'enjeu qui fut celui des cathares, sans oublier l'aspect purement politique et militaire qui a permis de rattacher définitivement le comté de Toulouse au royaume de France.

Une légende tenace affirme que la religion cathare naquit dans le Midi, entre l'Aude et l'Ariège. C'est faux. Les premiers Cathares (Manichéens) furent Agenais, du Haut-Agenais, précisément.

Adhémar de Chabannes, qui fut un des premiers historiens du catharisme écrit : «Les Manichéens apparurent en Aquitaine en 1018».

Or, les Manichéens sont les adeptes de Manès, théosophe iranien qui croyaient que seuls deux principes animaient le monde : le bien et le mal, Dieu et Diable.

Au début, les clercs de l'église catholique apostolique et romaine qualifièrent de Manichéens tous ceux qui ne pensaient pas comme eux. Tous les sectaires, tous les hérésiarques, «suppôts d'une hérésie» étaient de Manès. On affubla ces mêmes cathares de divers autres noms, tant on ne savait comment les qualifier. Ainsi, tour à tour, ils furent nommés Turlupins, Bougres, Albigeois, Patarins (parce qu'ils récitaient des paters), tisserands (parce que beaucoup d'entre eux pratiquant ce métier).

Pourtant, au début, ils portèrent le nom d'Agenais, Hérétiques Agenais, plus exactement, qui devient par facilité de langage «Agenais». Du reste, en 1014, tous les évêques du Sud Ouest, réunis en conclave à Charroux (Vienne) en appelèrent à la fois au roi et au pape pour «lutter contre les hérétiques qui souillent l'Agenais».


Carte des villes cathares

Ainsi donc l'hérésie cathare s'implanta-t-elle d'abord ici, entre Garonne et Lot, mais pour une étrange raison, notre département qui aurait pu tirer profit de ce riche passé (comme ont su le faire l'Aude et l'Ariège) laissa (il y a bien longtemps) filer le bébé.

Or, cette présence cathare en terre garonnaise ne fit pas que passer. Elle s'y fixa, s'y ancra solidement au point que si on la signale en 1010, en 1018, elle est encore présente en 1147, quand Saint-Bernard, qui sillonne la région, s'étonne qu'en Guyenne, c'est-à-dire dans le nord de notre département, «les basiliques soient sans fidèles, les fidèles sans prêtres, les prêtres sans honneur (ce qui, vraiment, n'est pas bien !) et il ne reste plus ici que quelques rares chrétiens sans Dieu !».

Mais les cathares en Agenais, il y en eut bien plus tard encore. En 1160, l'évêque d'Agen, «submergé par les hérétiques du diable» demande que l'on vienne l'aider pour combattre l'hérésie qui contrôle selon lui Gontaud-de-Nogaret, Gavaudun, Penne-d'Agenais, Fumel, Marmande, Casseneuil, Tonneins et Agen.


Château de Gontaud-de-Nogaret


Bastide de Gavaudun

L'appel de ce bon père (?) de l'église dut rester vain car ce n'est qu'en 1209, quarante-neuf ans plus tard, que la troupe pénètre en Agenais et dresse les premiers bûchers. 84 cathares seront brûlés vifs au lieu dit «Berlaïgues» qui pourrait signifier «près de l'eau» ou «vers l'eau», à Agen et que les historiens identifient comme étant l'actuelle esplanade du Gravier.

Ce premier et épouvantable bûcher ne fit pourtant pas reculer l'hérésie. Un an plus tard, en 1210, Arnaud de Ravinha, nouvel évêque d'Agen, demande à Simon de Montfort «de venir personnellement purger l'hérésie et s'affranchir de la suzeraineté du comte de Toulouse».


Venir en terre agenaise, c'était évidemment défier le roi d'Angleterre, Jean Sans Terre, puisque à cause d'Aliénor, notre région était devenue territoire anglais.

Or, c'est justement ce que souhaite le plus grand tueur des cathares qu'est Simon de Montfort : défier le roi d'Angleterre.


Il vient ici, attaque Tournon d'Agenais, le prend, puis vole vers (et prend !) Anthé, Masquières, Montcuq, mais il est stoppé à Penne-d'Agenais face au formidable château qu'a fait édifier Richard Coeur de Lion (le fils d'Aliénor d'Aquitaine).


Tournon d'Agenais

Outre que ce château, un peu comme Montségur, est construit sur un piton quasiment inaccessible, il est fort bien bâti et il dispose d'un puits très profond.

Derrière les murs du château, il y a une grosse centaine de cathares et 400 routiers, des soldats très durs au combat. Penne est commandé par un garçon très courageux : Hugues d'Alfaro. Il est marié à une fille naturelle de Raymond IV de Toulouse et il est évidement cathare.

Le 2 juin 1212, commence le siège de Penne. Trois semaines plus tard, les assiégés résistent toujours. Ça agace prodigieusement Simon de Montfort qui appelle à la rescousse son frère Guy.

Celui-ci vient mais se trompe. Il rase Penne-d'Albigeois, dans l'Aveyron croyant raser Penne-d'Agenais. Les Montfort ne sont pas à deux ou trois cents morts près ! Guy arrive enfin en Agenais, il attaque Penne. Sans succès.

Six semaines s'écoulent et les cathares ne se sont toujours pas rendus. Hugues d'Alfaro, sentant que la bagarre sera rude, propose à Montfort de laisser partir les femmes, les vieillards et les enfants. Dans un geste magnifique de charité chrétienne, Monfort refuse. Il veut qu'ils meurent tous.

Mais cet été-là, il fait très chaud. Terriblement chaud. Le puits s'assèche. Ce qui fera dire à Hugues d'Alfaro que lui et ses hommes auraient résisté jusqu'au jugement dernier si les eaux ne s'étaient pas taries et desséchées. Il capitulera le 25 juillet 1212. Montfort fera brûler vifs 72 hérétiques et une centaine de routiers seront passés par le fil des épées. «Pour la plus grande gloire de Jésus et de Dieu».

Après, Marmande résista deux jours et il y eut 120 brûlés vifs, puis 80 à Agen, 300 à Moissac.


Remparts à Marmande
Poste de guet sur les remparts

L'énumération est horrible.


Quelques jours après, le mercredi 16 mars 1244, du pied du pech de Montségur, une horrible fumée noire s'éleva et dessina dans le ciel de la chrétienté une ultime mais indélébile trace de honte. Quelques instants avant, plus de deux cent vingt cathares conduits au bûcher signaient la fin de la plus formidable et horrible des épopées médiévales. Là, dans le crépitement des brasiers, dont les flammes montaient au firmament ; là, face à cette île de roc qui passe du blanc au bleu ou au noir selon les humeurs du ciel ; là, entre les plaintes et les hurlements des martyrs, tout s'est arrêté et tout a commencé.


Pech de Monségur

Citadelle de Monségur

Tout s'est arrêté : le bûcher inquisitorial mettait fin à deux siècles d'hérésie. Tout commençait, surtout, puisque la légende s'emparait de l'horreur et traversait les siècles.

Les anciens nous ont transmis que leur parole était si forte qu'elle assemblait les montagnards, si belle qu'ils ne pouvaient douter que l'Esprit leur parlât par la bouche.» Et l'on croit toujours dans cette forte et rude terre occitane, que l'Esprit parlait ici le «vrai message». On le croit encore en Agenais. Les citadelles du vertige sont aussi ici, à Gavaudun ou à Penne, à Gontaud ou à Casseneuil. Car c'est ici qu'est né le catharisme.

Deux événements historiques majeurs vont accélérer le développement des bastides dans notre région : la croisade contre les cathares au début du XIIIème s. et les dissensions franco-anglaises qui débutèrent à la fin de ce siècle.

Raymond VII, puissant comte de Toulouse, est considéré comme l'initiateur de ce développement. A la mort de son père Raymond VI, il hérite de quelques fiefs en Agenais ainsi que d'un parti-pris pour la cause cathare. Mais après la terrible répression contre les Albigeois par les Croisés de Simon de Monfort et le traité de paix signé à Meaux en 1229, certaines places fortes du comte de Toulouse sont démantelées. Après cette lourde défaite, pour maintenir son pouvoir, il est obligé de s'appuyer sur des positions stratégiques qui désormais ne pourront plus être fortifiées. Raymond VII se servira donc de positions naturellement défensives pour y installer des villes ouvertes, les bastides, comme Puymirol, aînée des bastides lot-et-garonnaises.


Raymond VII

Sceau de Raymond VII

Le catharisme a quasiment chassé la chrétienté romaine.

Cela s'explique et du reste Saint-Bernard le dit et l'explique : «Les curés prêchaient en latin, dans une langue que le petit peuple ne comprenait pas.

A contrario, les parfaits cathares parlaient en occitan, une langue comprise de tous. En outre, les curés et autres clercs de l'église de Rome vivaient dans le luxe sinon dans la luxure («sans honneur» dit Saint Bernard) tandis que le petit peuple crevait de faim».

Or, les parfaits cathares eux aussi étaient très pauvres. Ils devaient même travailler (tisserands ou sabotiers) pour survivre. Bref, contrairement aux hommes de Rome, qu'ils qualifiaient «d'idolâtres de l'église de Rome», les cathares pratiquaient avec exigence les principes qu'ils demandaient aux autres de respecter.

En 1249, à la mort de Raymond VII, c'est Alphonse de Poitiers, frère de St Louis, qui prend possession du comté de Toulouse comme le stipulait le traité de Meaux. Cet administrateur avisé du Languedoc va être le véritable promoteur de l'expansion des bastides, une vingtaine au total jusqu'à sa mort en 1271. Ses deux principaux objectifs seront d'affirmer durablement l'autorité capétienne, dont la crise cathare avait révélé les limites dans le Sud-Ouest de la France, et d'établir une ligne de front contre les Anglais, installés depuis un siècle dans la moitié Ouest de l'Aquitaine.


A la mort d'Alphonse de Poitiers, les représentants de Philippe le Hardi (1270-1285) et de Philippe le Bel (1285-1314) poursuivent les fondations, imités à partir de la fin du XIIIème s. par Edouard Ier d'Angleterre (Miramont de Guyenne). Ainsi les bastides, en plus d'une vocation économique, vont acquérir une dimension militaire le long de la frontière franco-anglaise. Mais elles ne vont commencer à se fortifier qu'à partir du début du XIVème s., à l'exemple de Vianne qui a conservé ses murs d'enceinte, phénomène qui devait s'intensifier jusqu'en 1337 lorsque la guerre de Cent Ans débuta officiellement. Les désastres occasionnés par ce conflit, avec son cortège de disettes et d'épidémies, vont évidemment stopper la création de villes nouvelles et le climat d'insécurité induit, perturbant les échanges commerciaux, va faire disparaître les bastides économiquement faibles.


Bastide de Miramont

Ainsi, comme toute entreprise, les bastides vont tantôt prospérer, tantôt subir un contexte géopolitique instable. Elles demeurent le reflet de l'histoire de notre région puisque certaines de ces villes ont réussi comme chefs lieux voire même comme sous-préfecture de département. Leur diversité et leur superbe réhabilitation font de certaines bastides des sites incontournables du Lot-et-Garonne comme Monflanquin, Villeneuve/Lot, Villeréal, Vianne… alors que d'autres, comme Le Rayet, Lasserre, Montjoi… ont complètement ou partiellement disparu.


Bastide de Monflanquin

Monflanquin : la place

Bastide de Vianne

Tour de Vianne

Avant d'aller plus loin, je tiens tout particulièrement à vous parler du siège d'un petit village Lot et Garonais que je connais très bien, situé à 10 kms de Villeneuve/lot et 40 kms d'Agen, qui s'appelle Casseneuil.


1209 : le temps de l'Hérésie Cathare et premier siège de Casseneuil :

Casseneuil était alors l’un des plus importants foyers cathares de l’Agenais. C’est là que Hugues de Rovinha, frère de l’évêque d’Agen, Arnaud de Rovinha (ou Rovignan), menait la
résistance locale ! Après avoir renié son serment de fidélité à Simon de Montfort, il avait pris la tête de la résistance cathare, et donnait asile à Casseneuil, à tous les cathares qui le souhaitaient.

Casseneuil était alors une ville populeuse et une place forte de forme triangulaire, baignée d’un côté par le Lot, de l’autre par la Lède et au 3ème côté par un large fossé rempli d’eau.
Ceinte de hautes murailles de 15 pieds d’épaisseur, elle était défendue par 2 hautes tours avec pont-levis ; l’une au midi sur le fossé et l’autre au nord au confluent de la Lède et du Lot.



Remparts côté Lède
Vaillamment défendue par Seguin de Balencs, à la tête d’une armée de "bons chevaliers et de gascons aux pieds légers, habiles à lancer le javelot", elle résista aux Croisés de France chargés de combattre les hérétiques .......

Le Comte Gui, comte de Clermont et d’Auvergne, qui menait les Croisés, préféra une négociation et une reddition, à une prise par les armes.

Cette reddition fut faite moyennant finances, et fit l’objet de divisions chez les assaillants ! Mais, si les conditions en furent favorables aux " civils", les Cathares, eux, ne furent pas épargnés. Beaucoup d’hérétiques furent condamnés à être brûlés, et maintes belles hérétiques furent jetées au bûcher pour avoir refusé de se convertir.

Ce fut le premier bûcher de la Croisade contre les hérétiques.


1212….Soumission provisoire de Casseneuil lors de la nouvelle campagne contre les hérétiques, menée par l’évêque Arnaud de Rovignan… croisade durant laquelle les troupes croisées, menées par Simon de Montfort assiégèrent notamment Penne d’Agenais.

28 juin 1214 : second siège de la ville ! :

Après avoir repris Marmande, Simon de Montfort reprit la direction d'Agen avec l'intention d'assiéger Casseneuil.

28 juin 1214, les Croisès , menés par Simon de Montfort, arrivent à "Casseneuil, ville de l'Agenais, belle et très fortifiée. Casseneuil est retombée dans ses errements pour la 3ème fois ......

Pierre des Vaux la décrit ainsi : " elle était bâtie dans une plaine agréable, au pied d’une colline. Des cours d’eau l’entouraient dominés par des roches vives. C’était un des plus importants foyers d’hérésie et un des plus anciens…. Les habitants étaient, en majorité, hérétiques, voleurs et parjures, remplis d’iniquité et de toute espèce de péchés. Ils s’étaient déjà soumis à deux reprises à la chrétienté, et voilà qu’une troisième fois ils essayaient de résister à la chrétienté et à notre comte ".

Le siège dura sept semaines.

L’armée de Simon de Montfort s’installa tout d’abord sur le Pech Neyrat en attendant des renforts… Puis Simon de Montfort installa un 2ème un camp dans la plaine de Magiscat.
Il fit dresser des trébuchets ( ou catapultes) et fit battre sans répit les remparts de la ville, endommageant gravement remparts et maisons.



Les assiégés faisaient durer le siège, attendant le renfort de Jean Sans Terre… qui ne vint pas ! L’archevêque de Bordeaux et l’évêque de Périgueux lui ayant rappelé sa vassalité par rapport au Saint Siège, il ne put venir défendre les hérétiques.

Dès que Simon de Montfort jugea les murailles suffisamment ébranlées, il décida de donner l’assaut. Au moyen d'une tour roulante de 5 étages, ils franchit le fossé.
Les routiers ayant jugés bon de s’enfuir durant la nuit, les croisés rencontrèrent peu de résistance....Ils incendièrent la ville et passèrent au fil de l’épée toux ceux qu’ils pouvaient trouver.

Après quoi, Simon de Montfort fit démolir les murailles presque jusqu’au ras du sol.

Ainsi tomba Casseneuil après sept semaines de siège… c’était le 18 août 1214.


12 avril 1229 : lors du Traité de Paris-Meaux, Raymond VII, comte de Toulouse, vaincu, cède et accepte de faire "détruire entièrement les murs de la ville de Toulouse" et "j'en ferai de même de trente châteaux ou villes....."

Casseneuil fait partie de cette liste et ce qui en restait ou qui avait été reconstruit, fut de nouveau rasé ! Casseneuil n'est plus................

Mais la ville allait se relever, se reconstruire.....une ville à l'urbanisme inspiré du grand mouvement de l'époque, les Bastides. On vit apparaître un quadrillage bien précis des rues, construction d'une halle et de cornières notamment.



Si l'on s'en tient à la définition du catharisme que l'on peut la trouver dans un dictionnaire, une encyclopédie ou un dépliant touristique, on ne peut que s'étonner que l'on puisse encore y trouver un intérêt de nos jours, en dehors de l'histoire et de l'archéologie.

De la même manière, les millions de visiteurs qui se pressent chaque année dans le Pays Cathare viennent-ils seulement pour le soleil estival ?

Pourquoi un tel engouement... si engouement il y a ?

Comme tous les événements de l'histoire, le catharisme n'est pas figé dans sa compréhension. L'étude des multiples manières d'appréhender un sujet historique s'appelle l'historiographie, l'histoire de l'histoire. Celle du catharisme est particulièrement importante pour bien comprendre la diversité des points de vue auxquels on peut se raccrocher quant à la définition même du catharisme.

* "Les groupes humains produisent des représentations d'eux-mêmes qui ne reflètent pas un donné objectif mais ressortissent au champs de l'imaginaire social.... Il existe également une légende du catharisme intégrant constamment le passé dans le présent où elle se déploie."
Jean-Louis Biget "Mythographie du catharisme"
Historiographie du catharisme, cahiers de Fanjeaux, n° 14, 1979, page n° 271

Un exemple typique, la phrase attribuée à Arnaud Amaury lors du massacre de Béziers en 1209 : "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens", se serait écrié l'abbé de Cîteaux lorsque les assiégeants lui auraient demandés comment reconnaître les hérétiques des bons chrétiens.

Si il est impossible de connaître la réalité historique de cette phrase, il semble tout de même qu'elle ait fait son apparition seulement au XVIIe siècle2. A-t-elle réellement été prononcée ? Peu importe en définitive car elle traduit deux choses essentielles : la cruauté des guerres au moyen âge (mais une guerre n'a jamais été autre chose qu'un acte de barbarie...) et la vision que l'on avait de la Croisade albigeoise lorsque cette phrase a été attribué à Arnaud Amaury.



Château de Quéribus (Aude)

Le catharisme était alors considéré comme une secte dualiste, fort éloignée du christianisme. C'est d'ailleurs de cette vision que s'inspirent encore de nombreux dictionnaires...

Parcourir le Pays Cathare en voiture, à cheval ou en V.T.T. donne à chaque tournant une occasion de rêver. Escalader les pics escarpés sur lesquels se dressent des citadelles ruinées offre la sensation de se rapprocher du ciel. Cela permet aussi de retrouver un peu d'humilité à l'égard de nos ancêtres qui ont eu le courage de construire ces forteresses. Marcher dans les montagnes permet de découvrir des forêts et points d'eau qui ne manquent pas de vous conter leur histoire. Les légendes y sont ancrées et il ne faut guère plus qu'un peu d'imagination pour se sentir déconnecté du tracas quotidien de notre vie "moderne".


Château de Fenouillet

Château de Miglos

La beauté des paysages, la qualité de vie, voici un autre aspect des Terres Cathares dont on ne se lasse pas...

J'ai souvent la question de savoir pourquoi je m'intéresse aux cathares. Je n'ai pas de réponse à apporter et je n'en cherche aucunement. Comme un ornithologue ne peut s'empêcher d'apprécier les oiseaux qu'il étudie, je ne peux prétendre ne pas avoir de sensibilité envers les cathares.

Le catharisme était une religion chrétienne, fondée sur le Nouveau Testament. Son dogme était organisé autour d'une vision du Christ différente de celle de l'Église romaine. Le sens des Écritures évangéliques était, selon le catharisme, un appel d'éveil, un rappel à l'âme incarnée qui n'appartient pas à ce monde matériel.



Bisouuus à tous
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On a retrouvé les cathares !

Message  mesange le Sam 11 Fév - 20:20

On retrouve les cathares, toutes nos rubriques. Nous revoila en pays de connaissance.
Bon boulot victoria !
Gros bisous.
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Re: Les Cathares dans ma région

Message  victoria le Dim 12 Fév - 7:56

Merci ma Mesange, je suis contente de t'avoir apporté du plaisir en retrouvant ce post sur les Cathares.

T'inquiètes pas, j'en ferais d'autres Wink .


Bisouus à toi
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Re: Les Cathares dans ma région

Message  rahancinquante le Lun 11 Mar - 14:02

bonjour

et encore on ne savait pas a cette époque la qu ils allaient acheter le psg

rire

bisous





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les cathares dans ma région

Message  victoria le Mar 12 Mar - 7:32


Euhhh je dois être blonde ce matin, mais j'ai pas suivi le rapport avec le psg.....

Ahhh ben si, le Qatar Laughing

Que tu es sot Rahan ptdrrr





Bisouuuus
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LES CATHARES

Message  mesange le Mer 13 Mar - 15:31

Pas les cathares, victoria, le Qatar ! mdr
Bisous.
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les cathares dans ma région

Message  victoria le Jeu 14 Mar - 21:01



Ben oui c'est ce que j'ai dit non ?


"Ahhh ben si, le Qatar"


Bisous
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Re: Les Cathares dans ma région

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