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Balade dans le Lubéron

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Balade dans le Lubéron

Message  victoria le Sam 15 Sep - 8:59

Bonjour


Aujourd'hui, je vous emmène à la découverte du Lubéron, magnifique région provençale où vous allez pouvoir découvrir de nombreuses curiosités.

Préparez votre valise, n'oubliez pas vos chaussures de marche, c'est parti !! Very Happy .

Le Luberon est un massif montagneux français peu élevé qui s'étend d'est en ouest entre les Alpes-de-Haute-Provence et le département de Vaucluse.

Le massif mesure plus de 60 kilomètres de long pour une largeur de 5 kilomètres environ, et son point culminant est le Mourre Nègre, sommet arrondi qui s'élève à 1 125 mètres d'altitude, dans le Grand Luberon.

Son relief calcaire et son climat lui apportent une grande variété d'écosystèmes et l'ont toujours tenu relativement éloigné des grands événements de l'histoire, tout en étant la source d'une économie variée.

Le massif du Luberon est un massif des Préalpes situé dans le sud de la France, à cheval entre les départements de Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence (région Provence-Alpes-Côte d'Azur), à 70 kilomètres au nord de Marseille.

Il est limité par le Calavon et les monts de Vaucluse au nord et la Durance au sud.

Quatre villes se sont développées autour de lui : Apt au nord, Cavaillon à l'ouest, Pertuis au sud et Manosque à l'est.



Ce massif comprend plusieurs " montagnes" : le Grand Luberon et le Petit Luberon en sont les principales. Il existe également un Luberon oriental dont les hauteurs sont comprises entre 280 et 976 mètres, et qui correspond à la partie la plus à l'est du massif. Toutefois, de nombreuses cartes anciennes ou guides n'en font pas mention, ne parlant que du Grand et du Petit Luberon.

C'est la rivière de l'Aiguebrun traversant le massif du nord au sud qui sépare le Petit Luberon du Grand Luberon. Celle-ci a creusé une combe que l'on nomme la combe de Lourmarin.

Le Grand Luberon, où culmine le Mourre Nègre (1 125 mètres), est la partie principale du massif tant en taille qu'en longueur et largeur. Il est situé à l'est de la combe de Lourmarin, au sud de la sous-préfecture de Vaucluse Apt et des monts de Vaucluse, à l'ouest et au nord du lit de la Durance qui longe tout le massif d'est en ouest en partant de Manosque, descendant jusqu'à Pertuis et remontant jusqu'à Cavaillon.


Le Petit Luberon, quant à lui, correspond au triangle Cavaillon, Apt, Lourmarin, au sud de la vallée du Calavon qui le sépare des monts de Vaucluse. Ce triangle, situé dans la partie du massif à l'ouest de la combe de Lourmarin, commence à une hauteur de 110 mètres et culmine à une hauteur de 727 mètres.

Il possède un plateau sommital formé d’épais calcaires urgoniens (terrains du secondaire, crétacé inférieur). Sur le Petit Luberon, plusieurs carrières, comme celles d’Oppède ou des Taillades, recèlent, ou ont recelé, des blocs d’un calcaire blanc et pur.

La plaine qui l'entoure est principalement d'origine tertiaire (molasses calcaires et safres du Miocène) surtout au nord du massif et du Quaternaire (dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis) dès que l’on se rapproche du cours du Calavon ou de celui de la Durance.


Vue sur le Petit Lubéron

Dans la Région de Apt, entre Petit et Grand Luberon, nous trouverons du Bédoulien (Aptien inférieur), du Gargasien (Aptien moyen) correspondant à la réserve géologique de Gargas et de l'Albien qui forme la vallée d'ocres du Colorado provençal. Même si ces couches géologiques ne sont pas sur le massif du Luberon, beaucoup considèrent qu’elles font quand même partie des "sols du Luberon" , puisque localisées dans des communes dans le périmètre du parc.

Entre Bonnieux et Auribeau, une zone de Burdigalien composée de marnes, molasses et calcaires gréseux forme les célèbres falaises de Buoux et son fort.

C'est d'ailleurs non loin de Apt que nous logerons. Je vais d'ailleurs vous donner une petite description de cet hôtel, où l'on se sent comme chez soi.

Agréable hôtel situé à 3 km d'Apt, dans un écrin de verdure, avec piscine et offrant 13 chambres confortables. C'est ce que Christiane et ses filles ont voulu pour cet établissement : un lieu sans prétention, convivial, où l'on est accueilli comme en famille.


Cet hôtel situé à la lisière de la ville d'Apt, en Luberon, doit son nom au mot italien désignant un endroit agréable. Les chambres sont décorées par Magali, avec originalité et goût. Couleurs, arabesques, miroirs... Les murs sont le support de sa créativité. Estelle, plus discrète, vous servira au restaurant avec le sourire, tandis que Christiane, derrière les fourneaux, vous concoctera des recettes savoureuses entre Italie et région Lyonnaise, toutes deux chères à son coeur.

La piscine, les deux terrasses seront là pour vos moments de détente, tout en admirant les poissons du bassin d'agrément.


La terrasse

La salle à manger

Une petite mention pour la salle de restaurant et le bar où la laine, le tissu, le bois, le fer s'exposent à travers les créations de Magali (Sacs, bougeoirs, statuettes, décors...).

Pour la petite anecdote, je tiens à rajouter que Jean-Jacques Goldman et sa petite famille est venu se poser une semaine dans cet endroit super convivial, où la gentillesse et le sourire sont de rigueur.

Le Grand Lubéron est un anticlinal formé de plus de 600 mètres de calcaires plus ou moins marneux de l’Hauterivien - Crétacé. Ces calcaires sont plutôt tendres, ce qui confère au Luberon un relief plutôt arrondi.


Falaises au Sud du Grand Lubéron

Si de nos jours la montagne semble n'être parcourue que par des chasseurs ou des promeneurs, elle a fourni pendant des siècles des ressources importantes aux populations vivant à sa périphérie.

Ses forêts offraient une grande réserve de matières premières pour le bois de chauffage, surtout sous forme de charbon de bois (on peut encore voir des traces de meules des charbonniers) en un temps où le bois était le seul combustible pour le chauffage, la cuisine, la verrerie ou la poterie. Ses pierres calcaires, quant à elles, servaient pour la construction de maisons, de ponts ou de murs.


Cabane à voûte d'encorbellement, commune de Bonnieux

Le Luberon était aussi un lieu de pacage, principalement dans les prairies des crêtes et les plateaux, des ovins qui fournissaient viande et laine à la population.

De nombreux vestiges de l'époque médiévale témoignent de l'importance stratégique qu'avait alors le massif.

Le massif étant une barrière naturelle entre la région d'Aix-en-Provence - Pertuis et la vallée du Calavon, la combe de Lourmarin, entre Lourmarin et Apt, fut et reste l'un des seuls passages pour le traverser. C'est pourquoi elle fut fortifiée dès la haute Antiquité.

Depuis 1977, la montagne se trouve au cœur du parc naturel régional du Luberon.

Grâce à la présence de nombreux villages, châteaux et monuments historiques, elle attire en été de nombreux touristes amateurs d'espaces naturels et de visites culturelles. Les festivals s'y sont multipliés : les Taillades dans ses vieilles carrières, Gordes dans son théâtre en terrasse, Oppède, Robion ou encore Lacoste, qui fut un des lieux de résidence du marquis de Sade.

Les villages les plus connus du secteur du parc naturel régional du Luberon sont des villages perchés. Parmi eux, Ansouis, Gordes, Lourmarin, Ménerbes et Roussillon ont réussi à obtenir le label des plus Beaux Villages de France.


Lourmarin, entre le Petit et le Grand Lubéron

Le Luberon, c'est une région qui a su garder son authenticité, de forêts en villages de caractère. C'est aussi la terre d'accueil des artistes du monde entier, qui y posent leurs valises "pour un jour, pour toujours".

Le Luberon, c'est avant tout un massif à la végétation luxuriante, à la faune exceptionnelle, qui lui valent d'être Parc Naturel Régional, à découvrir au fil d'itinéraires et de circuits. C'est aussi une terre de vins, la patrie des "bories".

Visiter le Luberon, c'est s'arrêter à Gordes, Lourmarin, Ansouis ou Lacoste, c'est rester sans voix devant les falaises d'ocre à Roussilllon ou au du Colorado Provençal... Le Luberon, c'est aussi une terre des artistes où s'installèrent Albert Camus, Henri Bosco, Paul Signac, Louis Montagné, Camille Corot, Nicolas de Stael, François Nourrissier, et où résident aujourd'hui Jean Lacouture, Peter Mayle...


Lourmarin

La douceur et la lumière caractérisent le Luberon pays de châteaux, mais aussi de villages haut perché, hauts en couleurs avec des falaises d’ocre, d’or et de sang, haut en saveurs avec ses fruits confits.

Au sud, c'est le Petit Luberon, très varié dans son relief et sa végétation, c'est un site de falaises rocheuses et de combes sauvages où la faune trouve un biotope favorable. Au nord, c'est le Grand Luberon, vaste domaine recouvert de massifs de chênes, pins, érables, cèdres et autres essences naturelles ou plantées par l'homme.

Roussillon, posé face au Luberon, au pied des plateaux des Monts de Vaucluse, le village scintillant sous une lumière toute ocrée, est entouré de somptueux paysages. Il ne ressemble à aucun autre.

En parcourant ses ruelles et ses escaliers, en contemplant ses façades, souvent simples et naturellement belles, on admire le résultat du savoir faire plus que millénaire de ses habitants. Classé parmi les plus beaux villages de France, Roussillon clame sa singularité minérale par une étonnante palette de couleurs flamboyantes.



Ici l'homme a su spontanément se fondre dans la splendeur d'une nature généreuse.

Roussillon n'est pas un site historique, malgré son ancienneté. Ce n'est pas non plus un lieu chargé d'histoire, bien que plus d'un souvenir reste gravé dans son architecture.

C'est avant tout un lieu magique, où les combinaisons chargées d'oxydes éclatent en couleurs d'une infinie variété, sur le paysage alentour, sur les façades des maisons imbriquées, ou en trompe l'œil sur un portail, un mur.

Roussillon se visite calmement, car à chaque détour, l'œil accroche un détail propre à inciter au rêve.

Rousillon est un village qui ne ressemble à aucun autre.

Situé au coeur du plus important gisement d'ocre du monde, il dévoile à travers ses terres colorées et flamboyantes une originalité sans pareille.

L'Ocre demeure partout. Dans les paysages, qui laissent en mémoire un souvenir bien ancré, sur les murs des maisons, sur le sol et les sentiers, qui nous donnent l'impression d'être dans un univers tout à fait lointain. Un tel don de la nature, que l'on ne peut admirer sous toute sa forme en empruntant le Sentier des Ocres, aménagé spécialement pour les visiteurs à la recherches de sites grandioses qui en mettent plein la vue.



Pour l'histoire du pays et de sa particularité, on trouve près du village le Conservatoire des ocres et pigments appliqués, à l'ancienne usine Mathieu. Un village qui semble venir d'ailleurs tant sa forme et ses couleurs restent uniques, sans jamais se dégrader, même au fil des ans.


Mairie

Situé dans le Vaucluse, le village du Roussillon est imprégné d’une touche unique qu’il serait impossible de retrouver ailleurs.

L’ocre est partout. Les terres colorées de ce village lui rendent une originalité qui mérite d’être découverte. En empruntant le Sentier des Ocres, aménagé spécialement pour les visiteurs, on se retrouve comme plongé dans un autre univers. Un spectacle en relief remarquable et époustouflant au fil d'un canyon aux formes pittoresques et à la couleur caractéristique.



Dans le village, les maisons reflètent les sentiers et le dépaysement est garanti.

Au XVIIIe siècle, avec l'augmentation des besoins en fer mais aussi la diversification et modernisation des techniques de traitement des textiles (métiers à tisser) et besoin de teintures, l'exploitation de l'ocre sur Roussillon s'intensifie.

De très nombreuses carrières, dont certaines sont toujours visibles, entourent le bourg, mais aussi d'anciennes usines d'ocre (comme l'ancienne usine Mathieu maintenant reconvertie en Conservatoire). Ces carrières et usines étaient disséminées sur plusieurs communes.

En plus de Roussillon, on peut noter Villars, Gargas, Rustrel (et son Colorado provençal) et Gignac.

Non loin de là, je vous propose de vous faire découvrir Saint-Saturnin-les-Apt, charmant village qui se situe entre Roussillon et Rustrel, sur la route des Ocres, au nord du Luberon.



A 6 km d'Apt, il est accroché à un rocher que surplombe deux moulins à vent du XVII° et les vestiges d'un château médiéval. Les moulins et les ruines du château sont séparés par un barrage retenant un plan d'eau .


Saint Saturnin a conservé quelques vestiges de son riche passé : dans les ruelles, de très belles demeures anciennes, des porches sculptés, dans le quartier des remparts construits au XIII°, XIV° et XVI° subsiste le portail Ayguier.

Nous nous trouvons dans le Parc Naturel Régional du Luberon , l'environnement du village est resté protégé , l'agriculture y tient encore une grande place , ainsi que le tourisme .

Il fait super chaud, mais nous avons beaucoup de choses à visiter : les vestiges du château et sa chapelle XI°, moulins, remparts, portes et tours du XV° Prieuré St Pierre d'Agnane, l'ancienne maison templière de St Maurice, et enfin, le barrage et le plan d'eau au dessus du barrage.

Saint Saturnin les Apt est un gros "village" du Luberon adossé à un rocher sur lesquels deux moulins à vent du XVII° et les vestiges d'un château médiéval montent la garde.



Malgré les villas récentes qui entourent ce bourg agricole, Saint Saturnin est un village chargé d'histoire qui mérite que l'on s'y attarde un peu. Au gré des promenades dans les ruelles de son centre ville, on peut y découvrir de très belles demeures anciennes, des porches sculptés, des portes et encadrements de fenêtres délicatement ouvragés.

Dans le quartier des remparts vous découvrirez que sur les trois enceintes fortifiées construites au XIII°, XIV° et XVI°, il ne subsiste que le portail Ayguier.

L’exposition plein sud et la vue dominante qui nous est offerte du haut de son éperon rocheux (450 m), explique qu’au Xème siècle, un redoutable oppidum s’y dressait. Aujourd’hui il ne subsiste plus que les ruines des remparts qui nous mèneront du village jusqu’à la chapelle et au donjon du XIème siècle qui ont récemment été restaurés.

Une fois arrivés aux abords de la chapelle, point culminant de Saint Saturnin, nous pourrons profiter du paysage somptueux qui s’étend sur la chaîne du Luberon et la vallée du Calavon.

Cette chapelle fût le théâtre au XIXème siècle d’une affaire de miracle. L’affaire Rosette Tamisier secoua la région : il y avait en la chapelle un tableau qui se mettait à pleurer du sang en présence de la jeune fille. Cette histoire reste un mystère, le procès accusa Rosette de folie, le Vatican classa l’affaire dans les faux miracles, et le tableau disparut…..

En redescendant par les petites rues de Saint Saturnin, nous pourrons découvrir le riche passé du village, de magnifiques demeures anciennes ( maison Templière du XIIIème siècle), des porches sculptés ( le balcon aux Atlantes), de nombreuses fontaines et lavoirs et des portes anciennes finement ouvragées.

Saint Saturnin lès Apt (2156 habitants) est constitué de l´ancien bourg et de nombreux hameaux sur 7500 hectares, dont 4500 de forêt, ce qui en fait la commune la plus étendu du Pays d’Apt. C’est un village très vivant tout au long de l’année.

Situé à proximité de la Route des ocres, du Colorado Provençal de Rustrel, du village de Roussillon et de Gordes, tout est réuni pour faire de ce village le port d’attache d'un très agréable séjour dans le Luberon, au cœur de la Provence.

Pour comprendre à quoi servait l'ocre, comprendre toute cette histoire, je vous propose de vous emmener non loin de là, à Gargas, faire une petite visite dans les mines de Bruoux.

Les carrières d'Ocre de Bruoux sont une véritable cathédrale de couleur sculptée par les ocriers du Pays d'Apt.

Dans cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers environ 50 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé et se visite.

Par petits groupes, le guide va nous accompagner dans les galeries empruntes du travail des hommes qui commença, sur ce site en 1848, et s'arrêta peu après la seconde guerre mondiale. A l'extérieur du site, des panneaux didactiques illustrés racontent une page de l'histoire industrielle du Pays d'Apt.

En route pour un voyage "au centre de la terre" Wink .


Entrée dans la mine

En se penchant sur son passé ocrié qui a modelé les paysages, les mines de Gargas invitent à un saut dans le temps, dans l’antre de la terre, là où les ouvriers creusèrent à la pioche des galeries souterraines constituant un véritable labyrinthe de dizaines de kilomètres.

L’entrée des galeries, rappellent les portes des cathédrales par leur taille. Voyage au centre de la terre et de l’histoire locale, cette visite est autant instructive que surprenante. La fraîcheur intérieure, le faible éclairage, la couleur jaune foncée omniprésente de l’ocre et la dimension des galeries donnent la sensation d’être dans un roman de Jules Verne.

L'utilisation de l'ocre remonte au Paléolithique dans le pays d'Apt, mais c'est en 1785, à Roussillon, village voisin, que débute son exploitation avec Jean-Etienne Astier, premier fabricant d'ocre.

Et ce n'est qu'en 1848, que l'extraction de l'ocre aurait commencé à Gargas.

Les premiers moyens d'extraction utilisés n'étaient autre que des outils agricoles et artisanaux. De même, le transport, vers Marseille, se faisait de façon très rudimentaire dans des couffins à dos de mulets.


L'arrivée du chemin de fer en 1877 va bouleverser cette activité. L'ocre peut être envoyée à Marseille en grande quantité et de là, dans le monde entier. Le commerce s'accroît. Carrières, sites de lavage, usines fleurissent dans toute la région. Plusieurs sociétés se mettent en place, dont la SOF (Société des ocres de France) en 1901 qui réunit bourguignons et vauclusiens. La production augmente jusqu'aux années 1928-1929 avec 40 000 tonnes produites, dont plus de 90% à l'exportation.

La crise économique de 1929 n'épargne pas l'industrie ocrière. Peu à peu, les marchés étrangers se ferment.

En 1938, la production d'ocres a diminué de moitié. La seconde guerre mondiale lui sera fatale. Les carrières, les usines ferment...En 1971, la production n'est plus que de 1000 tonnes, et la SOF est au bord de la faillite quand elle est rachetée en 1974 par G. Guigou.

Aujourd'hui, ventes et exportations sont en croissance régulière avec 1300 tonnes annuelles. Les travailleurs de l'ocre sont toujours à Gargas.

L'ocre est principalement et, depuis toujours, un pigment, résistant et inaltérable, entrant dans la fabrication des peintures, badigeons et enduits. De par sa nature argileuse, elle était utilisée autrefois comme épaississant dans l'industrie du linoléum, des caoutchoucs, papiers, cartons...Cosmétiques, pharmacie, beaux-arts, produits alimentaires continuent aussi à employer de l'ocre.

Ces falaises colorées sont constituées d'une roche appelée sables ocreux, elle-même formée par deux constituants principaux : 10 à 20% d'ocre, mélange très fin d'une argile blanche (la kaolinite) et d'hydroxyde et oxyde de fer (goethite et hématite).



Selon la quantité de terre et de roches recouvrant le minerai, l'ocre était exploitée soit en galeries, soit à ciel ouvert.

A ciel ouvert, la couche "stérile" est enlevée avant d'atteindre la partie exploitable. Les fronts de taille peuvent faire 20m de haut et ce mode d'extraction a laissé des paysages spectaculaires. Les falaises d'ocre sont le résultat du travail conjugué des hommes et de la nature.

Si la couche de "stérile" est trop épaisse, la réalisation de galeries est plus rentable. Le contremaître détermine le lieu où commencera le travail. Le mineur d'avancement creuse devant la paroi une voûte soit en ogive, soit en plein cintre. Deux autres mineurs, un droitier et un gaucher, entament de chaque côté de cette voûte une cheminée très étroite. Ils creuseront l'équivalent de la longueur de leurs bras plus leur pioche.

Le bloc central ainsi isolé est détruit à l'explosif. Le travail d'avancement se poursuit à l'identique. Le minerai est transporté vers l'extérieur dans des wagonnets tirés par des mulets.

A partir de 1885, les galeries sont rectilignes. Elles peuvent atteindre 10 à 15 m de hauteur pour 3 m de large, sans étayage de par la compacité du minerai et sont séparées par des piliers de 6 m de côté.

Dans certaines carrières, les deux modes d'extraction se superposent, offrant des fronts de taille percés de souterrains. De nos jours, l'exploitation de l'ocre n'est autorisée que dans les carrières à ciel ouvert.

Les "Mines de Bruoux" sont la propriété de la commune de Gargas. L'Europe, la Région Provence Alpes Côte d'Azur, le département de Vaucluse, la Communauté de communes du Pays d'Apt et la commune de Gargas, ont financé les aménagements de ces anciennes galeries d'extraction de minerai ocreux afin de rendre ce site magnifique accessible au public, le coût total est de 1 526 900,00 euros HT.

Mais on ne va pas dans cette région sans effectuer une balade dans un lieu très spécial qui se nomme le Colorado Provençal.

Il s'agit là d'un site exceptionnel, en couleur, en relief et en flore.

Ce lieu exceptionnel se situe à Rustrel.

Rustrel est un petit village du Vaucluse, situé à 400 mètres d'altitude, au pied du plateau d'Albion dans le Parc Régional du Lubéron, se trouve à une dizaine de kilomètres d'Apt.

Le village de Rustrel est dominé par un beau château du XVII° qui a été restauré récemment. Rustrel produit un vin des côtes du Ventoux réputé !



Ses carrières d'ocre à ciel ouvert, pleinement exploitée autrefois, ont fait sa richesse et continue par le biais du tourisme avec celles du "Colorado Provençal". Ses sentiers en terre permettent de découvrir des falaises érodées comprenant plus de 30 teintes d'ocre, des cheminées de fée, etc. Elles datent du crétacé et sont composées principalement de sables ocreux, de sables blancs et de cuirasses ferrugineuses).



Ces endroits multicolores ont été façonnés par la main de l’homme, lors de l’époque de l’exploitation des carrières d’ocre, ils ont aussi été modifiés par le travail de l’érosion. L'exploitation et l'érosion naturelle ont façonné le paysage pour lui donner des apparences rappelant celui du Colorado. La ressemblance évidente avec Roussillon, distant d'une quinzaine de kilomètres, est due à la nature commune de leurs sols.



Ces anciennes exploitations et les vestiges qui s’y trouvent sont situés sur des terrains privés. On peut y pénétrer avec prudence…

Le Colorado Provençal est un site privé composé d’anciennes carrières d’ocre aux multiples couleurs. Ces lieux sont gérés par une association regroupant des propriétaires et des bénévoles, soucieux de préserver ce site historique.

Ce Colorado s'étend sur une superficie de 30 hectares, et propose aux randonneurs trois circuits. Ces circuits dont la durée varie entre 1 h 15 et 3 h, empruntent des sentiers sur des terrains privés, ainsi que des chemins ruraux et communaux.


De 1 km à 5,5 km sur des dénivelés allant de 10 à 150 m, le Colorado se prête à la balade ou à la randonnée.

Au fur et à mesure que l'on avance dans ce paysage aux multiples couleurs (plus de trente teintes d'ocre, du jaune pâle au rouge vif), les sentiers cheminent au milieu de falaises érodées, de forme parfois extraordinaires. C'est un véritable spectacle !!


Mais comment se sont formés ces ocres allez-vous me dire ?

Il y a 230 millions d'années, à l'ère secondaire, la Provence était recouverte par la mer. Les sédiments s'accumulent alors au fond des eaux et forment les calcaires blancs.

La mer s'approfondit vers 110 millions d'années. Les argiles grises recouvrent les calcaires. Puis, le bassin marin étant presque comblé, des sables colorés en vert par la glauconie (argile) vont se déposer au-dessus.

Vers 100 millions d'années, un bouleversement important se produit : une partie de la Provence se trouve hors de l'eau, avec un climat tropical humide, dont les pluies pénètrent en profondeur, et altèrent les sables verts émergés par infiltration.

Ceux-ci se transforment alors en sables ocres, puis en sable blanc avec cristallisation d'autres minéraux.

En surface, l'oxyde de fer se concentre jusqu'à 70%.

On retrouve donc, au fil de nos balades, d'étonnantes formes escarpées aux teintes de l'ocre, ainsi que des sentiers balisés, plus ou moins faciles à parcourir je dirais (surtout dans la forêt).



Attention cependant à ses chaussures et vêtements qui ne ressortiront pas indemnes de leur contact avec l'ocre Very Happy . Chacun des sentiers, affublé d'une couleur pour s'y retrouver, porte un nom en lien avec les formes que l'on y observera : ''cheminées de fée'', ''sahara'', ''rivière de sable''. Pour les randonneurs, le GR 6 traverse le site.



C'est vraiment le dépaysement assuré. C'est tellement vaste que l'on ne peut certainement pas tout voir en une seule fois, et je recommande d'y aller plutôt en début d'automne, il y fait moins chaud et les couleurs sont vraiment superbes !



J'y suis allée en plein mois d'août, et avec une température de 38°, je peux vous assurer que j'ai transpiré Laughing .

J'espère que vous apprécierez autant cette super balade autant que moi Very Happy . A bientôt Wink .



Bisous à tous









Dernière édition par victoria le Jeu 11 Oct - 20:14, édité 27 fois
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BALADE DANS LE LUBERON

Message  mesange le Dim 16 Sep - 17:26

Waouh ! j'attends la suite avec impatience, je connais un peu.

Bisous.
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Balade dans le Lubéron

Message  victoria le Dim 16 Sep - 22:04



Loool ma Mesange, je suis en train d'y travailler, et je pense que tu vas te régaler Laughing

Les autres aussi j'espère Wink .


Bisouuus ma belle
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BALLADE DANS LE LUBERON

Message  mesange le Mer 3 Oct - 17:07

C'est super, Victoria, cette ballade, et ces incroyables photos. Merci de nous faire découvrir ce Colorado provençal. Comme toujours j'attends la suite.
Eh oui toujours vorace.
Bisous !
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le lubéron

Message  cloe38 le Mer 3 Oct - 19:13

cette région est vraiment belle, j'ai appris beaucoup de choses en lisant ton article, les photos sont magnifiques, merci ma vic

cloe38

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Re: Balade dans le Lubéron

Message  victoria le Sam 6 Oct - 8:37


Merci les filles pour vos commentaires.

La découverte de ce Colorado Provençal est un véritable enchantement, et dépaysement. On se croirait dans un autre monde Very Happy .

J'ai aussi moi-même appris beaucoup de choses. C'est en tout cas une balade à faire, j'y reviendrais sûrement.



Bisouuuuuuus mes amies
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Re: Balade dans le Lubéron

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